Problème de prix ? Contactez le numéro vert 80100191 !    Enseignement secondaire : trois grèves régionales prévues les 16, 17 et 18 février    Mercato : Nader Ghandri signe en Libye avec Asswehly SC    La Chine ouvre grand ses marchés aux exportations africaines dès mai 2026    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    Tempête annoncée : vents très forts et pluies abondantes ce week-end    Décès de Ferid Ben Tanfous : la Tunisie perd un bâtisseur historique du secteur bancaire    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    En vidéo : Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et ouvre les inscriptions    Faut-il priver nos jeunes des réseaux sociaux?    Le drame occulté des Tunisiens morts "pour la France" durant la Première Guerre mondiale    Ramadan 2026 : horaires des pharmacies en Tunisie    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Hyundai Tunisie organise la troisième édition de l'initiative solidaire 'Couffin du Ramadan'    Météo en Tunisie : temps partiellement nuageux sur l'ensemble du pays    Logement social : quand pourra-t-on s'inscrire au programme «Location-Vente» ?    Tunisie en liesse à Dubaï : nos héros paralympiques enchaînent l'or et l'argent    La Douane tunisienne lance un nouveau système d'information d'ici fin 2026    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    La pratique enseignante pour l'éducation scientifique et le paradoxe de «l'innovation sans changement»    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Offre Saint-Valentin: 40 % de réduction sur vos vols nouvelair    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Météo Tunisie : vents violents jusqu'à 100 km/h et pluies orageuses    Du donnant-donnant en milieu académique: entre coopération éthique et dérive clientéliste    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Sous la surface: un voyage dans les abysses, royaume de la pression    La Galerie Saladin propose l'exposition Les 12 Art'pôtres de Carthage    Les taekwondoistes tunisiens dominent le classement de la Coupe arabe juniors avec 8 médailles    Décès du Dr Badri Mimouna après une répétition théâtrale    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le damasquinage, un art en voie de disparition
Du côté de Kairouan — Métiers d'antan
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 10 - 2014

Damasquiner, c'est incruster par modelage des fils d'argent sur du cuivre. C'est difficile pour un profane, mais pas pour Mohamed Najjar, le seul artisan de métier en damasquinage en Tunisie.
D'ailleurs, ses efforts ont été couronnés par plusieurs prix à l'échelle nationale.
Il était dans sa boutique située au souk Blaghjia par cette matinée du mois d'octobre en train de travailler sur un coffre à bijoux. Une discussion à bâtons rompus a été engagée avec cet artiste kairouanais de talent, spécialisé dans le damasquinage, un art si noble et si intéressant, mais, hélas, qui est en voie de disparition et auquel beaucoup de jeunes peuvent s'adonner s'ils sont pourvus de facultés artistiques et artisanales indéniables.
Quand il était jeune, Si Mohamed n'aimait pas beaucoup les études. Seule la géométrie l'intéressait.
En quittant l'école, il voulait faire du damasquinage son métier. Il emprunta cinq dinars à son père, acheta de la tôle et quelques mètres de fil d'argent. Il commença par faire de petits cendriers qu'il vendait, par la suite à des commerçants de Tunis. Il ne mit pas longtemps pour adapter ses rêves à sa nouvelle vie.
Au bout d'un certain temps, il loua une boutique et ce fut comme un triomphe; «C'était agréable pour moi de me trouver, seul, mon outil à la main, afin d'en faire sortir, selon mon goût et mon plaisir, une carabine ancienne incrustée d'argent, une assiette, une broche, un vase ou un cadenas ancien... la seule chose que je souhaite, c'est que ce je fais puisse durer après moi car le temps, long ou court, n'est que le temps», explique M. Najjar.
D'ailleurs, vu la cherté de la matière première et la diminution des arrivées de touristes, il a dû se convertir en aiguiseur de couteaux tout en continuant d'exercer l'art du damasquinage, mais seulement sur commande.
«J'ai essayé à maintes reprises d'encadrer de jeunes apprentis pour qu'ils s'initient au damasquinage; seulement, ils s'en vont au bout d'une quinzaine de jours, faute de patience et d'application. Et puis, c'est un art qui demande beaucoup de patience, de précision, de temps, une bonne condition physique et une excellente vue».
La kessa kairouanaise, toujours appréciée
Avec ses 28.000 artisans opérant dans les différentes spécialités (tissage, broderie, damasquinage, pâtisserie, argenterie, cuivre, bois, cuir, ferronnerie d'art...) et ses 23.000 artisanes exerçant dans le tissage manuel du tapis, Kairouan est réputée pour son artisanat authentique.
Et parmi les articles prisés par les nombreux hôtes de la capitale aghlabide, figurent les makroudhs, les tapis, les récipients en cuivre, le pain sinya et les fameuses kessas «gants de toilette» bien connues des habitués du hammam, tissées à la main à partir de poils de dromadaire ou de chèvre et qui ne rétrécissent pas.
Notons que la plupart des motifs sont inspirés de la Grande Mosquée et du tapis traditionnel. Et les prix varient de 1,500 à 5d.
Certaines futures mariées demandent aux artisans de leur broder leurs noms et ceux de leurs époux.
Ainsi, elles pourront orner leurs trousseaux avec de jolies kessas brodées avec du fil de coton de couleur rouge, bleue, rose, mauve et verte.
Restauration des remparts
Cernant la vieille ville et étant flanqués de 7 portes, les remparts de Kairouan, dont la longueur dépasse 3,2 km, datent du XVIIIe siècle et font l'objet d'un entretien continu dû à la nature même des matériaux utilisés.
En effet, malgré la grande épaisseur des murs de ce monument, les constructions sont faites en briques, ce qui offre une matière friable et très sensible aux intempéries et à la montée capillaire.
De ce fait, les institutions du patrimoine font de sa restauration une priorité permanente, d'autant plus que les remparts constituent le cordon sanitaire qui permet de contenir le débordement des constructions, modernes à l'intérieur de la médina.
C'est d'ailleurs dans ce contexte que l'INP vient de procéder à une intervention d'urgence au niveau des remparts, et ce, au niveau de leurs terrasses, en bouchant notamment les fissures, en enlevant les végétations nuisibles et en restaurant les descentes des eaux afin de parer à d'éventuels dégâts surtout en période hivernale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.