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Finie la récréation, on se remet au travail
Fête du travail
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 05 - 2015

Réconciliation économique et dialogue social en toile de fond
A l'instar des pays du monde, la Tunisie a célébré, hier, la fête du Travail chargée de symbolique consacrant la valeur de l'emploi, en tant que principal objectif de la révolution. A cette occasion, une cérémonie à caractère festif a eu lieu, hier matin, au Palais des congrès, à laquelle ont été conviés ministres et secrétaires d'Etat, membres du corps diplomatique ainsi que partis politiques. Elle a été également rehaussée par la présence des trois présidents, de la République, de l'ARP et du gouvernement, aux côtés de leurs trois grands partenaires sociaux, l'Ugtt, l'Utica et l'Utap.
L'événement vaut bien la messe. Il tire ses lettres de noblesse de sa genèse historique, remontant à la fameuse révolte de Chicago (USA) survenue le 1er mai 1886 pour faire du travail un droit acquis et un attribut social à défendre bec et ongles. Le chef de l'Etat, Béji Caïd Essebsi, s'est étalé sur le sens et les significations d'une telle commémoration annuelle qui vient immortaliser l'épopée du mouvement syndicaliste et ses pères fondateurs dont Mohamed Ali Hammi et Farhat Hached, deux figures de proue dans l'histoire de la centrale ouvrière. Le président de la République n'a pas tari d'éloges sur le rôle que l'Ugtt n'a cessé de jouer dans la phase post-révolution. C'est, ainsi, la cheville ouvrière dans l'instauration du dialogue social avec le gouvernement aux côtés de l'Utica. « Et c'est la manière exemplaire avec laquelle nous pouvons arriver à surmonter les difficultés et braver les conflits socioéconomiques.. », estime-t-il. Cette organisation syndicale, dont la vocation n'est plus à démontrer, durant son parcours militant, demeure encore un partenaire agissant dans l'œuvre de développement national.
Réactiver le mécanisme du dialogue
Aujourd'hui, plus que jamais, il y a besoin d'une mobilisation collective pour relever, à l'unisson, le défi du terrorisme. Auquel s'ajoute, poursuit-t-il, la récession économique dont il faut se sortir. Or, plaide-t-il, un tel climat tendu nous commande de renouer avec le dialogue constructif, comme voie royale vers l'entreprise des réformes structurelles. A commencer, d'après lui, par les systèmes financier et bancaire, l'incitation à l'investissement, la fiscalité, la loi de la concurrence et des prix et le partenariat public-privé. Toutefois, il y a urgence d'entamer des réformes qui ne peuvent plus attendre. Sortir de cette crise économique est, désormais, tributaire d'un nouveau climat où prévalent sécurité et stabilité. Deux facteurs catalyseurs d'investissements étrangers directs. Pour nos hommes d'affaires, il n'y a pas, aux yeux de Caïd Essebsi, d'autres solutions que le fait de tourner la page du passé. La réconciliation économique, en quelque sorte, malgré les intentions des détracteurs. Une contrepartie pour aller investir dans les régions intérieures. Sans pour autant toucher au processus de justice transitionnelle. Cela est d'autant plus efficace qu'on doit gérer le fardeau du chômage ayant atteint plus de 600 mille jeunes sans emploi. Afin de venir à bout de tous ces problèmes sociaux (protestations, sit-in, grèves..), il est temps de réactiver le mécanisme du dialogue avec toutes les parties concernées.
Chose confirmée par le ministre des Affaires sociales, M. Ahmed Ammar Younbai, dans son mot de bienvenue. Il a souligné dans sa brève allocution que le dialogue est, désormais, le mot d'ordre dans la résolution des crises. De son côté, M. Houcine Abassi, secrétaire général de l'Ugtt, n'a pas manqué de mettre en exergue la valeur du travail, comme moteur de croissance et source de richesse. Et d'ajouter que le fait de récompenser le « travailleur exemplaire » en pareilles circonstances est en soi un signe de motivation à davantage d'effort et de labeur. Deux ans après sa signature, le Pacte social doit être concrétisé. Avec une approche participative et un sens aigu de la responsabilité face aux défis auxquels fait face le pays. Quatre ans sont déjà passés et la révolution n'a pas encore porté ses fruits en termes de nouveau modèle de développement. Toutefois, la valeur du travail a bien régressé et la loi n'est plus appliquée à bon escient. Selon lui, les ressources de l'Etat se sont dégradées face à la prolifération de la contrebande qui sévit toujours dans l'impunité. Et le marché parallèle à profusion n'a fait qu'aggraver la situation, menant à une chute du pouvoir d'achat sans précédent. « On n'est pas contre le capitalisme dans l'absolu, mais on est contre son caractère sauvage dont le trafic illicite est un exemple», précise-t-il.
Convergence des discours
Finies les négociations salariales au titre de 2014, l'Ugtt s'apprête à ouvrir de nouveaux rounds au titre de 2015-2016, déclare M. Abassi. La prochaine étape exige d'adopter le projet de loi portant institutionnalisation du dialogue social. Car, l'intérêt du pays l'emporte sur toute autre considération.
La présidente de l'Utica, Mme Wided Bouchammaoui, était, elle aussi, dans la même logique : se remettre au travail, clé de voûte de notre économie. Elle est du même avis que Caïd Essebsi quant à la réconciliation économique. L'ultime but est de défendre les intérêts du secteur privé aujourd'hui contraint à s'impliquer dans un partenariat avec le public. Elle partage également l'avis de Abassi quant à la nécessité du dialogue social en tant que gage d'assurance de tout temps. Pour elle, ce dialogue demeure une habitude typiquement tunisienne. « Nous sommes dans le besoin d'améliorer la production et la productivité. Cela ne saura se réaliser que lorsqu'on aura fini avec les revendications à outrance», conclut-elle, soulignant que le Pacte social reste le moyen le plus efficace susceptible de résoudre les problèmes vécus. Abdelmajid Zar, président de l'Utap, a recommandé d'entreprendre des réformes profondes dans le secteur de la pêche et de l'agriculture. D'après lui, un tel secteur serait en mesure d'apporter une réponse à la question phénoménale du chômage. Il le considère comme un véritable gisement d'emplois et sources de revenu. La fête du Travail doit être un moment d'arrêt sur les défaillances des politiques sectorielles, mais aussi une étape d'évaluation pour mieux accéder à l'avenir. La cérémonie était aussi une occasion pour honorer la valeur du travail à travers la récompense et la décoration de certains travailleurs dans divers secteurs à caractère public et privé.


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