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Slaheddine Dchicha: «J'ai ma là ma Tunisie!»
Publié dans Leaders le 25 - 01 - 2023

D'où peut bienvenir la fameuse «urbanité» tunisienne?... , cette quintessence d'un savant dosage d'ouverture, d'hospitalité et de gentillesse souvent louée et appréciée par les étrangers et toujours chantée et revendiquée par les Tunisiens eux-mêmes?
Parmi les facteurs qui président à ce phénomène deux semblent déterminants car ils ont favorisé la mise en contact des Tunisiens avec l'altérité:
L'émigration en premier lieu. A partir de la deuxième moitié des années 5O, dans la foulée de l'indépendance du Pays, la diaspora tunisienne a commencé à se constituer. De nos jours, elle est estimée à 1,5 million, soit 10% de la population, dont la plus grande partie réside en Europe et plus particulièrement en France, suivie de l'Italie et puis de l'Allemagne. Et elle ne cesse de s'amplifier chaque année, alimentée par la propension continue des Tunisiens à émigrer.
Ensuite, le tourisme. Le tourisme de masse choisi par les autorités comme moyen de développement, draine chaque année des millions d'étrangers cherchant le repos et/ou le dépaysement et contribue à l'apport en devises et à faire vivre des milliers d'employés et leurs familles.
Hélas, les deux facteurs précités ont très vite révélé leur côté sombre: en effet, en même temps que les jeunes désœuvrés et désespérés, l'émigration a siphonné les cerveaux et les compétences qui ont coûté si cher en sacrifices à la nation: médecins, ingénieurs, architectes, enseignants, chercheurs… ont ainsi déserté. Quant au tourisme, il a montré ses failles à chaque acte terroriste, à chaque mouvement social et à chaque épidémie…. moments qui ont vu sa manne tarir.
Ainsi la crise économique mondiale, la Covid, la guerre d'Ukraine et les blocages de toutes sortes dont souffre le pays: politique, économique, social… ont substitué à la «douce urbanité», une grimace hideuse.
Et j'ai mal à ma Tunisie!
Le hasard de la géographie a transformé l'Ifriqiya, jusques là un pays fournisseur d'émigrés en une destination d'immigrés principalement sub-sahariens. Et un ex- député, un ex-ministre tunisien de déclarer: «On amène les Africains en Tunisie pour qu'ils se marient et changent la morphologie du peuple tunisien». Et il y a fort à parier que cet individu qui importe sans honte et sans vergogne cette infâmante théorie raciste du «grand remplacement» compte dans sa famille proche ou éloignée au moins un émigré… qui subit les conséquences néfastes de cette fumisterie.
Hélas ce racisme ne se limite pas à ce fondateur du «Parti nationaliste». Nombreux sont les témoignages sur la situation des sub-sahariens au «Pays du jasmin»: insultes et agressions verbales répétitives mais aussi des employées de maisons maltraitées, violentées et abusées; des travailleurs exploités et parfois non pays… une police qui refuse de recevoir et d'enregistrer les plaintes, qui harcèle et contrôle systématiquement en fonction de la couleur de peau.
Et j'ai mal à ma Tunisie!
Le racisme, on le sait, permet de trouver et de désigner rapidement un responsable à ses difficultés, il permet surtout à des personnes mal intentionnées de faire diversion et de détourner les honnêtes gens de leurs vraies préoccupations et de leurs réels problèmes. Or, par les temps qui courent, les problèmes ne manquent en Tunisie: les caisses de l'état sont vides, l'inflationatteint 10% et les denrées nécessaires à la survie manquent. Et les Tunisiens d'assister, ahuris et incrédules, à l'arrivée de la Lybie voisine d'une caravane de près de 100 camions chargés de semoule, de sucre blanc, de riz et d'huile, aide alimentaire du «pays frère»
Et j'ai mal à ma Tunisie!
Le Pays d'Elyssa et d'Annibal, le «grenier à blé de Rome» transformé en un pays- mendiant à qui le tout-venant peut faire l'aumône.
Et j'espère que nous avons tous mal à notre Tunisie, car nous sommes tous responsables!


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