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Samia Achour: Peindre ses racines
Publié dans Leaders le 25 - 02 - 2009

Originaire de Kairouan , Samia Achour a su mettre à nu sa perception de sa ville natale, le berceau de son enfance, à travers ses toiles. L'exposition à la galerie l e damier n'est que le début d'une longue liste d'expositions au fil desquelles Samia partagera ses souvenirs les plus chers et les plus intimes avec son public.
Ce n'est donc pas un hasard que cette exposition porte le nom de sa ville natale «Kairouan». Samia Achour tenait manifestement à rendre hommage à cette terre qui l'a vue grandir, apprendre et s'épanouir artistiquement.
En effet, dès son jeune âge, elle fut initiée à l'art plastique. Nièce d'un amateur de sculpture, elle passait ses après midi à regarder son oncle dessiner puis donner vie à ses dessins en les sculptant, jusqu'au jour où il lui proposa d'apprendre à dessiner puis de colorier ses dessins en la guidant, la conseillant, la corrigeant. Depuis, elle devint accro au papier et au fusain. Sans le savoir, cet oncle découvrait l'une des artistes les plus talentueuses de sa génération.
Cette étape franchie, Samia prit des cours de peinture chez "Monsieur Sylvain", comme elle aime à l'appeler. Ce Monsieur Sylvain auquel elle sera toujours reconnaissante autant pour la qualité technique de son enseignement que pour son apport artistique et spirituel.
Lui ayant appris que toute œuvre devait être une partie de l'artiste, une partie de son essence, l'expression de son être, la voix de son âme, il l'aiguilla vers le chemin qu'ont pris bien des peintres et qui peuvent s'énorgueillir d'être de vrais artistes et non pas de simples dessinateurs. Samia dessine avec son cœur, représenté par son pinceau et parle un langage que seul les artistes authentiques peuvent parler. On le remarque à ses toiles, criantes de sincérité et chargées en émotions.Car Samia Achour considère la peinture non seulement comme une passion, mais encore comme une thérapie. Un remède à tous les maux. Pouvant toujours compter sur l'œil bienveillant de "Monsieur Sylvain", qui reste la première personne à laquelle elle montre ses toiles, elle se confesse, se confie, se met a nu dans ses toiles. Chacune de ses œuvres est une part d'elle.
Ce qui la distingue du lot des peintres qui ne font que retranscrire les mêmes paysages,des portes de «Sidi Bou Said », de sa mosquée, de son café des délices ou de son port.
D'un côté plus technique, Samia Achour a la possibilité et de la capacité d'associer la peinture à l'huile et l'acrylique. Commençant par l'acrylique, elle applique la peinture à l'huile dans un deuxième temps afin de donner un effet brillant et éclatant à la toile. Une sorte de jeu de contraste entre le cru de l'acrylique et le l'éclat de l'huile. Inspirée par "ce qui sent le vieux", les tableaux exposés tournent autour de femmes en safsari, et autres images de la Tunisie traditionnelle. Rien de nouveau, certes, mais le travail est de qualité et c'est là que réside la nouveauté.
Même si en Tunisie, son nom ne fait pas courir les foules, Samia Achour à son mot à dire à l'étranger, ce qui est le cas de plusieurs artistes de qualité comme Badiâa Neyssato ou Amel Mathlouthi qui ont plus de succès hors des frontières tunisiennes. Elle a assuré et assurera des expositions un peu partout dans le monde. Ayant déjà exposé en France, plus précisément à Nice, et ayant reporté un franc succès elle compte y retourner mais du côté de Saint-Tropez.


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