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Samir Gharbi: la Tunisie à la loupe… Quand l'endettement déraille…
Publié dans Leaders le 12 - 01 - 2020

Il n'y a pas de «borne» absolue pour le ratio dette/PIB: pour un pays à la fois prudent et ambitieux, ce ratio se situe entre 50% et 60% (c'était le cas de la Tunisie sous Bourguiba et sous Ben Ali). C'est aussi le ratio retenu pour les pays de la zone Euro (60%). L'idée est la suivante: pour se développer, un pays se doit d'emprunter à moins de vouloir vivre en autarcie. Mais il faut savoir emprunter en ayant une «ligne rouge»: ne jamais utiliser l'emprunt pour financer des projets improductifs (un palais présidentiel et autre projet grandiose) ni pour payer des salaires. Il faut toujours l'utiliser pour investir dans des projets productifs à court, moyen et long terme (en variant la durée en fonction des taux d'intérêt).
Il y a des pays qui s'endettent beaucoup plus parce qu'ils ont la capacité de rembourser et que les banques leur font absolument confiance. Ex: le ratio de la Chine (encours de toutes ses dettes) est... de 320%, celui du Japon de 230%, de la France 100%, de l'Algérie seulement 17%. La Tunisie qui était à 72,9% en 2016 devrait atteindre 107,8% en 2020, selon la plus récente estimation du Fonds monétaire international (FMI).
Cette évolution négative – les autorités tunisiennes en camouflent les raisons – est due en grande partie à des emprunts «privés» sur les marchés financiers internationaux. Ces emprunts sont obtenus à la suite d'un «road show» coûteux conduit par plusieurs «décideurs» tunisiens qui voyagent à l'étranger, de ville en ville, pour convaincre les prêteurs...Les frais ne sont pas négligeables (et surtout pas rendus publics). Ils s'ajoutent évidemment aux frais de souscription et au taux d'intérêt: pour le dernier emprunt privé, souscrit en juillet 2019, le taux obtenu est de 6,375% sur 7 ans. Ce qui représente un surcoût de 2 points par rapport aux emprunts antérieurs à 2010. Evidemment, à plus de 6%, les prêteurs sont ravis: ils ont versé 700 millions d'euros à la Tunisie, après les 500 millions de 2018 fournis à un taux plus élevé (6,75%).
Un pays s'endette «mal» quand il n'a plus le choix: emprunt auprès des marchés privés = coût plus élevé. La signature «souveraine» s'est dégradée au fur et à mesure depuis 2010. Et plus la situation se dégrade, plus l'accès aux bailleurs de fonds multilatéraux (Banque mondiale, FMI, Banque africaine, Banque européenne) se complique avec les «conditionnalités» (austérité budgétaire, réformes, gel des salaires, réduction des subventions, etc.).
Le passage obligé par les «fourches caudines » du FMI ne s'impose – faut-il le rappeler - qu'aux pays incapables de se gérer eux-mêmes…Il est aberrant d'entendre des «politiciens» protester contre cette exigence normale des prêteurs «ultimes» et même demander à l'Etat – toute honte bue – de ne plus honorer le remboursement des emprunts souverains…
Comble de la bêtise et de l'ignorance, cela entraînerait ipso facto la mise au ban du pays au sein de la communauté financière internationale et la fermeture devant lui de toutes les portes, même celles des marchés privés.
A ceux qui ont la mémoire courte, je rappelle que la Tunisie de Hédi Nouira et de Mansour Moalla, pour ne citer qu'eux, avait toujours comme devise sacro-sainte: rembourser nos dettes rubis sur l'ongle. «Ô temps, suspends ton vol»!


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