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Nettoyage ethnique au royaume de La Dame de Rangoun
Publié dans Leaders le 05 - 09 - 2017

Nettoyage ethnique, génocide les mots sont lourds de sens pourtant ce sont les termes employés par le représentant des Nations unies au Bangladesh pour parler de la crise humanitaire sans précédent que vivent les musulmans Rohingya en Birmanie. Près de123 600 musulmans ont fui au Bangladesh les violences dans l'ouest du pays ces dernières semaines, selon l'ONU.
Les Rohingya sont en guérilla pour défendre les droits bafoués de la minorité musulmane Rohingya. Après dix jours de violences, qui ont fait près de 400 morts, quelque 123 600 musulmans rohingya, ont fui les violences en pour se réfugier au Bangladesh voisin.
Si la crise actuelle semble être la plus grave, les violences interethniques sont fréquentes en Birmanie depuis des années. Elles opposent la majorité bouddhiste et la minorité musulmane rohingya concentrée dans la région l'Arakan, l'Etat du Rakhine à l'ouest de la Birmanie. Un conflit qui dure depuis des décennies et dont l'origine ethnique, confessionnelle, et historique remonte à la période précoloniale.
L'Etat de Rakhine abrite 1 000 000 de musulmans, la plupart d'entre eux rohingyas. Depuis des décennies, ce peuple est victime de discriminations légales et sociales et bien qu'il entretienne des relations économiques historiques avec la communauté bouddhiste du Rakhine. Considérés comme des étrangers en Birmanie, pays à plus de 95% bouddhiste, les Rohingya sont apatrides, même si certains vivent dans ce pays depuis des générations. Ils n'ont pas accès au marché du travail, aux écoles, aux hôpitaux. La montée du nationalisme bouddhiste ces dernières années a attisé l'hostilité à leur encontre, avec des affrontements meurtriers et des déplacements de population.
En 2012, les violences intercommunautaires dans le Rakhine ont entraîné le déplacement de 140 000 personnes, et la mort de 200 Rohingya. Dans l'Etat de Rakhine, des milliers d'entre eux vivent dans des camps. Les épisodes de violence intercommunautaires en 2016 a été qualifié de nettoyage ethnique orchestré par l'armée Bimane t. Cette fois, c'est un nouvel épisode de violence, qui pourrait être l'un des pires dans l'histoire de ce conflit, et qui a jeté 123 600 sur les routes pour fuir le pays.
Rappelons que ce pays renoue à peine avec la démocratie après un demi siècle de dictature militaire. La Prix Nobel de la paix en Aung-San-Suu-Kyi, qui dirige le pays aux côtés des militaire reste muette, comme un bon soldat et semble avoir oublié ses beaux discours sur les droits universels de l'homme.
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