Vigilance météorologique : plusieurs régions sous le niveau orange    Mercato : Nader Ghandri signe en Libye avec Asswehly SC    Affaire du jardin d'enfants : le ministère appelle à préserver l'anonymat de la victime    La Chine ouvre grand ses marchés aux exportations africaines dès mai 2026    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    Décès de Ferid Ben Tanfous : la Tunisie perd un bâtisseur historique du secteur bancaire    Nabeul-Hammamet : un réseau de drogues démantelé par la police    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    En vidéo : Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et ouvre les inscriptions    Faut-il priver nos jeunes des réseaux sociaux?    Le drame occulté des Tunisiens morts "pour la France" durant la Première Guerre mondiale    Ramadan 2026 : horaires des pharmacies en Tunisie    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Hyundai Tunisie organise la troisième édition de l'initiative solidaire 'Couffin du Ramadan'    Météo en Tunisie : temps partiellement nuageux sur l'ensemble du pays    Logement social : quand pourra-t-on s'inscrire au programme «Location-Vente» ?    Tunisie en liesse à Dubaï : nos héros paralympiques enchaînent l'or et l'argent    La Douane tunisienne lance un nouveau système d'information d'ici fin 2026    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    La pratique enseignante pour l'éducation scientifique et le paradoxe de «l'innovation sans changement»    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Offre Saint-Valentin: 40 % de réduction sur vos vols nouvelair    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Météo Tunisie : vents violents jusqu'à 100 km/h et pluies orageuses    Du donnant-donnant en milieu académique: entre coopération éthique et dérive clientéliste    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Sous la surface: un voyage dans les abysses, royaume de la pression    La Galerie Saladin propose l'exposition Les 12 Art'pôtres de Carthage    Les taekwondoistes tunisiens dominent le classement de la Coupe arabe juniors avec 8 médailles    Décès du Dr Badri Mimouna après une répétition théâtrale    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Vers une réforme de l'enseignement
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 09 - 2012


Par Taoufik ELIAS *
La rentrée scolaire et universitaire de cette année doit s'accompagner d'une réflexion sérieuse et d'une évaluation de tous les paliers de la formation, depuis l'école primaire jusqu'à l'université. Notre niveau d'enseignement est sujet à caution. La formation pèche par un manque de rigueur qui se répercute sur les résultats des élèves et, partant, des étudiants. Le résultat du Bac sans les 25% auraient été catastrophiques. Face à cette réalité, il est nécessaire de s'interroger sur les causes et les facteurs qui freinent la qualité de notre enseignement.
Commençons par l'école primaire qui a connu une série de réformes dont notamment les compétences de base. Un véritable fiasco car on n'applique pas une méthode calquée de toutes pièces sur une réalité anglo-saxonne. Un budget énorme gaspillé dans une expérience qui, d'emblée, ne correspond nullement au profil de nos classes surchargées et d'une infrastructure qui laisse à désirer. On ne peut demander à un enseignant de pratiquer une pédagogie différenciée et des méthodes d'avant-garde dans des écoles qui souffrent d'un manque flagrant du juste nécessaire (des robinets et des toilettes en bon état, des murs et des façades qui ont besoin d'être retapés, blanchis et réparés). L'école doit être désormais l'affaire de la commune. Elle est un centre névralgique du savoir. Il ne suffit pas de favoriser une salle de classe et un maître pour espérer améliorer le niveau des élèves. Il est nécessaire que le travail de l'enseignant soit secondé par des travailleurs sociaux et des psychologues qui accompagnent les jeunes dans leur cursus scolaire. Les enfants, dès leur bas âge, apprendront à assumer la responsabilité des affaires de l'école, d'où l'objectif fondamental de les impliquer et de les responsabiliser. Cette initiation se poursuivra plus tard et préparera le jeune à ses rôles d'adulte citoyen, responsable et conscient de son rôle dans la cité.
Par ailleurs, le déplacement des jeunes occasionne des retards répétitifs et des absences qui, de toute évidence, ont un impact sur leur formation. A ce propos, une révision du temps scolaire propre à chaque commune pourrait apporter une solution à ce problème. La délégation régionale doit trouver toute seule les solutions spécifiques aux institutions scolaires de la région. Une décentralisation relative ne pourrait que faciliter le travail et donner plus d'efficacité à la bonne marche des études. Dans le même ordre d'idées, le bus scolaire est une urgence dans les régions déshéritées.
Pour ce qui est des programmes scolaires, jusqu'à quand va-t-on continuer à privilégier une tête bien pleine à une tête bien faite ? Il est aberrant de voir un élève ayant des difficultés d'écriture consacrer son temps à apprendre par cœur des inepties. Ne serait-il pas judicieux de consacrer plus de temps à pallier cette difficulté qui va l'accompagner tout au long de sa scolarité et même quand il sera adulte ? A ce propos, la réduction du nombre des livres scolaires va, sans doute, décongestionner les programmes et favoriser un apprentissage de base de l'expression orale et écrite. Aussi doit-on chercher, très tôt, à motiver les jeunes à la lecture car c'est à ce stade que se développe cette passion.
La récitation, la dictée et l'autodictée, le calcul mental et l'écriture ainsi que le jeu théâtral sont des exercices de premier plan. Leur efficacité est prouvée. Ainsi se développent la mémorisation, la locution et l'expression, tous susceptibles de préparer l'élève au palier du collège.
Le passage de l'école au collège doit obligatoirement s'accompagner d'un examen national (le retour à l'examen de la 6e année) qui va départager les élèves, ceux dont les compétences discursives et communicationnelles sont attestées et ceux qui ont des difficultés à ce niveau mais qui sont, en contrepartie, plus portés sur les activités manuelles.
L'orientation pourrait démarrer à ce palier vers un collège général ou un collège professionnel. L'entrée au lycée est sanctionnée par un examen national qui confirmera les acquis des uns et des autres. Certains poursuivront leurs études dans un lycée général, les autres intégreront un lycée professionnel, compte tenu de leurs compétences.
Après une première année de tronc commun, les élèves des lycées d'enseignement général et professionnel choisiront leur orientation. Les options doivent désormais occuper une grande place. L'élève pourrait choisir trois options aussi variées que possible afin de l'initier à des activités qui ne concernent pas directement sa section mais qui pourraient lui ouvrir de nouveaux horizons à l'université.
Quant aux élèves des collèges professionnels, ils peuvent poursuivre leurs études dans un lycée professionnel ou intégrer le monde du travail avec un CAP.
A l'université, la réforme doit toucher le système LMD qui ne semble pas donner beaucoup de satisfaction. Le retour à la maîtrise permettra de consolider les acquis et éviter un arrêt des études qui ne répond pas aux attentes des professionnels.
Ces différents dossiers méritent qu'on s'y attarde. Le débat est ouvert pour assurer à notre enseignement plus d'efficacité et une meilleure qualité.
* (Conseiller en IOSU)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.