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Journalistes et médias engagent le bras-de-fer avec l'ARP de Ghannouchi
Publié dans Le Temps le 21 - 10 - 2020

Le projet d'amendement du décret-loi 116 est décrié par tout le pays, sauf ces députés qui vivent sur une autre planète qui se croient tout permis, simplement parce qu'ils ont pu occuper un siège à l'ARP, oubliant qu'ils sont là pour représenter le peuple, avec toutes ses franges, et non des intérêts partisans aux finalités douteuses et mafieuses, pour légaliser l'argent politique dont la provenance est bien connue. L'orientation de l'ARP risque de faire des remous et conduire à son implosion, si ces députés continuent à faire fi de l'avis de tous les experts.
Des journalistes se sont rassemblés, hier, devant le bâtiment annexe du Parlement pour dénoncer le projet d'amendement du décret-loi n°116 relatif à l'audiovisuel.
Présenté par la coalition Al-Karama, ce projet figure hier à l'ordre du jour d'une séance plénière de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Au cours de cette manifestation, organisée, à l'appel du Syndicat des journalistes (SNJT) et la Fédération générale de l'information, les protestataires ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'argent politique", " le décret-loi n° 116 ne passera pas", "Un élu du peuple et non pas d'une chaine tv...".
Les manifestants, visiblement en colère, reprochent au gouvernement d'avoir retiré le projet de loi sur l'audiovisuel pour "baliser la voie devant l'amendement du décret-loi cité".
"Le Parlement est complice", ont accusé les protestataires, mettant en garde contre toute tentative de porter atteinte au secteur de l'audiovisuel. Des représentants de partis politiques et d'organisations nationales ont participé à ce mouvement.
Pour le président du SNJT, Mohamed Yassine Jlassi, cet amendement est "anticonstitutionnel" dans la mesure où les instances indépendantes comme la HAICA, sont élues à la majorité des deux tiers, conformément aux dispositions de la Constitution.
L'objectif recherché à travers cet amendement, a -t-il expliqué, n'est pas de libérer les médias, comme l'a souligné la coalition Al-Karama, à maintes reprises, mais plutôt, de semer le chaos et le désordre dans le secteur de l'information, en accordant la légitimité à des chaines illégales comme Nessma tv.
Sur un autre plan, Jlassi a qualifié "d'irresponsable" la décision de l'Exécutif de retirer son projet de loi sur l'audiovisuel, mettant en garde contre toute initiative qui porterait atteinte aux principes de concurrence loyale, de transparence et de démocratie.
Un amendement décrié
De son côté, le secrétaire général de la Fédération de l'information, Mohamed Saïdi, a souligné que ce mouvement intervient en signe de protestation contre les tentatives de la coalition au pouvoir de faire passer cet amendement qui modifie le mode de désignation des membres de l'instance de régulation audiovisuelle et l'octroi de licences pour les chaînes de télévision.
Saïdi a menacé de faire recours à d'autres moyens de protestation en cas de passage de cet amendement, citant en particulier, la grève générale.
" L'hypothèse de la grève générale est toujours envisageable ", a-t-il assuré.
L'initiative législative est proposée par le groupe parlementaire coalition Al-Karama le 4 mai 2020. Elle propose le renouvellement de la composition des membres de la HAICA à travers l'organisation d'élections au sein de l'ARP et l'ajout d'un article sur l'annulation des autorisations pour la création et l'exploitation de chaines de radio ou de télévision.
Pour la HAICA, cette proposition est incompatible avec le 8e point de l'article 148 de la Constitution. Celui-ci stipule que l'Instance indépendante de la communication audiovisuelle continue d'exercer ses fonctions jusqu'à la finalisation de la composition de l'Instance de la communication audiovisuelle.
Elle cache également, selon elle, l'intention de certains partis politiques de faire mainmise sur le secteur médiatique en soumettant l'instance de régulation indépendante à des quotas partisans.
La HAICA a, par ailleurs, appelé le président de la République à intervenir pour faire respecter les dispositions de la Constitution et invité le chef du gouvernement à accélérer la présentation de l'initiative législative gouvernementale portant sur l'engagement de parachever l'instauration des institutions constitutionnelles.
Cette proposition de loi est aussi rejetée par une large frange de structures représentant le secteur des médias et des organisations de la société civile.
Des journalistes se sont rassemblés, hier, devant le bâtiment annexe du Parlement pour dénoncer le projet d'amendement du décret-loi n°116 relatif à l'audiovisuel.
Présenté par la coalition Al-Karama, ce projet figure hier à l'ordre du jour d'une séance plénière de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Au cours de cette manifestation, organisée, à l'appel du Syndicat des journalistes (SNJT) et la Fédération générale de l'information, les protestataires ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'argent politique", " le décret-loi n° 116 ne passera pas", "Un élu du peuple et non pas d'une chaine tv...".
Les manifestants, visiblement en colère, reprochent au gouvernement d'avoir retiré le projet de loi sur l'audiovisuel pour "baliser la voie devant l'amendement du décret-loi cité".
"Le Parlement est complice", ont accusé les protestataires, mettant en garde contre toute tentative de porter atteinte au secteur de l'audiovisuel. Des représentants de partis politiques et d'organisations nationales ont participé à ce mouvement.
Pour le président du SNJT, Mohamed Yassine Jlassi, cet amendement est "anticonstitutionnel" dans la mesure où les instances indépendantes comme la HAICA, sont élues à la majorité des deux tiers, conformément aux dispositions de la Constitution.
L'objectif recherché à travers cet amendement, a -t-il expliqué, n'est pas de libérer les médias, comme l'a souligné la coalition Al-Karama, à maintes reprises, mais plutôt, de semer le chaos et le désordre dans le secteur de l'information, en accordant la légitimité à des chaines illégales comme Nessma tv.
Sur un autre plan, Jlassi a qualifié "d'irresponsable" la décision de l'Exécutif de retirer son projet de loi sur l'audiovisuel, mettant en garde contre toute initiative qui porterait atteinte aux principes de concurrence loyale, de transparence et de démocratie.
Un amendement décrié
De son côté, le secrétaire général de la Fédération de l'information, Mohamed Saïdi, a souligné que ce mouvement intervient en signe de protestation contre les tentatives de la coalition au pouvoir de faire passer cet amendement qui modifie le mode de désignation des membres de l'instance de régulation audiovisuelle et l'octroi de licences pour les chaînes de télévision.
Saïdi a menacé de faire recours à d'autres moyens de protestation en cas de passage de cet amendement, citant en particulier, la grève générale.
" L'hypothèse de la grève générale est toujours envisageable ", a-t-il assuré.
L'initiative législative est proposée par le groupe parlementaire coalition Al-Karama le 4 mai 2020. Elle propose le renouvellement de la composition des membres de la HAICA à travers l'organisation d'élections au sein de l'ARP et l'ajout d'un article sur l'annulation des autorisations pour la création et l'exploitation de chaines de radio ou de télévision.
Pour la HAICA, cette proposition est incompatible avec le 8e point de l'article 148 de la Constitution. Celui-ci stipule que l'Instance indépendante de la communication audiovisuelle continue d'exercer ses fonctions jusqu'à la finalisation de la composition de l'Instance de la communication audiovisuelle.
Elle cache également, selon elle, l'intention de certains partis politiques de faire mainmise sur le secteur médiatique en soumettant l'instance de régulation indépendante à des quotas partisans.
La HAICA a, par ailleurs, appelé le président de la République à intervenir pour faire respecter les dispositions de la Constitution et invité le chef du gouvernement à accélérer la présentation de l'initiative législative gouvernementale portant sur l'engagement de parachever l'instauration des institutions constitutionnelles.
Cette proposition de loi est aussi rejetée par une large frange de structures représentant le secteur des médias et des organisations de la société civile.


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