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Violences à Bagdad malgré le couvre-feu
Irak
Publié dans Le Temps le 10 - 04 - 2008

Le Temps - Agences - Une douzaine de personnes au moins ont été tuées hier à Bagdad en dépit du couvre-feu partiel imposé par le gouvernement dans l'espoir d'éviter une effusion de sang à l'occasion du cinquième anniversaire de la chute de la capitale.
Six personnes ont été tuées lors d'accrochages au cours de la nuit et six autres à la suite d'une explosion d'origine non déterminée survenue durant des obsèques dans le grand bidonville chiite de Sadr City, bastion de l'armée du Mahdi de l'imam radical Moktada Sadr, a rapporté la police.
Kassim Al Moudalla, directeur de l'hôpital Imam Ali de Sadr City, où les miliciens sadristes affrontent depuis dimanche les forces américano-irakiennes, déclare avoir reçu dans la journée quatre morts et 23 blessés.
La veille, les hôpitaux du quartier avaient recensé au moins 15 morts et 200 blessés.
Selon l'armée irakienne, une centaine de miliciens, une quarantaine de soldats ou policiers et un nombre équivalent de civils ont été tués depuis trois semaines dans la capitale.
"Qu'est-ce qu'ils font ? Le sol de l'hôpital est couvert du sang des enfants. Que fait le monde ? Ils voient le sang de nos enfants et ils ne font rien", s'indigne Moudalla.
La commission des droits de l'Homme du Parlement irakien a dénoncé dans un communiqué la "situation tragique" à Sadr City, où le blocus par les forces américano-irakiennes a entraîné une pénurie de vivres et de médicaments.
Moktada Sadr avait appelé à une manifestation monstre hier pour dénoncer la poursuite de l'occupation américaine mais il l'a annulée à la dernière minute en disant craindre que des Irakiens fassent couler à cette occasion le sang de ses partisans.
Le calme prévalait dans les autres quartiers de la capitale, où la circulation automobile était interdite toute la journée et les boutiques sont restées fermées.
"Cela m'a pris cinq ans pour me rendre compte que toutes ces promesses sur l'inauguration d'une nouvelle ère démocratique après la chute de Saddam Hussein n'étaient qu'un poisson d'avril", déclare une infirmière, Amina Abdoul Madjid.
Celle-ci, qui rentre chez elle à pied après une garde de nuit, confie ses sentiments en passant devant la place déserte du centre de Bagdad où l'armée américaine avait symboliquement abattu le 9 avril 2003 une statue de l'ancien président irakien.
Des dizaines de milliers d'Irakiens ont été tués depuis cinq ans, deux millions se sont exilés et au moins autant ont été déplacés par la guerre, qui a coûté aussi la vie à plus de 4.000 militaires américains, dont 12 depuis dimanche.
Le commandant des forces américaines en Irak, le général David Petraeus, a reconnu avant-hier devant le Congrès de Washington que la situation restait précaire et que les succès obtenus grâce à l'envoi de renforts l'an dernier étaient "fragiles et réversibles".
"Durant les cinq dernières années, nous n'avons vu que sang, bombes, couvre-feux et affrontements internes. Le gouvernement est totalement incapable d'apporter la sécurité", affirme Salim Hussein, un officier irakien en retraite. Mais pour Ammar Karim, un enfant de dix ans qui joue au football avec ses camarades dans une artère de Bagdad normalement grouillante d'activités et aujourd'hui déserte, ces couvre-feux fréquents sont une aubaine. "J'aime bien ce gouvernement à cause des couvre-feux. C'est le seul moment où nous pouvons sortir et jouer au foot. Autrement ma famille m'enferme à la maison."


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