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Une bataille entre l'ancien et le moderne qui en cache d'autres
Publié dans Le Temps le 28 - 10 - 2020

Certains disent n'y voir qu'un simple aspect de l'éternelle bataille entre l'ancien et le moderne mais ne s'agit-il uniquement que de cela ?
La Médina de Tunis change lentement de look : reconversion des grandes demeures tunisoises de la rue du Pacha et de son prolongement, la rue de Sidi Ben Arous, en établissements à caractère touristique, dont, entre autres, Dar el Jeld, avec la construction en cours d'un hôtel touristique de haut standing dans la même rue, par une compagnie d'investissement tuniso-malaisienne, selon la fiche signalétique du projet.
Bijouteries remplacent des boutiques de parfums traditionnels dans le souk des parfumeurs, envahissement de la rue des teinturiers et ses abords immédiats par les commerces de prêt-à-porter importé de troisième choix, au détriment des anciennes activités artisanales qui y avaient longtemps prospéré, et qui périclitent aujourd'hui à vue d'œil, comme les herboristeries traditionnelles, pullulement de cafés « modernes » et de fastfoods comme partout ailleurs, et bien d'autres signes.
Commentateurs et habitants de l'ancienne Cité de Tunis n'écartent pas la possibilité de voir ces petits changements, encore limités, faire tâche d'huile et finir par transformer complètement l'aspect de la Médina de Tunis dans un sens incontrôlable, voire chaotique.
Ces mutations ont touché principalement les grandes rues historiques et marchandes, l'arrière partie de la Médina est abandonnée à son triste sort et exposée ainsi à tous les aléas. Le visiteur y rencontre à tout moment des maisons délabrées menaçant de s'écrouler, comme dans la ruelle des martyrs (hélas) et celle des juges.
Les habitants et les commentateurs fondent leur appréhension sur le fait que ces changements sont l'œuvre de particuliers et ne s'inscrivent pas dans un plan directeur d'ensemble chapeauté par les autorités. L'évolution va au gré de la mode commerciale et économique, estiment-ils, c'est-à-dire au gré de l'intérêt matériel du moment et du pouvoir de l'argent.
Ils ont évoqué, à cet égard, les grands projets d'aménagement de la place de Bab Souika et du quartier de Hafsia sous l'égide de l'Etat, dans les années 1970 et 1980, du temps de Bourguiba qui avait échafaudé en tête une grande transformation urbaine de la vielle ville de Tunis, diversement appréciée jusqu'à présent.
A signaler également l'aménagement plus tardif, sous l'égide des pouvoirs publics, de la place du gouvernement à la Kasbah, marqué notamment par l'édification du palais de la municipalité de Tunis et autres travaux de réhabilitation et de rénovation apportés à des édifices publics donnant sur cette place, tels que le siège du ministère de la culture, le collège Sadiki ou encore le mausolée de Farhat Hached.
C'est que les occupants de la Médina de Tunis l'avaient fui, à une certaine époque, après l'indépendance, en faveur des nouvelles cités résidentielles et commerciales aménagées dans la périphérie de la Capitale, à El Menzah, El Manar, et Gammarth , entre autres. Toute la ville de Tunis, la médina arabe et la métropole européenne, s'en était ressentie. Toutefois, ce renversement des rôles ne dura pas longtemps, et Tunis, autant l'arabe que l'européenne, a retrouvé vite son ancienne vocation de cœur battant du pays.
Continuité
Pour la Médina, à défaut d'un grand projet d'aménagement public en perspectives, les choses, en ce moment du moins, vont au ralenti, ce qui donne la place et le temps à des interventions publiques propres à ordonner les changements selon un schéma d'ensemble concerté à même d'assurer un renouvellement dans la continuité historique et urbaine.
A cet égard, un spécialiste a noté avec raison que ce qui distingue les villes historiques des nouvelles Cités modernes, c'est que les villes historiques possèdent une âme qu'elles ont acquise grâce justement à leur enracinement historique illustré par tout ce qui est historique en elles, à l'instar des noms des rues. On peut changer à sa guise et sans aucun dommage, a-t-il souligné, les noms des rues des nouvelles Cités, mais ce serait un dégât, voire un blasphème, que de le faire pour les rues d'une ville historique. Les autres composantes, si minimes soient-elles, revêtent autant d'importance.
S.B.H.


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