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Murmures et réminiscences
Présence des arts : «Clin d'œil» de Boutheïna Zargouni à la galerie Blel
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 04 - 2012

Boutheïna Zargouni a jeté l'ancre dans le monde de la peinture depuis sept ans, un art qui l'a toujours interpellée… Un passage au centre culturel d'El Menzah VI, puis un tour dans un atelier et voilà notre peintre prête à refaire le monde avec son pinceau… Pourtant, cette artiste est gestionnaire de formation…
Mais peut-on résister à l'appel de la passion?… Quand on aime, on fait des concessions. Ainsi Boutheïna Zargouni est allée jusqu'au bout de ses rêves les plus fous… Quatre expositions à son actif… Un jour elle s'est décidée à partager l'objet de son amour, ses œuvres, ses créations, ses impressions, sa vision de la Tunisie profonde avec tous les férus de peinture… Toujours à «l'affût» des moindres évolutions de la peinture dans le monde…
Boutheïna Zargouni s'est lancée dans la quête de la perfection technique… «On a beau avoir un don», nous dit-elle, «il faut maîtriser la technique pour faire de la peinture».
Et de continuer : «Mon pinceau est intimement lié à la modernité mais ceci ne m'empêche pas de plonger dans l'authenticité».
Van Gogh, Picasso, Miro et j'en oublie la font rêver… Elle adore les peintres expressionnistes… Elle est à la recherche du mouvement, de la touche vivante pour mieux se saisir d'une scène, d'un geste, d'un paysage ou même d'une symphonie globale… qui sent bon… qui sent la joie de vivre. La peinture à l'huile est comme un film en 3D. Elle donne l'impression que chaque tableau vit… Chaque touche paraît vivante et proche du regard. Boutheïna se saisit de la perception et fait de chaque tableau une grande aventure où couleurs, visages, paysages… se confondent et nous invitent à une danse voluptueuse… Impressionniste jusqu'au bout des doigts, notre peintre promène sa plume à travers les coins les plus captivants de la Tunisie dans le dessein de saisir un geste, un sourire, un paysage ou de s'égarer dans une ruelle mystérieuse pour faire vivre ces voyages à tout jamais. A la galerie Blel, ce petit, mais ô combien lumineux espace où elle expose jusqu'au 21 avril, vous êtes d'emblée attirés par les couleurs chatoyantes des tableaux. Il se dégage un bel optimisme qui balaye d'un trait tout mal-être… Puis vous plongez corps et âme, sans résister, heureux même, dans une Tunisie aimante, authentique, vraie traditionnelle, mais comme l'affirme Boutheina Zargouni «rehaussé par une touche de modernité…». Par une technique des plus actuelles, le peintre a fait revivre des scènes rares et aguichantes, témoins de l'identité de la Tunisie… Voilà «ma Tunisie», affirme le peintre… telle quelle, belle, authentique, lumineuse, majestueuse et éclatante de modernité…
Sur les murs de la galerie Blel, vous pouvez rencontrer Oum El Khir, une potière, ou Halima, ou encore des cavaliers en route vers la conquête d'on ne sait quels cieux. Ou peut-être vont-ils se désalterer dans une oasis, ou s'imprégner des «lumières de Nefta». Et puis soudain, vous vous retrouvez au milieu des souks. Ils vous murmurent leurs histoires les plus secrètes. En réalité, toute l'exposition de Boutheina Zargouni est une confidence. Sa plume a conquis les gestes, les expressions les plus subtiles qui se confient à chaque regard… Les yeux se laissent séduire par un Sidi Bou Saïd éclatant, tel un soleil brillant de toutes ses forces, illuminant ainsi toute la galerie et caressant la joue d'une brise fraîche tout en nous projetant dans «le tourbillon» de mille couleurs joyeuses. Les rêves de Boutheina Zargouni sont là, impassibles, fluides, tel un mouvement suspendu dans le temps. Ces rêves racontent l'histoire de notre pays. Et on l'aime. Alors, on est séduit par ce hammam (bain maure) peuplé de femmes aux courbes parfaites… On tombe amoureux de cette Tunisie souriante et parfois même intrigante à travers le visage d'un vieil homme, qui, lorsqu'on s'en approche, on l'entend presque nous murmurer à l'oreille son histoire. Boutheina Zargouni a plongé son pinceau dans la terre, dans le ciel, dans la mer, dans la foule… dans la vie même. Une vie qu'elle a captée sans la perturber, doucement, tendrement… en la dorlotant, pour lui ouvrir, enfin, les portes de l'éternité. Réminiscences, réminiscences engendrées par la modernité. Les yeux absorbés par le présent, notre peintre a noyé son pinceau dans une Tunisie moderne, pour partir à la conquête de la Tunisie d'hier, de cette identité qu'on cherche à préserver et dont les passionnés de peinture sont fiers, fiers de sa luminosité, de ses fluctuations, de sa générosité. «Quand je peins un tableau, nous confie Boutheina Zargouni, je le vis en moi, totalement. C'est mon enfant, mais à la fin, j'ai toujours un sentiment d'insatisfaction». C'est ainsi que les peintres cherchent toujours à aller plus loin. Et à vouloir toujours, sans relâche, sous l'emprise d'une imagination infiniment grande, toucher ou effleurer, au moins, la perfection tant désirée.


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