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C'est la SONEDE d'alarme !
Publié dans Le Temps le 08 - 12 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Slim BEN YOUSSEF p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 10px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Ariana, Soukra, Raoued, la Goulette, le Kram, Carthage, la Marsa, les Berges du Lac, Centre urbain nord et la Charguia. Ou disons pour faire court, la moitié de la Capitale sera privée d'eau à partir d'aujourd'hui, et ce, jusqu'au moins la nuit du jeudi, voire la journée du vendredi, a pris quand même le soin d'annoncer la SONEDE dans un communiqué publié dimanche, entendez 48 heures avant la coupure. Pour cause : des travaux d'entretien qui se poursuivront « jour et nuit » et « sans aucune interruption » –SONEDE soit louée !- pendant pas moins de trois jours. Rien que ça ? Il n'y pas le feu au robinet, vivons d'amour et... d'eau embouteillée.
Tâchons, tout d'abord, de rester vraiment terre à terre : il est fort pénible –doit-on vraiment le rappeler ?- de devoir passer, non pas une, mais trois, voire quatre journées entières sans eau. Entendez de l'eau pour boire, cela va de soi, mais aussi, entre autres tâches quotidiennes vitales ou ménagères, pour se laver les mains –Covid exige, n'est-ce pas ?-, pour se doucher, se rincer le visage, se raser, se démaquiller, tirer la chasse, faire sa vaisselle, (faire son linge peut quand même attendre), et cætera, et cætera. Une fois dehors, il faudra aussi se débrouiller pour «survivre» sur les lieux de travail. Sans oublier les écoles et surtout les hôpitaux. Curiosité : même le Palais de Carthage –démocratie oblige, voyez-vous- sera «également» privé d'eau. Alors, arrêtons de grincher ?
Supplice de SONEDE !
«Tout va bien se passer», rassure la SONEDE, ou la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux, pour les moins intimes. Plus qu'une nécessité, les travaux d'entretien doivent impérativement s'effectuer, précise-t-on, au niveau du canal principal d'adduction en eau potable sur la «Route X», et plus précisément au niveau de l'échangeur d'El Menzah 6. Le tronçon du canal dont on parle, l'un des trois grands conduits d'adduction de la Capitale, permet, en réalité, d'amener l'eau depuis sa source, entendez depuis le barrage Ghédir El Goulla, vers l'Ariana, la Banlieue nord et toutes les autres zones susmentionnées.
D'après les indiscrétions qui nous sont parvenues, le tronçon du canal en question n'a pas été soumis au contrôle ni à la maintenance, et ce, depuis les années 80. Il a fallu, justement, qu'une importante fuite d'eau due à une canalisation percée au niveau de l'échangeur en question devienne beaucoup trop visible à l'œil nue et autant encombrante, pour que la SONEDE se décide enfin à «réparer» les dégâts, en vue d'éviter, tout bonnement, la catastrophe. Si les petits ruisseaux font les grandes rivières, la négligence chronique flagrante de l'Etat tunisien n'est plus à démontrer.
Le fait est que, et c'est là que le bât blesse, cette importante fuite d'eau, qui rend aujourd'hui obligatoire une intervention urgente de maintenance, aurait pu être évité, longtemps auparavant, à travers une planification de développement durable doublée d'une stratégie de contrôle de routine et de maintenance continue, qui, malheureusement n'existe pas dans «les habitudes» de la SONEDE ni d'ailleurs dans aucune institution publique en Tunisie.
Irrespect et incompétence
Même faute de stratégie et de planification, si c'est trop demander, le moins que l'on puisse faire quand on «mène» un chantier, est de toujours prévoir une solution transitoire. Trois ou quatre jours d'affilée est, non seulement, un signe d'irrespect flagrant envers les contribuables, mais surtout une preuve d'incompétence et d'amateurisme au sein de la SONEDE, et qui est, en réalité, à l'image de tous ceux qui gouvernent le pays depuis au moins une dizaine d'année. Après un ascenseur, très récemment meurtrier dans un hôpital à Jendouba, une canalisation défectueuse sur la Route X aurait pu, s'il en est, provoquer une catastrophe.
Autre point qui mérite l'attention : cette manie d'«informer», si l'on peut appeler ça comme ça, les Citoyennes et les Citoyens à peine avant 48 heures de la coupure en question. Dans le cas échéant, on se demande si la date des travaux n'aurait pas été –quand même !- fixée samedi soir pour qu'on se trouve obligé de l'annoncer le dimanche ! Bien entendu, la ruée des Tunisoises et des Tunisois vers l'eau embouteillée a bel et bien commencé, même pour les premiers informés, pas avant lundi, commerces endimanchés et couvre-feu obligent.
Dans certaines régions où les coupures d'eau (ou les «perturbations» selon le langage officiel de la SONEDE et de l'Etat tunisien), sont plus récurrentes, la «règle» des 48 heures n'est que très rarement appliquée. Les Citoyennes et les Citoyens sont, pour la plupart du temps, pris au débotté. Ne parlons plus, d'ailleurs, de celles et de ceux qui n'ont jamais eu accès -oui ils existent encore !-, à l'eau potable. Eux, ils puisent encore de l'eau dans les sources naturelles, qu'ils transportent chez eux à dos d'âne... Nous en avons parlé, auparavant, maintes et maintes fois. Et nous en reparlerons encore. Encore et encore, jusqu'à ce que la SONEDE cesse de marcher à côté de ses pompes !
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S.B.Y.
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