«Ben Cherifia se bonifie avec le haut niveau» Contre la Suisse, demain (18h15) au stade olympique de Sousse,ce sera l'occasion pour faire le point en procédant à une nouvelle large revue d'effectif Blessés vendredi dernier aux entraînements avec leurs clubs respectifs, Tarriya Simferopol (Ukraine) et Hertha Berlin (Allemagne), Anis Boussaïdi et Anis Ben Hatira ont dû déclarer forfait. Les derniers arrivés au quartier général du team national ont pour noms Jamel Saïhi, le demi de Montpellier aligné dimanche soir pour le nul (1-1) contre le Paris-Saint Germain, avec un carton jaune pris à la 68e minute à la clé, et le tandem d'Al Koweïti S.C., Chadi Hammami et Issam Jomaâ, engagés hier après-midi en quart de finale de la Coupe du Prince héritier du Koweït devant Al Arabi. «Ces deux joueurs tirent leur épingle du jeu. Ils sont de tous les bons coups aussi bien en championnat local qu'en Coupe de la confédération asiatique (AFC) que Nadi Al Koweïti a remportée il y a deux semaines. Touchons du bois!», confie le sélectionneur national, Sami Trabelsi, qui ne peut rester insensible aux statistiques flatteuses. Avec six buts, Jomaâ est meilleur buteur du championnat, ex æquo avec son coéquipier Abdelhadi Khamis, en plus de deux réalisations en coupe du Prince héritier, et 5 autres en coupe de l'AFC. De son côté, Hammami, un demi défensif ou relayeur, a déjà inscrit trois buts en L1 professionnelle du Koweït. Rayon blessés, il n'y a pas d'inquiétude à se faire concernant le gardien de but Aymen Mathlouthi, touché contre le Club Sportif d'Hammami-Lif, et remplacé par Ben Ayoub, samedi dernier. «Rien de vraiment méchant; tout juste un petit bobo au menton», assure le coach national qui laisse la porte ouverte pour ce qui est de la hiérarchie au poste de keeper. «D'ici à la CAN, nous allons disputer trois ou quatre matches, qui vont permettre de déterminer cette hiérarchie entre quatre candidats : Mathlouthi, Ben Mustapha, Ben Cherifia et Ziad Jebali. Il n'y a pas de titulaire immuable», observe Trabelsi, qui ne tarit pas d'éloges sur le portier de l'Espérance de Tunis dès l'évocation de son ascension fulgurante : «Le bonhomme en est à sa deuxième Ligue africaine des champions, il s'est forgé un caractère. Il est, de surcroît, très discipliné et grand bosseur infatigable. Il ne faut pas aussi perdre de vue le contexte dans lequel il évolue, le palier supérieur l'aide à extérioriser son talent», analyse Sami Trabelsi. Les places vont être chères pour la CAN 2013. Y compris pour les deux joueurs rappelés dans la liste contre la Suisse. «Bilel El Ifa présente l'avantage de pouvoir évoluer aussi bien à l'axe défensif qu'au côté droit. Demain, il n'est pas évident que ce soit lui qui relèvera Boussaïdi sur ce flanc-là; il y a également Rami Bedoui, Chadi Hammami... qui peuvent y évoluer. Quant à Maher Haddad, il possède des qualités techniques énormes qu'il doit néanmoins mettre au service de la collectivité», analyse Trabelsi. «D'ailleurs, ces deux joueurs appartenant au cru local ont pu bénéficier le week-end dernier des effets positifs de la reprise du championnat», ajoute-t-il. Au vu du nombre de buts inscrits, du rythme proposé, des matches la plupart du temps serrés, je crois que la reprise a été réussie. Dans la nouvelle formule adoptée, je m'attends à une première phase très disputée où il n'y aura pas que l'Espérance de Tunis. L'ESS, le CSS, le CA, le CAB, le ST et l'ASM ont, eux aussi, leur mot à dire». «Polémique stérile» Répondant à l'éternelle interrogation du sparring-partner européen, alors que l'équipe prépare un rendez-vous africain, Sami Trabelsi dit «ne pas comprendre pareille polémique surtout qu'une nation de grande valeur comme la Suisse propose de venir jouer ici. C'est l'assurance d'un rythme élevé, d'un rival de qualité, d'une attitude sérieuse et professionnelle sans gros risque de nous poser un lapin à la dernière minute, chose qui était arrivée à l'Algérie suite à un faux-bond du Cameroun», relève Sami Trabelsi. Notons, enfin, que le Ghana vient de proposer de rencontrer la Tunisie en janvier 2013, quelques jours avant la CAN. Affaire à suivre.