Météo de la nuit en Tunisie    Le Théâtre municipal de Tunis fermé pour travaux à partir du mois de mai 2026    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale : Alors que tout change...    Comprendre le système de la "Bette" et ses règles en Tunisie    Pourquoi les fake news se répandent-elles si vite et pourquoi les Tunisiens y croient-ils ?    Commerce électronique en Tunisie : croissance fulgurante mais paiement électronique limité    Tous les matchs de la Ligue des Champions aujourd'hui : horaires et chaînes    Prix des moutons en folie : jusqu'à 3 000 dinars cette année !    Tunisie : Stop aux dispositifs qui désactivent la ceinture de sécurité    La NASA intègre le couscous au menu des astronautes de la mission Artemis II    Ahmed Rajeb : Elever des loups ou des animaux sauvages, c'est interdit en Tunisie    Sadok Belaïd: Trois moments forts    Soliman plage: Préserver la station balnéaire de la progradation de la côte    Qui dirigera le Stade Tunisien lors de la prochaine phase ?    De l'économie du savoir à l'économie de l'attention: Essai sur les logiques de visibilité dans la communication universitaire tunisienne    11 Tunisiens rapatriés du Liban arrivent à Tunis    Prix des cinq continents de la Francophonie 2026-2027 : lancement de l'appel à candidatures    Metline 2040 et le rapport d'or: Vers une ville durable à vocation biomédicale et de bien-être    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Le président de la République clarifie la hausse des salaires    Addiction aux écrans : un trouble psychique reconnu nécessitant une prise en charge urgente    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Journées du Film Francophone 2026 à Tunis, Sousse et Sfax : 15 films de 13 pays à découvrir du 9 au 25 avril    Vente ouverte : Billets pour la demi-finale Espérance – Mamelodi Sundowns    Galaxy A57 5G et le Galaxy A37 5G avec des fonctionnalités de niveau professionnel dévoilés par Samsung    Météo en Tunisie: ciel nuageux, vent faible à modéré    6 avril 2000 : disparition du fondateur de la République tunisienne Habib Bourguiba    Des perles de Bourguiba, par Hassib Ben Ammar    Trump met l'Iran en demeure : moins de 48 heures avant ''l'enfer''    Samia Salma Belkhiria - L'agriculture biologique en Tunisie: Un grand potentiel à promouvoir    Tunisia Digital Summit, TDS 10 : le partenariat public–privé– startups au cœur de l'innovation digitale    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    FIFEJ 2026 à Sousse : un festival du film dédié à la jeunesse plus ambitieux et inclusif    Samsung Electronics leader du marché mondial des téléviseurs pour la 20ème année consécutive    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Selim Sanhaji nommé à la tête des Journées théâtrales de Carthage 2026    Lorand Gaspar: Le poète des instants fugaces    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    Enseignement supérieur en Tunisie : chiffres clés, étudiants, diplômés et recherche en forte activité pour l'année 2024-2025    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    "Monsieur Day", In memoriam    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Major, ou la confusion des sentiments
Ouverture du Festival du cinéma russe en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 04 - 2014

Le Théâtre municipal n'avait pas besoin de faire semblant : un air de fête planait à l'entrée et le beau linge des invités épanchait sa compassion sur tous les malheurs du monde. Nous reconnaissons tout de suite Alexandre Naas, initiateur de l'événement, à l'accent russe plus vrai que nature. Il est occupé à faire ses devoirs d'hôte pour une délégation très importante, venue spécialement de Moscou accompagner les films et profiter du soleil levant d'un pays en pleine transition. Il s'agit du directeur général de «Mosfilm» M. Karen Chakhnazarov, le directeur général de «Karofilm» M. Aleksei Riazantsev, la directrice générale du Festival international du film de Moscou Mme Natalia Semina, le directeur général de «Karo production» Youri Oboukhov, le directeur de la Maison des jeunes de l'Union des cinéastes de Russie Yakunin Dmitry et le réalisateur Roustam Mossaf.
Dommage que ces personnalités, qui font le bonheur des cinéphiles, la pluie et le beau temps du cinéma russe, passent ainsi inaperçus aux yeux de nos cinéastes, professionnels ou débutants et aux micros des médias.
Nous nous demandons, d'ailleurs, à qui incombe la faute ? A l'Association tunisienne d'échange culturel, organisatrice de la manifestation, qui ne connaît peut-être pas encore assez bien les personnes ressources et les «rouages» ? Ou à «Voltaire», comme toujours, qui laisse souvent passer l'occasion d'asseoir les bonnes traditions et les relations interculturelles conséquentes ?
Va-t-on, au moins, donner l'occasion à un plus grand public de découvrir ces films, de très grande qualité, réalisés avec très peu de moyens et qui peuvent constituer une leçon de cinéma?
Nous savons que du 6 au 12 du mois prochain, les films de cette quatrième édition seront projetés à Tunis. Mais il serait souhaitable de les programmer, également, aux JCC (Journées cinématographiques de Carthage), ce festival très populaire, dans le cadre d'une rétrospective du cinéma russe, comme ce fut le cas, avec succès, pour d'autres cinémas du monde.
Car, malgré sa politique de production en faveur d'un cinéma nouveau, la Russie ne parvient pas encore à voler la vedette aux Américains. Ce festival, qui a lieu à Sousse, fait partie d'une stratégie de promotion d'un art qui résonne encore avec ses classiques.
Le Major
Après les présentations des officiels (tel que l'ambassadeur de la fédération de Russie, M. Alexandre Cheïne, et le délégué régional de la culture) , des invités, et du jury composé d'artistes et d'experts en matière d'art cinématographique, on a enfin eu le plaisir de voir Le Major de Youri Bykov, lauréat de plusieurs prix internationaux, et dénicheur de la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes 2013.
Le réalisateur présent à la cérémonie d'ouverture nous a pourtant prévenus : «Le film est douloureux ; mais vous allez peut-être vous identifier à tous les protagonistes». Il ne croyait pas si bien dire. L'auteur nous a tout de suite embarqués dans une situation complexe, où l'empathie cède parfois la place à la confusion des sentiments.
Tout se passe en «un jour sans». Un flic conduit comme un fou, pour arriver à l'hôpital où sa femme est en train d'accoucher. Sur sa route, il écrase un enfant. Il demande l'aide de ses collègues, qui, par solidarité, feront tout pour le disculper. Ils font signer à la mère un papier où elle avoue qu'elle était ivre et qu'elle avait fait preuve de négligence en laissant son fils lui échapper en pleine autoroute. Mais il y aura bientôt les élections et le grand patron voudrait en finir avec tous les témoins. La machine infernale est déclenchée, le sang coule à flots.
En le racontant comme ça, ça a tout l'air d'un film policier ou d'action. Mais ce film, hypertendu par un script rempli comme un œuf, est d'un autre genre. C'est un film d'auteur où il est question de l'humain. Ce dernier franchira vite le pas quand il s'agit de sauver sa peau. Le rôle de l'auteur était de montrer ces personnages le plus possible «comme nous». Celui qui a tué l'enfant est, en même temps, le bon et le méchant. Il était notre intercesseur vers le gouffre mortifère et complexe, incarné par ce corps de métier en abus de pouvoir. Il accomplit pour nous le parcours jusqu'à devenir le héros. Mais malgré lui, ce dernier finira par achever la maman de la victime, pour sauver sa propre famille.
On ne sort pas indemne de ce film, car l'on se dit : «Malheureusement, ça n'arrive pas qu'aux autres».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.