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À la mémoire d'un fils méconnu de la Tunisie !
Publié dans Le Temps le 28 - 06 - 2020

Vendredi dernier, la Bibliothèque Nationale et l'association « Nous tous » ont organisé une belle cérémonie d'hommage à la mémoire de l'écrivain et du penseur tunisien Albert Memmi, décédé il y a un mois à Paris.
Devant un parterre bondé d'invités, les intervenants ont diversement salué la mémoire du disparu. Mme Raja Ben Slama, directrice de la B.N. a surtout souligné les principaux objectifs de la rencontre, laquelle ne se devait pas seulement d'honorer l'homme et l'œuvre, mais surtout de « laisser des traces » par devoir de mémoire d'abord, et par devoir de transmission ensuite.
C'est dans ce sens justement, explique-t-elle, qu'il a été décidé de donner la parole à des jeunes chercheurs tunisiens pour évoquer le parcours de Memmi et les valeurs qu'il défendait ainsi que les combats qu'il menait dans sa vie, comme à travers sa littérature. Par ailleurs, Mme Ben Slama inscrit l'hommage dans le cadre d'une réhabilitation due au grand intellectuel Albert Memmi désavoué, refoulé, exclu sous Bourguiba et également après lui.
Dans son intervention, le Professeur émérite Samir Marzouki, très familier de l'homme et de ses multiples écrits, a surtout mis l'accent sur le caractère éminemment autobiographique de l'œuvre de Memmi, et sur l'attachement indéfectible de celui-ci à sa terre natale. Toutes ses fictions, rappelle Marzouki, ont la Tunisie pour décor et ses personnages les plus emblématiques sont des avatars de lui-même et trahissent en permanence le même amour qu'il voue pour cette patrie unique dont il s'était toujours réclamé.
Samir Marzouki explique d'autre part les vraies raisons qui ont présidé au départ en France de Memmi : sa carrière littéraire primait, et il pressentait le sort déplorable que les dirigeants de la Tunisie indépendante allaient réserver aux minorités. À propos de la position polémique de Memmi dans le conflit israélo-arabe, Marzouki déplore l'acharnement injuste et l'incompréhension réductrice dont pâtissait ce dernier de la part d'une élite trop partisane et trop partiale.
Pour Mme Sémia Charfi Kassab, la cérémonie d'hommage n'atteindrait pas ses objectifs premiers si elle n'évoquait pas Memmi et son œuvre en tant que vecteurs d'une transmission et d'une ouverture sur l'avenir : Memmi doit être lu et apprécié, souligne-t-elle, principalement comme une porte ouverte sur l'Autre, sur les autres écrivains par exemple, ceux notamment qu'il avait éclipsés par son imposante stature.
Noureddine Douggui a, pour sa part, choisi de jeter un regard d'historien sur Memmi et son œuvre, et ce en rapport avec le contexte national et international qui a vu naître et évoluer l'un et l'autre. En dehors de ces brillantes interventions, il y a lieu de signaler la participation remarquable de six jeunes doctorants impliqués de diverses manières dans la perpétuation du précieux patrimoine littéraire, culturel, sociologique et philosophique légué par Albert Memmi, cet autre enfant méconnu de notre chère Tunisie.


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