Le tribut de l'excès confiance Le Club Africain a raté un autre objectif, après celui de la Coupe Arabe. Cette fois-ci, c'est la Coupe de Tunisie avec pour point commun la ligue arabe des clubs, au moment où l'on s'y attendait le moins. Les " Rouge et le Blanc " sont leaders du championnat national, ils ont la meilleure attaque et la deuxième défense de l'actuel exercice. Ils ont ponctué la phase aller par le titre honorifique de champion d'automne. Autant d'arguments qui nous incitaient à voir les Clubistes passer ce tour sans trop de difficultés, mais c'était sans compter avec la volonté des Zarzissiens et leur envie de poursuivre l'aventure en Coupe de Tunisie qui était beaucoup plus grande que celle des protégés de Abdelhak Ben Chikha. Ce dernier a remporté son duel à distance avec Bertrand Marchand en muselant les hommes forts du Club Africain. Le contre par intermittence L'entraîneur de l'Espérance de Zarzis a bien préparé son coup même si après le match, il a fait preuve de modestie en affirmant que " si mon équipe devait rejouer le même match quatre fois de suite, elle pourrait le perdre autant de fois ? Aujourd'hui la chance nous a souri et c'est le charme des matches de coupe. Nous avons joué le contre par intermittence ; on les laissait venir pour récupérer et des fois, on les pressait dans leurs dix-huit mètres ". Ce que Ben Chikha a oublié de nous dire, c'est qu'il avait songé à diminuer la marge de manœuvre des Ben Yahia et Sellami et à museler Ouertani pour obliger les défenseurs clubistes à balancer de longues balles qui ont fait le bonheur de la défense de l'ESZ. Il a également bien positionné son équipe sur le terrain et profité du coaching bizarre de Marchand qui a préféré Hicheri et Hamrouni à Ameur et Ghannem au moment des changements. Cela a dû certainement libérer Ben Chikha et ses joueurs surtout après la sortie de Dhaouadi, un des rares joueurs clubistes capables de faire la différence balle au pied, de provoquer et gagner des duels. Marchand a parlé de son trio de base , à savoir Yahia, Ouertani et Sellami en disant qu'ils n'ont pas eu leur rayonnement habituel, il aurait certainement dû louer le mérite de Ben Chikha qui n' a pas cherché à pavoiser après le coup de sifflet final du match. Bouguerra reconfirme Hormis ses deux doublés face au CSS et l'USMo, Bouguerra s'est distingué par ses ratages à répétition la plupart du temps à quelques mètres de la cage. Après le dernier match disputé en championnat, on s'entendait à ce qu'il confirme son renouveau. Malheureusement pour lui, il reconfirma sa période noire et hypothèque ainsi son poste de titulaire à la pointe de l'attaque clubiste. Avec l'arrivée de Bidhoudhane, il risque de se retrouver sur le banc des remplaçants dès samedi prochain. A propos du derby, un travail énorme attend les dirigeants clubistes pour requinquer le mental de leurs joueurs et leur permettre de se présenter pour le derby dans les meilleures conditions. Une chose est sûre, la préparation pour le match de coupe a été bâclée. Dans l'esprit des joueurs tout comme dans celui des dirigeants, le match était gagné d'avance. Deux Brésiliens s'étaient présentés à l'entraînement du mercredi, à quelques jours du match , alors que l'on devait plutôt penser à se concentrer sur la rencontre de dimanche.
Des erreurs qui ont fait la différence et un laisser aller " involontaire ", voire maladroit a coûté très cher aux Clubistes. Ces derniers se sont mis la pression pour le match de samedi et pourtant ils avaient la possibilité de faire en sorte que les " Sang et Or " soient plus crispés et plus tendus le jour du match. Enfin, on ne manquera pas de dire que nous avons peut-être surestimé Foued Bouguerra que son entraîneur qualifiait comme étant le meilleur attaquant en exercice en Tunisie. Maher Ameur et Borhène Ghannem dans un autre registre sont capables de faire beaucoup mieux.