Remaniement partiel dans le Corps des gouverneurs    Météo : Quel temps fera-t-il ce week-end ?    EnaZeda : Le mouvement qui désire sensibiliser et lever les tabous sur le Harcèlement sexuel en Tunisie (vidéos)    Ligue des Champions d'Afrique : le nouveau calendrier    En photos : Hend Sabri, sublime au festival international du film du Caire    Lotfi Bouchnak ministre de la Culture ?    Le projet du budget de l'Etat 2020 est une bombe à retardement    En vidéo : Inauguration du nouveau magasin Parfois Azur City    Tunisie- Baisse des infractions liées à l'usage des voitures administratives    Tunisie: Mandat de dépôt contre un douanier dans une affaire de vol de marchandises saisies    L'iPhone 11 disponible à partir du 22 Novembre chez Orange Tunisie    Zar : le ministère de l'Agriculture ne m'intéresse pas    La Tunisie n'a pas confiance en ses femmes ?    Programme TV du vendredi 22 novembre    Après le CA, un compte curant pour aider l'ESS    Tunisie: Contrôle des voitures administratives : Les infractions ont baissé à 3,47% pour les 10 mois de 2019    Le projet EBNI ambitionne de réinsérer près de 200 jeunes sortants de prison dans le vie sociale et professionnelle    En photos : Conçue à partir de bouteilles plastiques, la robe de Dorra Zarrouk fait sensation…    Ne lisez pas cet article si vous aimez porter des collants chair…    Tunisie: Arrestation d'un individu recherché par Interpol dans un triple meurtre en France    Pourquoi dit-on toujours ‘'7achek'', même quand on parle de poissons ?    Mohamed Habib Jemli se concerte avec Néji Beghouri Président du Syndicat national des journalistes tunisiens    Challenge INNOVACT by UBCI : Les gagnants de la 2ème édition    Lindex Tunisie ouvre un 2ème magasin à Azur City    Super Coupe d'Afrique : L'Espérance ST affrontera le Zamalek à Doha le 14 février    Le derby reporté pour le mois de janvier    La Super Coupe de Tunisie de Basket-ball se déroulera, pour la 1ère fois, à Paris    Projet EBNI pour la réinsertion sociale et professionnelle de 200 jeunes sortants de prison    Majoul aux partis : éloignez vous de l'Economie    La marque tunisienne SKILA Tendance soie fait-main ouvre une succursale à Paris    Une professeure de TP harcelée depuis la visite de Kais Saied à l'ESAK    Employeurs, savez-vous que l'augmentation des salaires protège contre les maladies cardiovasculaires?    MODELE DE L'UNION AFRICAINE : Quand la jeunesse africaine s'unit à travers une initiative tuniso-tunisienne    Ouverture de Mall of Sousse, le plus grand centre commercial de Tunisie    KFW: Signature de huit accords de financement    Ligue des champions : le stade de Radès accueillera le choc ESS-Al Ahly    L'association Shanti marque sa présence aux Dunes Electroniques 2019 (vidéo)    MG propose à ses clients un magasin au cœur du désert aux Dunes Electroniques 2019    Tunisie – La Ligue 1 reprend ses droits ce week-end    Libye: Des troupes de Haftar annoncent avoir abattu un drone italien    La Tunisie élue membre du conseil exécutif de l'UNESCO    Les causes du décès de Feu Adam Boulifa selon le rapport du médecin légiste et l'avocate de la famille    La Poste tunisienne édite un timbre poste commun sur “Al-Quds capitale de la Palestine”    Journées des arts de la marionnette de Carthage : Date limite des demandes d'accréditation-presse    En Italie, les sangliers luttent contre le trafic de cocaïne    Le Consulat général de Tunisie organise une réception en l'honneur de la communauté tunisienne à Istanbul    Le mot « Zbeul » figure désormais dans l'abécédaire des Gilets jaunes en France    La Tunisie réaffirme son soutien à la juste cause palestinienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Hiwar ou la volonté de dialogue
Présence des arts - Galerie le Violon Bleu
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 05 - 2010

Khédija Hamdi consacre la plupart de son temps à l'art contemporain. Elle en enseigne l'histoire à l'Ecole des beaux-arts de Sfax, poursuit un cycle de recherche à la Sorbonne, et travaille comme consultante pour un fonds allemand s'intéressant à l'art contemporain arabe : le Fonds Nadhour.
Ce qui l'amène à beaucoup voyager pour découvrir de nouveaux artistes, visiter leurs ateliers, voir leurs œuvres dans les foires internationales, suivre leur parcours, et les proposer à cette collection Nadhour.
Et ce qui l'a amenée, de fil en aiguille, de la biennale de Venise à la Fiac à Paris, d'Art Dubaï à la biennale de Marrakech, et du Caire à Helsinki à sélectionner un ensemble d'artistes arabes qu'elle a souhaité inviter à exposer ensemble sur le thème de… dialogue (hiwar), bien sûr.
«Chaque fois que je me rends dans un atelier, car je ne choisis jamais les œuvres sur catalogue, mais de visu, je parle beaucoup avec l'artiste pour essayer d'analyser son travail, et mieux le défendre.
De ces longues conversations est née l'idée d'inviter ces artistes internationaux à une exposition collective à laquelle participeront, bien sûr, des artistes tunisiens».
Khédija Hamdi, dont la galerie Ikoo est trop petite pour cette rencontre, a donc investi la galerie que gère sa mère — dans la famille, c'est une vocation — pour cette rencontre.
«A l'ère de la communication globale, certains dialogues ont été brisés. Est-ce à cause de la différence de nos récits, de nos souffrances, ou de nos propos? Comment pourrions-nous restituer cette fissure? Cette exposition intitulée Hiwar n'est pas là pour tenter de rétablir le dialogue des cultures, mais pour essayer de libérer le mot de sa carapace, et dire qu'il s'agit d'une fissure, et non d'une cassure.
L'événement rassemble des artistes de diverses origines — Egypte, Irak et Tunisie — et les invite à développer un dialogue par la voie de différents médiums, peinture, photos, vidéos, installations et performances».
Adel Abidin est irakien, et vit à Helsinki, Nadia Kaâbi est tunisienne et vit en Allemagne, Mohamed Allam et Moataz Nasr viennent d'Egypte, Sama Alshaïbi et Dena Al Adeeb sont irakiennes et vivent à Londres, Dora Dhouib et Meryem Bouderbala sont tunisiennes et vivent entre la Tunisie et la France.
«Je viens de chemins qui se sont croisés sur d'autres territoires : aucun ne m'appartient, aucun ne m'attend», écrit Meryem Bouderbala. Peut-être que ce dialogue que leur propose Khédija Hamdi, demain, samedi 22 mai au Violon Bleu, leur offrira-t-il de nouveaux territoires?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.