Gouvernement : Elyes Fakhfakh entame son bras de fer avec Ennahdha    Tunisie – Dette extérieure : Le système serait-t-il déjà dans un état avancé d'insolvabilité ?    ENNAKL automobile renouvelle sa confiance à Ooredoo    TUNISAIR : Le plan de sauvetage d'Anouar Maarouf    Le Courant populaire met en garde contre l'effondrement des institutions de l'Etat    Mechichi : grace au S17 on a su protégé des millions de citoyens    Les «softs skils» à l'université pour améliorer l'employabilité des diplômés    Club Africain : Mohamed Ali Boughdiri, l'unique candidat à la présidence    Tunisie: Lobna Jribi: Le gouvernement était déja au courant de la situation difficile du pays lorsqu'il avait pris le pouvoir    Tunisie: Slim Azzabi: Le rétablissement de l'économie sera plus long que prévu    La Tunisie ambitionne de conclure un nouveau programme de financement avec le FMI    Tunisie : Dates limites de dépôt des déclarations d'impôt    Loi sur l'économie sociale et solidaire : Quelles garanties pour le bon fonctionnement ?    Transition énergétique : Projets pilotes au profit de 7 communes pour obtenir le label « ACTE »    Tunisie- Bac 2020 : Examens des matières principales ‘Arabe','Maths' et ‘Gestion' du lundi 13 juillet    Djerba au patrimoine mondial : La commission technique lance une large opération participative    Ridha Tlili: A quoi servent les politiques culturelles?    Les eaux usées asphyxient toujours Tazarka et Haouaria, sans que cela n'interpelle les autorités    Tunisie : Arrêt des travaux au Stade Olympique de Sousse    Tounes Clean-Up organise une grande journée de nettoyage le 26 juillet, dans toute la Tunisie    La fille de Nelson Mandela, Zindzi, meurt à 59 ans    Revues d'effectifs : Le ST et le CSS se neutralisent (1-1)        Mercato : David Silva proche d'un club qatari    Karaté | 13 karatekas en stage au Cap-bon : Cap sur Hammamet    4 fins possibles au Fakhfakh Gate    La démarche de retrait de confiance visant le Président du Parlement Rached Ghannouchi entamée ce lundi pourra-t-elle porter ses fruits ?    Météo : temps chaud    Tunisie : Une nouvelle guérison au centre covid-19 à Monastir    Les centres covid-19 à Kasserine évacués par décision du gouvernorat    Usage illicite des voitures administratives :Les ministères de l'Agriculture et de l'Equipement enregistrent les taux les plus élevés d'infractions liées à l'usage des voitures administratives    Suspicion de conflit d'intérêt : Valis disculpe Fakhfakh dans l'"Appel d'offres international 32/2019″    Tunisie : La manifestation "les soirées de Hammamet" se déroulera du 25 juillet au 22 août avec 350 spectateurs par spectacle    Tunisie: Quatre blocs parlementaires entament les procédures de retrait de confiance à Rached Ghannouchi    Manifestation « Les Soirées de Hammamet » : 350 spectateurs autorisés par spectacle    Appel au respect des droits d'auteur    Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Concernant l'annonce officielle de la Présidence de la République de la création de la « cité médicale » de Kairouan.    Methnani approché par Al Ismaily    A Idleb, les déplacés syriens craignent le pire    Les musulmans de Bosnie pleurent leurs morts    «Depuis quand les Nègres sont des artistes ! ?»    Hichem Ben Ammar peut-il quitter le vaisseau?    Libye: Haftar pose des conditions pour lever le blocus des ports et champs pétroliers    Foot-Europe: le programme du jour    La Russie bloquera-t-elle à nouveau cette assistance vitale ?    Un avertissement sans frais à Netanyahou    Algérie : Interdiction de circulation automobile entre 29 wilayas    469 nouveaux cas en Algérie en 24 heures    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Hiwar" brode les maux des mots
Publié dans TAP le 24 - 05 - 2010

TUNIS, 24 Mai 2010 (TAP)- "Hiwar" ou "Dialogue" tel est le thème de l'exposition collective organisée à la galerie "Le violon bleu", sur la colline de Sidi Bou Said, du 22 mai au 15 juin 2010.
Passionnée d'art contemporain, Khédija Hamdi, commissaire de l'exposition a voulu réunir des artistes arabes de trois pays, (Tunisie, Egypte et Irak) autour d'oeuvres de peinture, photos, vidéos, installations et performances, pour livrer des récits, sensations, révélations, et autant de questionnements sur des maux que les mots ne parviennent pas parfois à faire comprendre pour libérer "le dialogue", dans toutes ses formes, aussi simples que complexes.
Cette exposition, fruit de rencontres d'artistes croisés lors de ses différents déplacements ici et ailleurs, oeuvre à les faire parler, chacun sur son support et selon son propre regard.
Certaines œuvres ont ce pouvoir magique de figer celui qui regarde. L'installation vidéo "Ping-pong" de Adel Abidin (Irak) invite tout simplement à lire entre les lignes de son œuvre : match entre deux joueurs qui se déroule non pas autour d'un filet mais d'un corps féminin allongé sur la table de jeu.
Dans cette trame de bruit et de fureur, est couchée une femme nue, fragile et effrayée qui ressemblerait à une ville, belle et souffrante, "tout comme Bagdad".
D'origine irakienne, Sama Alshaibi et Dena Al-Adeeb, sont présentes avec trois tryptiques « Bagdadi Mem » et crient, dans leurs photos, et à un travers un dialogue corporel entre deux femmes enveloppées de noir, à la révolte et à la liberté.
Plutôt personnelle, la vidéo de l'artiste égyptien Moatez Nasr « Fadher and Son » -qui semble moins attractive à première vue-, intimide.
Bien que l'enregistrement du dialogue entre l'artiste et son père, soit très intime, il est le symbole de cette quête de la réconciliation et des ponts de rapprochement et de compréhension au sein de la famille.
Le dialogue entre les couples est quant à lui, au coeur de l'installation de Mohamed Allam, Egyptien lui aussi, et qui dans « une conversation très privée » sur le Nil au Caire, porte son regard sur la culture des jeunes couples qui peuplent les bords du Nil.
Dans une empreinte à partir de cire et d'encre de chine sur papier,illustrée d'un texte sur le mur, la tunisienne Nadia Kaabi Linke expose sa peinture « Rue Abderrahman Ben Mami », dont l'idée serait de transmettre des confessions de la médina de Tunis.
Et ce sont les murs qui « deviennent les écrins de nos secrets ».
L'œuvre créée à partir d'un tube en néon blanc de Dora Dhouib est quant à elle une traduction littérale d'une expression traditionnelle tunisienne utilisée pour éloigner le mauvais oeil. "Five and Thursday on you" serait-elle une manière de dire que la traduction peut servir à réduire l'incompréhension de l'autre et à susciter sa curiosité pour le connaître, en dépit des différences de langue, de culture et de croyance.
Par son installation "Topos", Meriam Bouderbala (Tunisie) brode avec des fils, des récits complexes et des chemins qui n'appartiennent à personne. Le brouillage et la confusion de son œuvre renvoient à des repères qui informent, précisent ou suggèrent des pistes de réflexion pour découvrir et explorer l'essence des choses, et pourquoi pas entraîner celui qui regarde à voir autrement ce qu'il croyait connaître.
Utilisant la réalité extérieure comme point de départ, les oeuvres sont là pour dire tout simplement que l'identité des personnages, le sens des scènes, la raison d'être du décor vous invitent à apprendre à lire ce qu'un dictionnaire ou un manuel vous donne comme première réponse.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.