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Tunisie: la révolution de «l'événement?»(I)
Publié dans Leaders le 05 - 03 - 2014

Pour être réaliste, il ne faut pas capituler devant le réel(1)
De quelle Tunisie s'agit-il, et au nom de quoi pourrait-on en parler aujourd'hui? Peut-on considérer la révolution tunisienne comme un événement révolutionnaire permanent, en conflit perpétuel avec les forces anti-révolutionnaires qui se manifestent dans la Micro-physique(3) du pouvoir, et l'Etat profond? Le temps des émeutes depuis décembre 2010 est-il réductible à un désir d'Occident en Tunisie?
Les défis sont tellement formidables (Liberté, Egalité, Justice), tellement multiples et tellement liés, qu'il est difficile de diagnostiquer le mal principal (sont-ils les Rcd; ou Ennahda et sa politique politicienne?), le péril principal (réside-t-il dans les salafistes terroristes ou leurs commanditaires?), le bien principal (réside-t-il du côté des jeunes révolutionnaires?).
La situation de la Tunisie d'aujourd'hui est devenue complexe, dans le sens où l'unité porte en elle-même son contraire. Elle s'unifie tout en devenant, de plus, en plus, morcelée(4) . Le concept miraculeux que Marzouki appelle «la Tunisianité»(5) et l'ancien Premier ministre Laarayedh le «made in Tunisia» est-il un pharmakon(6) ou une réalité bien-fondée ?
A dire vrai, il y a au moins deux grands défis, celui de la complexité et celui de l'incertitude, et les deux nous disent que nous sommes dans une aventure commune, et que cette aventure ouvre sur l'inconnu, car un certain nombre de confusions règnent dans la Tunisie d'aujourd'hui. Parmi les sujets qui fâchent, et mérite à notre avis une réflexion approfondie, concernant celui de savoir s'il s'agissait d'un coup d'Etat ou d'une révolution, un coup d'Etat contre Ben Ali ou en réalité un coup d'Etat contre la révolution et ses objectifs à partir du 14 janvier? Il y a aussi une divergence concernant la datation pour fêter l'anniversaire de ladite révolution est-ce le 17 décembre ou le 14 janvier? Les syndicats sont-ils un mal nécessaire ? Mais l'histoire ne nous a-t-elle pas largement enseigné que les révolutions ne sont pas systématiquement porteuses d'avenirs radieux?
Le temps des Emeutes, ou qu'est-ce qu'un Evénement?
Nommer révolution, la Révolution, c'est en effet affirmer que quelque chose de fondamental est en train de se produire dans le champ politique, social et surtout psychologique, en tentant de dégager ce qui, au sein de la situation, relève d'une vérité émancipatrice, en train de s'élaborer, et ce qui s'oppose à toutes les formes du vieux Système.
On ne peut pas expliquer le déclenchement d'une révolution par l'une des causes multiples qui la déterminent. Elle surprend toujours quand on l'attend le moins. Ce ne sont pas seulement des choses existantes, qui motivent des émeutes et la levée en masse du peuple, à un moment plutôt qu'à un autre. L'Evénement est sa propre cause, reprise par la subjectivité du collectif révolutionnaire. La goutte d'eau qui fit déborder le régime Ben Ali fut le martyr de Bouazizi, en affirmant son refus catégorique, de l'ordre autoritaire qui symbolisait le pouvoir oppressif et décadent, qui pesait sur la Tunisie depuis un quart de siècle et plus, donc on peut se demander après-coup pourquoi ça n'avait pas éclaté avant, voir même au début de règne de Ben Ali qui prolongeait celui de Bourguiba ?
L'événement était déjà nécessairement inscrit dans l'histoire tunisienne, et on aurait pu penser que la « révolte » du pain en 1984 ou celle très organisée des mineurs de Gafsa en 2008, auraient pu déclencher l'événement insurrectionnel qui aurait embrasé toute la Tunisie, ou bien, on aurait imaginé que l'existence d'une puissante centrale syndicale comme l'UGGT fondée en 1924, avec ses 750 000 adhérents aurait pu être l'organisatrice d'une révolution politique globale, comme suffit déjà le cas lors de l'assassinat de FarhetHached, qui déclencha une grève générale et des émeutes dans tout le Maghreb.
Que veut-on dire au juste, quand on dit que le 14 janvier a été un événement?
Par cette expression, on ne désigne pas simplement l'ensemble de faits qui ont ponctué cette séquence collective (manifestations des jeunes, occupation de la rue, grèves massives, etc.). Si " le 14 janvier" fut un événement, c'est qu'il a précisément mérité son nom: à savoir que le 14 janvier, non seulement de nombreux faits se produisirent, mais il se produisit également le 14 janvier. L'événement est ce multiple, qui se présentant lui-même, exhibe l'inconsistance et l'inexistence même qui sous-tend les situations, et affole, le temps d'une fulgurance, les classifications constituées. La nouveauté d'un événement se dit dans le fait qu'il interrompt le régime normal de la description et du savoir, qui repose toujours sur le classement du bien connu, et impose un autre type de démarche à qui admet que quelque chose, là, en ce lieu, jusque-là innommé, s'est bel et bien passé(7) . Tout simplement ce qui arrive et non ce qui est. L'événement s'excepte de l'être non en ce qu'il ne serait pas un multiple, mais en ce que sa multiplicité est ontologiquement proscrite.
L'événement authentique tient en échec tout calcul prévisionnel, il est de l'ordre de la rencontre pure et simple, qu'elle soit amoureuse comme coup de foudre, politique comme un soulèvement insurrectionnel, artistique, ou scientifique. L'événement : «Force le hasard lorsque le moment est mur pour l'intervention. La question se pose alors dans ce pari [...] de l'événement miraculeux, comment évaluer une telle maturité dans le processus des circonstances historiques?»(8) . Ce caractère miraculeux, prend une dimension providentielle en raison du caractère transcendantal(9) de l'Idée politique dans l'histoire.
Ce n'est qu'au nom de l'inexistant qu'on peut comprendre tous les éléments successifs de la révolution tunisienne et arabe. «Appelons ces gens présents, mais absents de son sens et des décisions sur leur avenir, l'inexistant du monde». Pour Alain Badiou, un changement de monde est réel, quand un inexistant du monde commence à exister dans ce monde avec une intensité maximale: «Vivre le monde, non en tant que l'individu qu'on est, mais en tant que le Sujet qu'on peut devenir». C'est exactement ce que disait et dit encore le peuple dans les rassemblements populaires, place Kassbah, Avenue Bourguiba: «On n'existe pas et maintenant, on existe, on peut décider de l'histoire du pays». Ce fait subjectif dans une révolution dont Fathi Benslama(10) a bien marqué le caractère de subjectivité, est doté d'une puissance extraordinaire, l'inexistant est relevé. C'est pourquoi on parle de soulèvement: on était couché, plié, on se lève, on se relève, on se soulève. Cette levée de masse est la levée de l'existence elle-même(11): les pauvres ne sont pas devenus riches, les gens désarmés ne sont pas armés, etc., au fond rien n'a changé. Ce qui s'est passé, c'est la relève de l'existence de l'inexistant, sous condition de ce que Badiou appelle un événement. En sachant que, contrairement à la relève de l'inexistant, l'événement lui-même et presque toujours insaisissable.
Cette inexistence de la révolution affecte l'ordre des choses existantes, en ceci qu'elle n'a eu pratiquement aucun résultat observable. Ce n'est pas au nom du progrès qu'on peut la juger, car des éventuels progrès ne sont pas observables à court terme. Concrètement le nouveau gouvernement dit de technocrates «neutres politiquement!», n'est composé que de cadres bourgeois, dont la plupart exerçaient des fonctions à l'étranger, comme toujours, c'était le cas depuis Bourguiba, qui considérait que le peuple tunisien n'était pas assez mûr pour se gouverner lui-même.
Le mouvement de masse prend dans la révolution tunisienne une signification déterminante, bien différente dans la rétro-action de l'in-existance de l'Etat où le Peuple peut participer à la désignation d'un processus politique, et donc devenir une catégorie politique, mais dès que: «L'Etat en question est constitué, le peuple dont il se réclame cesse d'être un sujet politique»(12).Le changement du monde possible est infime comme le battement d'aile d'un papillon ou lorsque «une étincelle peut mettre le feu à la prairie», car «On a toujours raison de se révolter».
Les jeunes tunisiens qui ont été le fer de lance de la révolution en 2010, sont devenus une masse passive aliénée que l'Etat a configurée, et même une charge dont il faudrait se décharger. On a voulu ignorer l'immigration clandestine au temps du gouvernement de Sebssi de 25 000 jeunes dont bon nombre ont disparu ou sont mort au large des côtes de Lampedusa, ou bien ont été entrainés dans une autre aliénation au Mont Chaâmbi avec les Salafistes. C'est exactement, ce que Sartre appelle : la sérialité d'impuissance.Ni la jeunesse révolutionnaire, ni les classes populaires, ne sont représentées dans les cercles de décisions, le réel stagne ; la corruption est plus propagée, le chômage est plus agressif, le harcèlement policier est quotidien.
L'événement révolutionnaire c'est « une présentation réelle de la puissance générique du multiple»(13) et non pas une représentation fallacieuse, c'est-à-dire ce n'est pas un acte achevé, mais c'est un processus historique puisque l'événement lui-même décroche de ce processus dialectisable au nom de l'Idée pure au sens platonicien , cette conception de l'événement nous renvoie à la définition de la Vérité chez Badiou, il attribue un statut particulier à la vérité, si on la pense n'être qu'une partie générique de la situation, elle est ainsi source de véridicité, la vérité n'existe que d'y être indifférente, puisque sa procédure est générique pour autant qu'elle évite toute la prise encyclopédique des jugements. Tout processus dépourvu de vérité n'est pas historique au sens véritable, mais se réduit à une simple modification temporelle sans portée pour la vérité et les sujets qui y adhèrent. C'est toujours un projet d'effectuation, mais ce projet ne subsiste pas longtemps, il y a une retombée dans ce que Sartre appelait : le pratico-inerte, l'ordre des choses qui relèvent de l'Etat, de l'économie et non plus du surgissement inconditionnel de la liberté dans le groupe révolutionnaire en fusion. La libre praxis révolutionnaire, selon Sartre par exemple, a permis le 14 juillet 1789 de prendre la Bastille, dans un élan spontané de rassemblement pour surmonter la menace d'une invasion étrangère (en l'occurrence Autrichienne, le manifeste du Maréchal De Brunswick). C'est dans ce sens que Sartre(14) distinguait déjà trois étapes dans toute révolution :
* L'apocalypse révolutionnaire: (14 juillet 1789).
* La retombée dans le pratico-inerte. (La Terreur de la Convention avec la guillotine sous Robespierre après la mort de Marat): «La liberté commence avec la Terreur [...] et l'humanité commence avec la révolte». La liberté est alors entière avec comme seule alternative la mort, le slogan était «la liberté ou la mort». C'est le moment de la Fraternité-Terreur, dont Marat fusait l'apologie et l'éloge sanguinaire dans son journal l'Ami du peuple.
* L'instauration d'une nouvelle dictature. (Le Général Napoléon Bonaparte, qui va être couronné Empereur et cela constitue la contre-révolution, le retournent de la libre praxis du groupe révolutionnaire contre elle-même : la réification ou l'aliénation).
Ces trois étapes évoquent pour Badiou, les trois types d'Emeutes: qu'il nomme respectivement : l'émeute immédiate, l'émeute latente et l'émeute historique: «L'Emeute est la gardienne de l'histoire de l'émancipation en période intervallaire [...] la force des révoltes, même si elles acquièrent une portée historique, reste essentiellement négative [...] qu'on appelle aussi un mouvement de masse»(15) . Par analogie historique, on peut trouver un rapport flagrant avec la révolution tunisienne qui est une révolution composée d'Emeutes depuis Sidi Bouzid, contaminant Kasserine Thala, puis en devenant le 14 janvier une apocalypse révolutionnaire et une Emeute historique généralisée à toute la Tunisie, marquera l'histoire par le départ fugitif de Ben Ali, comme en France la fuite de Louis XVI arrêté et condamné à mort par le peuple.
Au point de vue de Badiou et Sartre on peut opposer, l'analyse de l'historien Benjamin Stora pour qui Le 89 arabes, doit être compris non pas le récit des événements des révolutions tunisienne et égyptienne mais: «sous l'événement, de la longue durée des sociétés» c'est-à-dire les différentes structures historiques des sociétés; en particulier les indices démographiques, qui ont lancé l'alerte au plutôt, l'éducation, le poids des jeunes, et enfin l'avènement d'une société d'individus ou le groupe, la communauté, la famille ne pèsent plus avec la même force, n'ont plus la même emprise. Il faut donc dépasser l'événement et percevoir les causes des révolutions dans la structure et la transition démographique, qui dépend des rapports entre plusieurs générations et qui explique le chômage structurel lié à une très forte tension au marché de l'emploi et le déclin de la famille. Les nouvelles générations entrent dans la vie politique et sociale par le billet de la mondialisation, qui implique une individualisation totale des rapports sociaux. Stora insiste sur l'histoire de longue durée pour comprendre l'événementiel de la vie quotidienne ou la révolution.
La question est: si quelque chose a bien eu lieu, que faire pour y demeurer fidèle?
Pas de vérité, aussi nouvelle soit-elle, qui ne prétende accomplir une pensée déjà en germe dans un passé jusque-là méconnu, ou mésinterprété. Une Révolution, ne peut se produire sans s'envelopper des oripeaux du passé.
Il faut comprendre que dans la Tunisie d'aujourd'hui la diversité est le trésor de l'unité nationale. D'où le double impératif: retrouver et accomplir l'unité dans l'épanouissement des diversités. A la fois sauver singularités et diversités, et instituer un tissu commun.L'absence d'investissements intellectuels, le règne de la pensée parcellaire, rendent invisibles les gigantesques défis. La refondation politique exige tout d'abord une réforme de la pensée. La pensée réductionniste continue à chercher de façon myope la cause et l'effet, à déterminer le bien et le mal, à nommer le coupable et le sauveur. Il ne faut une pensée apte à saisir la multi-dimensionnalité des réalités. Il nous faut abandonner la fausse rationalité(16) . La réforme de la pensée est donc nécessaire pour contextualiser, situer, globaliser, et aussi tenter d'établir un méta-point de vue.
Naceur Khemiri
(1) Edgar Morin, Pour et contre Marx, éd. Champs actuel / Flammarion, 2012, p. 25.
(2) Naceur Khemiri,Docteur en philosophie, Enseignant chercheur dans l'espace de la pensée esthétique et politique.
(3) Le pouvoir n'est pas décelable en un lieu précis, mais se définit au contraire par son ubiquité. C'est une sorte de flux qui traverse et connecte l'ensemble de la société, il convient donc d'analyser le pouvoir en tant qu'exercice et stratégie, selon Michel Foucault.
(4) Edgar Morin, loc.cit.
(5) Moncef Marzouki, L'invention d'une démocratie, les leçons de l'expérience tunisienne, éd. La Découverte, 2013.
(6) Pharmakon : le supplément de réalité, le bouc émissaire, le remède autant que la maladie.
(7) Quentin Meillassoux, loc.cit.
(8) Alain Badiou, Petit Manuel d'inesthétique, Paris, éd. Seuil, 1998.
(9)Transcendantal, c'est un des concepts fondamentaux, chez Badiou, mais ce n'est pas seulement au sens de l'a priori kantien, mais au sens de la logique mathématique des nombres chez Cantor.
(10) FethiBenslama, Soudain la révolution, éd, Denoël, 201.1
(11) Alain Badiou, Le Réveil de l'histoire, éd. Lignes.
(12) Alain Badiou, loc. cit.
(13 Alain Badiou, Le Réveil de l'histoire, éd. Lignes, p. 143.
(14) Jean-Paul Sartre, Critique de la raison dialectique T1. Paris, éd. Gallimard, 1985.
(15) Alain Badiou, Le Réveil de l'histoire, éd. Lignes, 2011,p, 63.
(16) Edgar Morin, Pour et contre Marx, éd. Champs actuel / Flammarion, 2012.

Tags : Tunisie Révolution Ben Ali Bourguiba


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