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Le rêve du 50-50
Les femmes candidates aux élections
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 02 - 2014

La LET voudrait inscrire la parité pour les têtes de liste dans la nouvelle loi électorale
La Ligue des électrices tunisiennes (LET) a organisé un séminaire sur le thème des femmes tunisiennes face aux défis des prochaines élections. Le sujet a été traité d'un point de vue jurisprudentiel. Les magistrats du Tribunal administratif, qui contrôlait le processus électoral en 2011, ont été invités à présenter leurs recommandations. «Nous voulons donner la vision du praticien du droit électoral et mettre en exergue les handicaps et les difficultés rencontrés lors du contrôle des élections», explique Anwar Mnasri, membre de la LET et commissaire d'Etat au Tribunal administratif.
Cette initiative encourage donc les magistrats à donner leur point de vue sur le droit électoral, d'autant plus qu'il n'y a pas de contrôle de la constitutionnalité, car une instance provisoire sera instaurée après l'adoption de la loi électorale. «On donne notre vision en tant que magistrats, praticiens de la loi électorale pour que les prochaines élections soient plus transparentes, plus indépendantes», ajoute le même Anwar Mnasri.
Lors de ce séminaire, l'accent a été mis sur la représentativité des femmes. Aux dernières élections, le pourcentage de femmes élues à l'ANC a atteint 30,14%, ce qui est considéré comme encourageant. «La présence des femmes est devenue une culture au sein de la société civile, on souhaiterait l'ancrer pour avoir plus de représentativité». L'article 46 de la nouvelle Constitution stipule que l'Etat œuvre à réaliser la parité entre femme et homme dans les assemblées élues. «C'est donc un article opposable à toute loi, qui concerne les élections». Basma Soudani, présidente de la Ligue des électrices tunisiennes, appelle à inscrire la parité pour les têtes de liste dans la nouvelle loi électorale.
Vulgarisation des lois
Lors du séminaire, les intervenants ont évoqué les problèmes rencontrés lors de la précédente campagne électorale. Chouikha Boussakya, présidente de la chambre de première instance au Tribunal administratif, a rappelé qu'il n'y a pas eu de contentieux concernant la campagne. «On a traité plusieurs affaires au Tribunal administratif concernant les listes des candidats, les résultats, l'inscription des électeurs, mais pour la campagne, tout s'est arrêté au niveau de l'Isie, c'est-à-dire qu'il n'y aurait pas eu de recours. Ceci n'est pas bon signe, on n'imagine pas que la campagne était irréprochable». Boussakya estime qu'il s'agit en réalité d'un problème de vulgarisation des textes qui s'appliquent à la campagne. En effet, plusieurs arrêtés ont été promulgués à la dernière minute, les intervenants dans le processus électoral n'auraient pas eu suffisamment de temps pour les assimiler.
La multiplication des acteurs, à savoir la Haica, l'Isie, la Cour des comptes et toutes les associations actives dans le domaine électoral, ainsi que le manque de coordination, semblent être un autre problème rencontré lors de la campagne.
Pour surmonter cela, il faudrait promulguer le plus tôt possible le texte qui va régir les prochaines élections, préciser le rôle accordé à chaque acteur, et enfin mettre à la disposition de la nouvelle Isie les moyens matériels et humains nécessaires, notamment pour contrôler la campagne électorale.
Discrimination
La dernière campagne a révélé des discriminations envers les femmes. Chouikha Boussakya a rappelé que la plupart des partis avaient fait appel aux femmes par obligation électorale et non pas par conviction. Ainsi, les femmes n'ont pas bénéficié des mêmes moyens de campagne que les hommes. Pourtant, au sein de la Constituante, « on a vu que les femmes étaient actives et ont apporté une valeur ajoutée à l'Assemblée ». Aussi, la Ligue des électrices tunisienne appelle à ce que les hommes et les femmes aient les mêmes moyens de campagne.
Autre point soulevé, la visibilité des femmes était moins importante que celle des hommes. La Ligue prévoit d'organiser des formations destinées à encourager des leaders politiques féminins.
Par ailleurs, les femmes d'une certaine notoriété ont subi des campagnes de dénigrement, notamment sur les réseaux sociaux. «Je suis sûre que cela a dû affecter les intentions de vote. Il faut éviter toutes ces pratiques illégales en imposant des sanctions avant même la campagne électorale», conclut Boussakya.


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