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« L'économie tunisienne (classée 69ème) ouverte à 61% »
A la loupe : Rapport « The Heritage Foundation » sur la liberté économique
Publié dans Le Temps le 25 - 12 - 2007


Les points faibles
1/Restriction en matière d'investissement
2/Retard en matière de droit de propriété
3/Influence persistante de l'Etat sur le secteur financier
4/Opacité bureaucratique
les points forts
1/La liberté monétaire
2/L'autonomie financière
3/La liberté fiscale
4/La liberté de faire des affaires
5/la liberté du commerce
Comme à l'accoutumée, la fondation américaine « The heritage foundation » et le « Wall street » journal ont récemment publié leur rapport annuel répertoriant et classant 157 pays selon leur degré de liberté économique ou d'ouverture. La Tunisie a été classée cette année 69ème devançant ainsi le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, le Liban, la Chine, l'Algérie, le Maroc et l'Egypte. L'économie tunisienne a été jugée par la fondation américaine ouverte à 61%. Un classement qui place la Tunisie dans le tronçon des pays moyennement ouvert à l'extérieur. Avec des forces et des faiblesses, la Tunisie tire son épingle du jeu dans la course d'ouverture.
L'économie tunisienne a été placée 6ème sur les 17 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Tout en mettant en valeur les progrès réalisés par l'économie tunisienne en terme d'ouverture, la fondation américaine et le Wall street journal ont mis l'accent sur les défis qui restent à relever par la Tunisie, notamment en matière d'ouverture au commerce international, de liberté d'investissement et de liberté du système financier.
L'indicateur de liberté économique couvre cette année 157 pays et prend en considération 10 facteurs déterminants du niveau d'ouverture. Il s'agit de : la liberté de faire des affaires, la liberté du commerce, la liberté fiscale, l'autonomie financière, la liberté monétaire, la liberté d'investissement, la liberté financière, le droit de propriété, la corruption et la liberté du travail.
En décortiquant les différents facteurs couverts par l'analyse américaine pour apprécier le niveau d'ouverture de l'économie tunisienne par rapport à la moyenne mondiale, on remarque quatre principales insuffisances : des restrictions en matière d'investissement, un retard en matière de propriété intellectuelle et l'influence persistante de l'Etat sur le secteur financier sans omettre l'opacité et la bureaucratie dans les procédures administratives.
Les points forts de la Tunisie résident notamment dans la liberté monétaire, l'autonomie financière, la liberté fiscale, la liberté de faire des affaires et la liberté du commerce.
Pour la facilité de faire des affaires, la Tunisie a obtenu un score de 78,3%. Une bonne note qui revient selon le rapport de « l'heritage foundation » à la moyenne de 11 jours nécessaires au lancement d'un projet contre une moyenne mondiale estimée à 48 jours. Par ailleurs le rapport note les problèmes afférents aux obstacles bureaucratiques tout en soulignant la liberté de commencer, de clôturer un business et la capacité de la réglementation nationale à protéger les affaires en Tunisie.
Concernant la liberté du commerce, le rapport note la complexité structurelle des tarifs, l'importance des taxes d'importation et désapprouve la part significative des subventions à l'export et les différents programmes de promotion aux exportations appliqués en Tunisie. Suite à ces barrières non tarifaires, 20% ont été déduits du score final attribué à la Tunisie en matière d'ouverture du commerce (61,8%).
En matière de liberté fiscale, la Tunisie a obtenu un score de 80,8%. Un score qui s'approche de la moyenne mondiale et met la Tunisie dans le peloton des pays à forte liberté fiscale. Cette reconnaissance ne dénie pas les taux élevés des impôts prélevés sur les revenus et sur les sociétés. Les revenus fiscaux représentent 20,7% du PIB (produit intérieur brut) de la Tunisie.
Traitant de la liberté du gouvernement, le déterminant choisi retrace les dépenses et les recettes de l'Etat. La moyenne attribuée à la Tunisie (82,1%) dépasse la moyenne mondiale. Le rapport note que 3,4% des revenus ou des recettes de l'Etat tunisien proviennent des entreprises publiques et des propriétés du gouvernement.
La stabilité du taux d'inflation et des prix explique selon le rapport le taux élevé attribué à la Tunisie en terme de liberté monétaire (80%). La notation sus indiquée a été diminuée de 10% en raison des subventions à la consommation jugées élevées et de l'influence de l'Etat sur la fixation des prix.
L'environnement du travail est jugé flexible en Tunisie. En dépassant la moyenne mondiale, le pourcentage accordé à l'économie tunisienne a été évalué à 67,9%. Une réglementation appelée à s'améliorer davantage en vue d'accroître la productivité.
S'agissant du facteur déterminant du système judiciaire et des droits de propriété, la Tunisie a obtenu un pourcentage de 50%, soit en dessous de la moyenne mondiale. La complexité des procédures légales et la lenteur observée dans les règlements des différends relatifs aux litiges commerciaux expliquent la moyenne accordée à la Tunisie.
S'agissant du niveau de corruption, il a été perçu comme significatif en Tunisie. Le taux de 49% place la Tunisie au-dessus de la moyenne mondiale.
En matière de liberté d'investissement et de liberté financière les taux attribués à l'économie tunisienne (30%) sont au-dessous de la moyenne mondiale. Le rapport souligne à ce titre la persistance des restrictions à l'investissement étranger dans certains secteurs comme le tourisme et l'agriculture, le contrôle de l'Etat sur les transactions en capital et les limites quantitatives en matière de transfert et de paiement. Le rapport souligne également la taille réduite du secteur de l'assurance et la conformité insuffisante du système financier aux standards internationaux.
Indépendamment des carences observées dans le processus d'ouverture de la Tunisie à l'économie mondiale, le classement obtenu par la Tunisie dénote d'un niveau d'ouverture économique acceptable en Tunisie qui dépasse celui atteint par plusieurs pays de la région du Moyen Orient et d'Afrique du Nord. En dépit de certaines divergences entre les différents rapports et analyses internationales, cette nouvelle reconnaissance approuvée par la fondation américaine vient s'ajouter à celle déjà agréée par le forum économique de Davos. De telles appréciations favorables soutiennent la compétitivité de l'économie tunisienne et contribuent à attirer les investissements étrangers notamment ceux américains qui demeurent dérisoires.


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