Secousse sismique enregistrée à Béja : magnitude 3,4    Voici la météo de dimanche en Tunisie    Meta annonce la fin d'une fonctionnalité clé sur Instagram    Alerte météo en Tunisie : pluies abondantes, vents forts et baisse des températures    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Faiez Gargouri : un Tunisien parmi les 5 meilleurs mondiaux en data warehousing    Changement brutal du temps : pluie et vents forts prévus aujourd'hui en Tunisie    Bayer réaffirme son engagement aux côtés des agriculteurs tunisiens pour une agriculture durable et performante    La Tunisie informe sa communauté au Koweït : nouvelles instructions pour voyager via l'Arabie Saoudite    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Entrepreneuriat et intelligence artificielle: pourquoi il faut repenser les méthodes d'accompagnement    Zakat el Fitr 2026 : le montant fixé par le mufti de la république tunisienne    L'ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : En route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026TM    Météo en Tunisie : pluies éparses sur la plupart des régions    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Après des années de service, un joueur quitte l'équipe nationale    Pokémon Pokopia : le jeu-vidéo qui cartonne et fait monter les actions de Nintendo en flèche    Zaghouan : Le centre Amal pour le traitement des addictions à Jebel Oust rouvre ses portes après rénovation    Le Galaxy S26 Ultra reçoit le prix 'Best in Show' lors des Global Mobile Awards au MWC 2026    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Mohamed Soudani: Le gouverneur et le consul général    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le gouvernement Méchichi sur le fil du rasoir !
Publié dans Le Temps le 08 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"LE TEMPS - Mouldi MBAREK p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le gouvernement Méchichi résiste-t-il face à un chef d'Etat envahisseur et incontrôlable ? Tiendra-t-il bon face aux partis politiques qui semblent le soutenir ? Répond-il aux urgences des Tunisiens et des Tunisiennes ou sera-t-il, comme son prédécesseur Youssef Chahed, l'otage d'Ennahdha et compagnie ?
Après le limogeage du ministre des affaires culturelles, on imagine un peu la colère du chef de l'Etat qui avait tout fait pour imposer le non-voyant Walid Zidi. Et pourtant, le chef du gouvernement n'a fait que remettre de l'ordre dans son équipe. L'ex-ministre de la Culture a cru faire partie d'un autre gouvernement parallèle. Il connaissait mal le conseil de l'ancien ministre français, Jean-Pierre Chevènement : "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne!". Bien entendu, il croyait être intouchable en refusant de se soumettre aux ordres du chef du gouvernement.
La décision de Hichem Méchichi concernant le limogeage du ministre des affaires culturelles a été annoncée en pleine soirée. C'est que le chef du gouvernement a voulu montrer que, lui aussi, n'aime pas qu'on lui marche sur les pieds ! Il a non seulement sifflé la fin de la récréation au ministère des affaires culturelles mais il a, aussi et surtout, marqué son territoire : il n'y a qu'un seul gouvernement dont il est le chef et gare à tous ceux qui croient faire partie d'un autre gouvernement parallèle ! Comprenne qui veut ! Et les ministres devraient savoir sur quel pied danser !
En attendant, le chef du gouvernement semble vouloir continuer et même élargir ses rencontres et entretiens avec les représentants des partis politiques. C'est ainsi qu'il a reçu, mardi à la Kasbah, le président du groupe Al Watania au parlement, Hatem Mliki.
Lâché par son mentor Kaïs Saïed, le chef du gouvernement est désormais seul face à tous, pour ne pas dire contre tous. Ils l'attendent tous au tournant ! Le chef de l'Etat veut, bien sûr, la peau de son ex-chouchou ! Quant aux autres représentants des partis politiques et à leur tête Ennahdha, ils veulent, bien entendu, en faire une marionnette au service de leurs intérêts, pour le jeter ensuite dans la poubelle de l'histoire !
Que peut faire le jeune chef du gouvernement face aux uns et aux autres qui le guettent et attendent impatiemment qu'il tombe dans leurs pièges. Mais Hichem Méchichi n'est pas dupe. Il connait bien ses interlocuteurs et il sait très bien qu'il marche sur le fil du rasoir. Il n'a pas le choix : il doit savoir au moins neutraliser ses adversaires au parlement dont il a besoin pour pouvoir travailler sans être bloqué.
En fait, normalement et logiquement, aucun des partis politiques qui soutiennent le gouvernement Méchichi ne souhaite donner l'occasion au président de la République pour dissoudre l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) et appeler à de nouvelles élections législatives anticipées. C'est pour cette raison qu'ils ont intérêt à ne pas trop mettre de pressions sur le chef du gouvernement. En somme, Hichem Méchichi ainsi que ses interlocuteurs marchent tous sur des œufs ! La Constitution actuelle a fait de la vie politique un champ miné. Jusqu'aux dernières élections de 2019, Ennahdha s'est toujours taillé la part du lion pour tout contrôler et pour tout faire et défaire. Pendant environ une dizaine d'années, Ennahdha a gouverné en maître quasi-absolu la Tunisie.
Toutefois, aujourd'hui, les choses ont changé et Ennahdha est en pleine crise et en pleine chute dans tous les sondages. En cas d'élections législatives anticipées, c'est le PDL qui en serait le grand gagnant. En d'autres termes, le chef du gouvernement bénéficie de larges zones de manœuvres pour dompter tous les fauves qui le guettent ! Ils marchent tous sur le fil du rasoir ! Et gare aux faux pas et aux acrobates maladroits !
Ce qui est sûr, cependant, est que l'occasion est propice pour que Hichem Méchichi se mette immédiatement et sérieusement au boulot. Les Tunisiens et les Tunisiennes attendent de lui qu'il mette fin à la récréation qui a trop duré. Ils veulent voir s'améliorer leur vie quotidienne, leur pouvoir d'achat et leur sécurité. Ils rejettent plus que jamais toutes les formations politiques classiques.
Le chef du gouvernement a déjà commis une faute grave en gâtant les gouverneurs, même si leurs revendications étaient légitimes. En politique, il y a des priorités plus vitales et plus urgentes que d'autres. Maintenant, les choses étant ce qu'elles sont, il est grand temps pour le chef du gouvernement de ne pas trop perdre du temps à rencontrer les représentants des partis politiques que les Tunisiens accusent d'être à l'origine de la faillite du pays.
Les Tunisiens veulent que le chef du gouvernement demeure indépendant et qu'il ne mise que sur les compétences nationales, ainsi que sur les hommes et les femmes d'Etat entièrement dévoués pour servir loyalement leur pays. On ne peut, d'ailleurs, que regretter le recul du chef du gouvernement concernant les nominations de Taoufik Baccar et de Mongi Safra dont les expériences, le talent et les carnets d'adresses auraient pu être au service du pays à un moment où la Tunisie a plus que jamais besoin des compétences de tous enfants, toutes générations et toutes sensibilités confondues.
Ce sont toutes ces forces unies et toutes ces énergies rassemblées et toutes ces compétences nationales dont seront tributaires l'avenir et la vie du gouvernement Méchichi...
p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.