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L'art de faire oublier les contre-performances de notre équipe nationale de football
Publié dans Leaders le 19 - 11 - 2010

Il aura suffi d'une défaite, humiliante il est vrai, pour mettre en ébullition «la rue sportive» et contraindre nos chaînes de télévision, à l'exception de Nessma, à modifier leurs programmes habituels, hier jeudi. On a eu donc droit à trois émissions sportives, en lieu et place, diffusées en prime time et consacrées à cet évènement capital s'il en fut, dans la vie de la nation, en comparaison duquel des sujets tels que l'emploi des jeunes diplômés, les difficultés du secteur touristique ou les grands défis qui nous attendent ressembleraient à des conversations de broutilles.
Inconnu au bataillon depuis quelques mois seulement, un petit Etat africain, au nom impossible, le Botswana est en train de se tailler une belle réputation en Tunisie pour avoir réussi à battre l'équipe nationale de football à l'aller comme au retour dans les éliminatoires de la CAN 2012. Et dire que les Tunisiens étaient bien en peine, avant le match aller, à Tunis, le 12 juillet dernier de situer ce pays africain sur la carte. Aujourd'hui, rien de ce qui s'y rapporte ne nous est étranger, ni son système politique, c'est la dernière monarchie d'Afrique noire, ni sa situation géographique, enclavée dans la République sud Africaine, ni le nom de sa capitale, Gabarone, ni même l'heure de fermeture de son seul aéroport (20 heures).
Neuf heures, à raison de trois heures par émission en une seule soirée, rien que pour discuter, que dire, pour disséquer un match perdu par notre onze national, qui n'est pas le premier et ne sera probablement pas le dernier. Je me branche sur TV 7. Il fallait voir ces mines d'enterrement, ces discussions passionnées, ces vociférations. On réclame des têtes, celles de l'entraîneur, bien sûr, mais aussi des membres de la fédération, le départ de certains joueurs. Ah, sacré football où s'épanche toute la déraison dont l'être humain est capable.
Dans cette cacophonie, seul, l'entraîneur national gardait un calme olympien, comme si la discussion ne le concernait pas alors que toutes les critiques convergeaient vers lui et les joueurs. Tout au plus se contentait-il de quelques observations presque toujours marquées au coin du bon sens et qui détonnaient en tout cas avec la démagogie de la plupart des autres invités parmi lesquels je remarque des entraîneurs qui ont –pour certains-rarement terminé la saison avec leur équipe. Ils ne sont pas les moins virulents. Je note leur propension à proposer des solutions (inapplicables parce qu'irréalistes) comme s'ils détenaient la science infuse. «Y a qu'à… ». Seul temps fort de l'émission, la plaidoirie en faveur de Slim Aloulou, président d'une commission à la FIFA injustement sanctionné dans l'affaire de corruption de certains membres.
Des mots simples qui sonnent juste pour confirmer l'innocence de cet homme discret dont tout le monde loue à la fois l'intégrité et la compétence.
Je zappe. Même son de cloche sur les autres chaînes. Tout le monde en prend pour son grade: officiels, staff technique et joueurs, sauf les journalistes qui ont le beau rôle se contentant de distribuer les satisfecits et les blâmes.
Il est 23 heures passées. Les trois émissions prennent fin à peu près au même moment dans un climat apaisé. Les participants se saluent, se congratulent parfois. Si elles ne résolvent rien, ces émissions ont, au moins, le mérite d'agir comme une catharsis et sur les invités et les millions de fans.


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