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Son rêve ? Une coproduction avec Adel Bondka !
Publié dans Le Temps le 05 - 04 - 2020

Le Marché des Arts du Spectacle d'Abidjan n'est pas un événement où les artistes viennent pour essayer de «vendre» leurs productions. Le MASA, c'est aussi des rencontres et des rêves se forment. Comme celui de l'artiste d'origine malienne Pédro Kouyaté qui aimerait venir en Tunisie faire une coproduction avec Adel Bondka.
Quel rapport entre l'artiste d'origine malienne Pédro Kouyaté et le compositeur et musicien tunisien Adel Bondka ? En principe, rien, sauf le fait qu'ils soient tous les deux dans la musique. Mais encore ? Ils étaient tous les deux sélectionnés pour le MASA 2020.
La prestation d'Adel Bondka et de ses musiciens a beaucoup intéressé Pédro Kouyaté, qui aimerait venir en Tunisie afin de faire une coproduction avec le compositeur tunisien. Parce que le multi-instrumentiste à cordes d'origine malienne s'intéresse à toutes les musiques qu'il rencontre à chacun de ses voyages. D'ailleurs, «sa musique s'imprègne en permanence de ses voyages partout dans le monde (Afrique, Asie, USA…), des rencontres avec les musiciens qu'il admire et du mouvement continu de la création musicale contemporaine».
Bien que porté sur l'électro blues mandingue, sur l'ethnojazz, et sur l'afro pop, celui qui a déchiré les scènes du MASA (Yelam's et palais de la Culture, à Treichville) n'en est pas moins ouvert aux autres sonorités. D'ailleurs, Pédro Kouyaté aime les mélanges, les métissages de musiques et de rythmes. Il n'est pas rare pour lui de faire collaborer sur ses morceaux ou ses albums des artistes connus et reconnus dans leurs pays ou à travers le monde.
Ainsi, pour le titre «Hiver» de son album «Vis ta Vie» (2018), Pédro Kouyaté a invité le rappeur français Oxmo Puccino. Pour cette année, le chanteur français Arthur H. a été convié sur le morceau «Sahara Blues», et Big Daddy Wilson (chanteur de Blues noir américain) et Manu Katché, grand batteur français, pour «Marassa», dans l'album éponyme. Il a, également, travaillé avec d'autres comme Rocé, rappeur français, Jean-Jacques Milteau et Vincent Bûcher, joueurs d'harmonica, Mamani Keïta, diva malienne, Lansine Kouyate, balaphoniste, Abdoulaye Diabaté, etc.
Alors pourquoi pas une coproduction en Tunisie avec Adel Bondka ?
Artiste libre et inspiré
Pédro Kouyaté est un «artiste libre et inspiré». Un artiste qui pratique aussi bien les instruments traditionnels et ancestraux de son pays d'origine, comme le n'goni, la calebasse ou encore le karignan (sorte de cloche à grattoir) que plus modernes et d'ailleurs comme la guitare électro-acoustique ou les loopers.
Sa première expérience avec la musique, Pédro Kouyaté la fait au sein du groupe «Symmetric Orchestra» de Toumani Diabaté au Mali. Ses premiers voyages se feront avec le bluesman Boubacar Traoré, qu'il accompagne à la calebasse sur notre continent, en Europe et aux Etats-Unis. C'est à Paris que le multi-instrumentiste décide de s'installer et de créer son groupe, le «Pédro Kouyaté & Band», préférant continuer dans la musique malgré une licence de socio-anthropologie en poche.
Pédro Kouyaté est un personnage assez atypique, aussi bien sur scène, où la première chose que l'on remarque dans son «accoutrement» est ces plumes de différentes couleurs sur la tête, que dans la vie : grand de taille, mince, toujours enjoué, sociable, ouvert, parfois un peu perdu. Et l'on peut lire cette légende écrite par lui sous une photo où il est en «mode réflexion» dans le car l'emmenant à sa première prestation au MASA : «Je suis très bavard, mais je suis aussi très silencieux. C'est effrayant. Ce regard silencieux peut être mal pris par ceux qui ne savent pas que je suis aussi comme ça».
Ce qui marque aussi bien chez l'artiste que chez l'homme c'est sa voix. Une voix cassée, enraillée, «rauque et profonde». Une voix qui, paradoxalement, donne l'impression d'avoir affaire à un homme qui a gardé et qui garde, encore, son âme d'enfant. Un enfant qui s'émerveille de tout.


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