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Quel avenir pour l'Ecosse et sa soif d'indépendance ?
Publié dans Le Temps le 04 - 01 - 2021

-Agences- Les Ecossais ont assisté, moroses, à la mise en œuvre concrète du Brexit. Au moment où le Royaume-Uni a officiellement quitté le marché commun et l'union douanière, bon nombre d'entre eux ont souhaité que ce divorce soit le déclic pour leur indépendance.
Et pour cause : 62% des Ecossais se sont prononcés contre la sortie de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016.
Dans la soirée du 31 décembre, quelques militants, pro-indépendance, ont bravé le confinement pour manifester symboliquement sous les fenêtres du Parlement écossais, à Edimbourg, drapeau à la main. Mais leur souhait a-t-il une chance d'aboutir ?
Le Brexit et la crise du Covid-19 sont passés par là
Lors de la précédente consultation citoyenne sur l'indépendance, menée en 2014, 55,3% des Ecossais avaient décidé de rester dans le giron britannique. Mais depuis le vote du Brexit en 2016, la donne a changé. Selon le dernier sondage mené par Savanta ComRes pour le journal The Scotsman, mi-décembre, 58% des Ecossais soutiennent désormais une rupture avec le Royaume-Uni, du jamais-vu. Le Brexit n'est pas la seule raison de cette évolution. Le Covid-19 est aussi passé par là. Début octobre, un sondage réalisé par Ipsos Mori créditait la Première ministre écossaise, l'indépendantiste Nicola Sturgeon, d'un "très fort" soutien du public, satisfait à 72% de sa gestion de la pandémie.
Pour son parti (le Scottish National Party, ou SNP), il y a bien une carte politique à jouer et une frustration sur laquelle capitaliser. Avec la volonté affichée d'obtenir un nouveau référendum d'autodétermination. "Aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève (...) Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante", a déclaré Nicola Sturgeon lors d'une allocution.
Le combat
pour un "indyref2"
Le SNP est donné largement favori des élections de mai prochain pour renouveler le Parlement écossais. Pour Nicola McEwen, politologue à l'université d'Edimbourg, une forte victoire du parti indépendantiste renforcera la pression sur Londres pour accepter un deuxième référendum, déjà surnommé "indyref2". "Tout ce dont le SNP a besoin de parler, c'est du droit à décider, explique-t-elle. Il n'a pas besoin de rentrer dans les détails ou les difficultés liées à l'indépendance."
Le 30 novembre, Nicola Sturgeon avait déjà indiqué vouloir organiser rapidement un deuxième référendum sur l'indépendance en cas de victoire de son parti au printemps. "En mai prochain, nous demanderons au peuple écossais de nous faire confiance pour poursuivre la construction d'un pays meilleur", a indiqué la dirigeante lors du congrès annuel du SNP. "Je chercherai votre approbation, et celle de personne d'autre, pour qu'un référendum sur l'indépendance soit organisé rapidement une fois le nouveau Parlement formé".
"La question que vous devez vous poser est la suivante : à qui faites-vous confiance pour reconstruire notre économie ? Au gouvernement écossais que vous avez élu ou à la bande de 'Brexiters' de Boris Johnson ?", a-t-elle encore déclaré.
Londres
fait la sourde oreille
Pour l'instant, c'est Londres qui décide. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a exclu à plusieurs reprises l'idée de permettre à l'Ecosse d'organiser un nouveau scrutin. Si Nicola Sturgeon fait valoir que le Brexit a changé la donne, le locataire du 10 Downing Street rappelle que les Ecossais ont rejeté l'indépendance il y a seulement six ans. L'élection d'un nouveau Premier ministre britannique lors des prochaines élections législatives pourrait rebattre les cartes, mais ce ne sera pas avant 2024.
En refusant que l'Ecosse se prononce à nouveau, Boris Johnson prend le risque d'une crise au long cours. Car, pour les indépendantistes, Londres a trahi la confiance des Ecossais, ignorant la promesse faite en 2014 de respecter leurs droits comme citoyens européens s'ils demeuraient au sein du Royaume-Uni. Le député indépendantiste Ian Blackford, principal représentant du SNP à Westminster, n'a pas manqué de le rappeler jeudi, alors que les députés votaient pour valider l'accord sur les relations post-Brexit. "Forcer notre nation à quitter l'Union européenne signifie perdre une part précieuse de qui nous sommes", a-t-il plaidé, avant de voter contre le texte, qu'il a qualifié d'"acte de vandalisme économique impardonnable", rappelle Le Point (article pour les abonnés).
Reste une hypothèse, celle de voir les Ecossais organiser un référendum sans l'aval de Londres, à la manière des Catalans en 2017. La crise constitutionnelle pourrait alors bien être inévitable.


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