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Mehdi Houas
Publié dans Leaders le 17 - 02 - 2009

«J'ai rencontré des capitaines d'industrie, discuté avec des dirigeants d'entreprises publiques. L'impression que j'en tire est que les Tunisiens ont un potentiel supérieur à leurs ambitions. Ils sont capables de mieux faire pour peu qu'ils en aient la volonté. Des entreprises comme la STEG, la SONEDE, TUNISIE TELECOM ou la CNSS ont les moyens de monter des projets novateurs et de les exporter et partant de devenir des locomotives et non de simples wagons.» Mehdi Houas, patron de Talan, un acteur européen significatif de la prestation de service dans les nouvelles technologies de l'information, se confie à Leaders, lors de son passage à Tunis, cette semaine.
Talan, c'est 380, ingenieurs et consultants, des bureaux entre Paris, New-York et Hongkong, en passant par Tunis, 27 M€ de CA, 14 % de résultat d'exploitation, 9,3% de résultat net. Histoire d'une saga.
La quarantaine, Mehdi, né à Marseille de parents tunisiens, est représentatif de ces jeunes issus de la deuxième génération, qui se sentent pleinement Français tout en demeurant pleinement Tunisiens. Enfant, se promenant avec son père sur le veux port, il scrutait le grand large, a la recherche des lueurs des ses Îles d'origine, Kerkennah et de sa chère Tunisie. Il faut le souligner, son père Béchir et son oncle Khelifa Houas font partie avec Farhat Hached, Mohamed Kraiem et Habib Achour, des patriotes des Îles Kerkennah, au large de Sfax, qui se sont particulièrement distingués durant le mouvement national tunisien. Khelifa Houas avait pris le risque d'organiser, en compagnie de Mohamed Aoun, en mars 1945, la traversée de Bourguiba à bord d'un Loud (embarcation traditionnelle), vers la Tripolitaine, pour entamer sa longue marche vers l'Egypte.
A l'Indépendance, Khelifa s'installe à Tabarka alors que Béchir préfère traverser la Méditerranée pour gagner sa vie à Marseille. Connaissant la force de caractere et valeur et l'engagement de ces hommes, on devine aisément de qui Mehdi tient l'ardeur de son combat, exercé sur un autre champ, celui du savoir, de la technologie et de l'esprit d'entreprendre. Les mêmes valeurs qu'il s'emploie à transmettre à son tour à ses deux enfants: Béchir et Brahim.
Un défi nommé Talan
Elevé à «l'école de la République», il a mené de brillantes études. Mehdi se souvient avec émotion de cette institutrice qui cherchait désespérément à motiver ses camarades de classe en les tançant de s'être laissés distancés par un Arabe. Son parcours de prépa en grandes écoles est couronné par un diplôme d'ingénieur de la prestigieuse Sup Télécom Paris. Il devait rentrer à Tunis pour intégrer les Télécoms comme le souhaitaient ses parents. Nous sommes en 1984, la France connaissait, sous Mitterand et la Génération Espoir, un véritable boom économique et « les perspectives de travail y étaient sans commune mesure avec ce que pouvait nous offrir la Tunisie plongé dans une grave en crise». Mehdi choisit, finalement, de parachever sa formation en effectuant un stage « très fructueux» en Italie, à la Polytechnique de Torino où son Directeur de stage, par ailleurs professeur émérite aux Etats-Unis, lui propose, émerveillé par son talent, de le parrainer pour un Mastère, puis un Ph. D à l'Université de Californie à San Diego.
Les chasseurs de tête finiront par l'attirer en France, chez Alcatel, puis IBM. Les premières armes s'avérant probantes, et son expérience bien enrichie, il décide de voler de ses propres ailes. C'est ainsi qu'il fonde Talan, « une entreprise citoyenne », précise t-il à Leaders, où exercent quelque 380 ingénieurs et consultants représentatifs de la diversité de la société française, pour le compte de grandes entreprises mondiales. Le succès est immédiat. Des bureaux sont ouverts à Paris, Londres, Bruxelles, New York, Hong Kong et Tunis. Deux autres implantations sont prévues à Tokyo et Dubaï. Une véritable success story
Songe t-il à s'installer dans son pays d'origine? Déjà, avec son ami Bahjet Boussoffara et son cousin Fayçal Houas, il s'emploie à développer Talan Tunisie, forte de 80 ingénieurs et consultants, opérant à partir de Tunis, pour le compte de grandes multinationales. Mais, «Serial Entrepreneur », comme il se définit, il ne s'arrête pas là. «J'ai un autre projet en tête, nous dit-il, avec à la clé 350 emplois, pour l'essentiel des ingénieurs. Cependant, je continuerai à résider en France, tout en faisant la navette entre les deux rives. Dans un contexte de mondialisation, c'est là bas que je serai le plus utile à mon pays.»
L'intégration, la grande cause de sa vie
Mais, enfant de l'émigration, Mehdi est taraudé par les problèmes de l'intégration. La France est menacée par le communautarisme. Le racisme se banalise. Pour conjurer ce danger, il fallait un sursaut salvateur. Et qui mieux que Hakim Karoui, un Français d'origine tunisienne, brillant normalien, plume de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre et neveu du Dr Hamed Karoui, pour prendre la tête d'un mouvement. C'est la naissance de « Club du XXIème Siècle».Il est ouvert à tous ceux qui, attachés aux «valeurs de la République», admirablement résumées dans sa devise: Liberté-Egalité-Fraternité, veulent combattre l'exclusion, la ghettoïsation des banlieues et les inégalités sociales. Il compte parmi ses membres des Français venus de tous les horizons, des leaders d'opinion comme de simples anonymes. Mehdi en fera partie.
La plupart des dirigeants du CAC 40 sont approchés, sensibilisés. Certains d'entre eux acceptent de sponsoriser des actions du Club, et même une Chaire de la Diversité à Dauphine. La plupart des hommes politiques sont, également, contactés à l'exception de Jacques Chirac. «On ne prêche pas les convertis », précise Mehdi, sur un ton d'évidence.
Ce combat pour l'intégration, ce sera désormais, la grande cause de sa vie. « Une intégration qui n'est pas exclusive de mon affection et de ma fidélité au pays de mes ancêtres ni de mon attachement à cette Méditerranée qui a baigné mon enfance». N'était-il pas, en octobre dernier à Tunis avec Elyès Jouini et Hakim Karoui, pour lancer l'Union des Jeunes Leaders de la Méditerranée? Fils de marin, Mehdi voit loin… et ira loin.
Talan: les dates marquantes
* Juin 2002 : création

* Septembre 2002 : lancement de l'activité en France, au Royaume-Uni et au Bénélux

* Décembre 2003 : 50 Consultants, 3.2 M€ de CA, 9% de résultat opérationnel, 6.8% de résultat net

* Décembre 2004 : 80 consultants, 6.6 M€ CA, 13.8% de résultat d'exploitation, 9.25% de résultat net

* Décembre 2005 : 125 consultants, 10 M€ de CA, 15 % de résultat d'exploitation, 10% de résultat net.

* Janvier 2006 : Ouverture du bureau de New-York

* Mars 2006 : Lancement de l'activité "near-shore" en Tunisie

* Décembre 2006 : 200 consultants, 13,4 M€ de CA, 14 % de résultat d'exploitation, 9,5% de résultat net.

* Février 2007 : Ouverture du bureau de Hong-Kong

* Décembre 2007 : 260 consultants, 20,5 M€ de CA, 14,2 % de résultat d'exploitation, 9,55% de résultat net.

* Prévisions Décembre 2008 : 320 consultants, 27 M€ de CA, 14 % de résultat d'exploitation, 9,3% de résultat net.

* à venir : Tokyo, Dubaï
Talan, le Nearshoring et la Tunisie
Talan a devancé la tendance de délocalisation des projets de maîtrise d'œuvre ou de Tierce Maintenance Applicative par l'intégration dès 2006 d'un centre de développement « near-shore » en Tunisie, regroupant à ce jour plus de 50 ingénieurs nouvelles technologies, travaillant pour les plus grands clients européens.
Un modèle validé avec succès :
Dès le démarrage de nos activités de « near-shoring », la validité du modèle a été démontrée et le succès a couronné nos projets grâce à des atouts solides :
* Fortes Compétences dans le domaine du Système d'Information et des nouvelles technologies,
* Expériences de premier plan pour le compte de leaders mondiaux Utilities, Finance, Télécom et Service Public (Groupe EDF, Editeur leader français dans le domaine des plateformes d'achat en ligne, Groupama Santé, Top 20 banques mondiales, …)
* Bi-culturalité permettant une maîtrise parfaite de l'environnement Tunisien pour une parfaite intégration FO/BO
* Volonté et enthousiasme de nos consultants pour délivrer nos projets


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