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Vers la régénération du centre-gauche
Coalition PR, Nida Tounès et El Massar
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 01 - 2013

Un accord est intervenu entre ces trois partis pour présenter un candidat unique à la prochaine élection présidentielle
Et si le centre-gauche se réorganisait sur la place politique ? La question mérite d'être posée. Les derniers développements l'autorisent.
Dimanche dernier, le comité central du Parti républicain a pris une décision capitale. Il a adopté le projet d'édification d'une coalition politique et électorale des forces démocratiques modérées englobant le PR, Nida Tounès et El Massar. Le comité central a prôné la coordination politique avec le Front populaire, ainsi qu'avec toutes les forces progressistes. Le but de ce repositionnement consiste, selon M. Issam Chebbi, à «favoriser un climat démocratique pour les prochaines élections et garantir la réussite de la transition».
Il faut dire que le Parti républicain revient de loin. Du moins aux yeux des observateurs avertis. Courtisé ces dernières semaines par le mouvement Ennahdha, on lui a proposé des portefeuilles ministériels consistants dans le nouveau gouvernement escompté sous peu.
Avant-hier, le porte-parole officiel d'Al Joumhouri, Issam Chebbi, a déclaré que le mouvement Ennahdha a proposé à Ahmed Nejib Chebbi le poste de ministre des Affaires étrangères. Maya Jeribi, elle, s'est vu proposer un poste ministériel à sa guise. Un fauteuil ministériel «technique» a été suggéré à Elyes Jouini, membre du parti. Issam Chebbi a ajouté que le poste de ministre de la Justice était également négociable mais Al-Joumhouri a rejeté toutes les propositions d'Ennahdha.
Avant-hier également, Mouldi Riahi, chef de file des constituants d'Ettakatol, a critiqué Ennahdha pour avoir fait ces propositions au Parti républicain. A l'en croire, les nahdhaouis ont assuré leurs alliés d'Ettakatol que les ministères de souveraineté sont une ligne rouge !
En fait, en courtisant Al-Joumhouri, Ennahdha veut faire d'une pierre deux coups. En premier lieu, pallier les déficiences caractérisées de ses principaux alliés sociaux-démocrates dans la Troïka gouvernante. Le CPR et Ettakatol sont désormais l'ombre de ce qu'ils étaient à l'issue des élections de la Constituante du 23 octobre 2011. Pis, ils menacent périodiquement de quitter la coalition gouvernementale et de faire cavalier seul.
En second lieu, Ennahdha voudrait bien empêcher l'alliance annoncée entre le Parti républicain et Nida Tounès. Une alliance à même de renforcer le rôle de Nida Tounès en tant que sérieux challenger dans les prochaines élections.
Jusqu'ici, le flou plane encore sur les velléités électoralistes de l'alliance tripartite brandie par le Parti républicain. Pour Nida Tounès, il faut s'en tenir aux annonces de principe en attendant la vraie configuration des élections. En d'autres termes, quel régime électoral, quelles modalités de candidature, quels types d'élections ?
Toujours est-il qu'un accord est déjà intervenu entre ces trois partis pour présenter un candidat unique à la prochaine élection présidentielle. Nida Tounès se positionne en fin manœuvrier, lui aussi. Et le Parti républicain semble conscient de son statut de chiffre difficile, voire décisif, de l'équation politique.
D'ailleurs, une rencontre importante a réuni, samedi dernier, les dirigeants de Nida Tounès et du Parti républicain. Objectif annoncé des concertations: «baliser le terrain pour le lancement de l'Union Pour la Tunisie» aux dires des dirigeants de Nida Tounès. La rencontre a réuni les principaux dirigeants des deux formations : Béji Caïd Essebsi, Lazhar Karoui Chebbi, Mohsen Marzouk, Rafaâ Ben Achour, Ridha Belhaj et Mondher Belhaj Ali de Nida Tounès ; Ahmed Néjib Chebbi, Maya Jribi, Yassine Brahim et Saïd Aïdi du Parti républicain.
Lors de cette rencontre, tenue dans les locaux du PR moyennant forte escorte sécuritaire, on a tenu à aplanir les différends qui envenimaient les relations entre les deux formations ces dernières semaines. Elle sera suivie, dit-on, de réunions tripartites, la semaine prochaine, entre Nida Tounès, le Parti républicain et Al-Massar. Lesdites concertations seront élargies aux cinq partis ayant déjà convenu de former l'Union Pour la Tunisie, à savoir : Nida Tounès, le Parti républicain, Al-Massar, le Parti du travail patriotique démocratique et le Parti socialiste.
Tout porte à croire que la tendance centriste avec un léger décalage à gauche semble bien partie dans une dynamique porteuse. L'exemple de la Troïka à ses débuts a administré la preuve par trois que les coalitions bien soudées ont de fortes chances de s'imposer sur l'échiquier politique et électoral. L'opposition veut en administrer la preuve par cinq.


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