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Un appui à l'initiative privée
Développement de la micro-entreprise
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 06 - 2013

Un soutien financier de l'Etat sous forme de crédits et de subventions au profit des jeunes diplômés qui souhaitent monter leur micro-entreprise ou un projet d'artisanat
Le Fonds national de promotion de l'artisanat et des petits métiers (Fonapra) a prévu dans le cadre du budget de cette année de financer près de 4.800 projets pour un coût de l'ordre de 80 MD
Les jeunes promoteurs diplômés de l'enseignement supérieur ou de la formation professionnelle peuvent monter leur micro-entreprise en bénéficiant des aides fournies par l'Etat. Une micro-entreprise ou un projet d'artisanat ne requiert pas, en principe, un investissement lourd ni le recrutement de nombreux employés. Pourtant, ce type d'entreprise ouvre de nouveaux horizons pour les jeunes qui peuvent s'intégrer dans la vie active et apprendre les différents aspects des affaires. Au fil du temps, le promoteur peut effectuer une extension et augmenter le capital pour passer à un palier plus important en accédant au statut d'entreprise moyenne. Les secteurs du commerce, de l'industrie, des services et de l'artisanat offrent plusieurs opportunités pour la création de ces micro-entreprises.
D'ailleurs, le Fonds national de promotion de l'artisanat et des petits métiers (Fonapra) a prévu dans le cadre du budget de cette année de financer près de 4.800 projets pour un coût de l'ordre de 80 MD dont un montant de l'ordre de 20 MD remboursables. Les jeunes font face souvent à un problème d'autofinancement quand ils veulent monter leur premier projet qui fait l'objet, bien entendu, d'une étude approfondie pour évaluer la rentabilité et la faisabilité. L'aide de l'Etat est donc importante dans ce sens, surtout si le projet est rentable et a des chances de réussir. De son côté, le Fonds chargé de l'emploi a alloué une enveloppe de 45 MD en vue de fournir tout au long de cette année 90 mille micro-financements.
Connaissances techniques et commerciales
L'Etat prend en charge un montant qui lui sera restitué par le promoteur — entre 32 et 36% de la valeur del'investissment — après avoir remboursé 60% du coût du projet. Une subvention de 6% calculée sur la base de la valeur du projet est également octroyée aux bénéficiaires. Tous ces avantages visent à stimuler l'initiative privée et à encourager les jeunes à compter sur leurs propres moyens pour développer un micro-projet dans leur quartier ou leur région.
En plus du financement, le promoteur a besoin d'une assistance et d'un accompagnement pendant une certaine période dans le cadre d'une session de formation dans le management et la gestion des projets.Certains jeunes ont déjà bénéficié d'une première expérience dans une entreprise, ce qui leur a permis d'avoir des connaissances techniques et commerciales dans la gestion des projets. C'est une garantie certaine pour lancer le micro-projet dans des conditions favorables avec plus de chances de succès. L'expérience a montré aussi que même les jeunes sans expérience et sans préparation préalable à la vie active ont pu monter leurs projets et réussir. La volonté de relever les défis et de résoudre les problèmes qui se dressent est un atout pour le promoteur.
L'emploi des jeunes constitue aujourd'hui le défi que l'Etat est appelé à relever d'autant plus que le nombre des chômeurs a connu un accoissement sensible au cours de ces derniers mois suite aux licenciements décidés par certaines entreprises tunisiennes ou étrangères sans compter le flux annuel des diplômés de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle, tous secteurs et spécialités confondus. Les solutions qui se présentent — à savoir le recrutement dans la fonction publique et dans le secteur privé et l'envoi à l'étranger — sont de plus en plus limitées. La fonction publique n'est plus en mesure d'absorber les nombreux diplômés et les entreprises situées dans les pays partenaires exigent des conditions rigoureuses pour le recrutement comme l'expérience de trois ans au moins, la connaissance de la langue anglaise et d'autres compétences que le jeune diplômé ne possède pas.
L'initiative privée s'avère donc la voie indiquée pour absorber ces milliers de diplômés dont certains sont au chômage depuis plus de trois ans. L'aide de l'Etat doit être accompagnée par une volonté de la part de ces futurs promoteurs en acceptant de commencer par le lancement de micro-entreprises qui peuvent se développer et s'agrandir au fil des ans. Encore faut-il opter pour le secteur le plus rentable en pensant à la maîtrise du coût de la production et à la commercialisation des produits ou des services à large échelle pour garantir des recettes substantielles.


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