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Les cours de vacances sont-ils vraiment nécessaires ?
Quand les parents mettent la pression sur leurs enfants
Publié dans Le Temps le 13 - 07 - 2008

Apparemment, dans pas mal de familles chez nous, l'enfant n'a pas le droit de se reposer, de se défouler. Il est souvent obligé par ses parents de suivre des cours même pendant les vacances. En fait, à peine ont-ils reçu le bulletin trimestriel que certains parents se mettent à la recherche d'un instituteur,
d'un professeur ou d'un étudiant pour donner des cours particuliers à leurs enfants dès les premiers jours des vacances. Ils leur achètent même les manuels scolaires et parascolaires correspondant à leurs niveaux respectifs, au risque d'en acheter d'autres nouveaux à la rentrée en cas de changement des programmes scolaires, ce qui est très fréquent chez nous ! Mais est-ce vraiment nécessaire d'engager des frais, parfois importants, pour préparer les enfants à la rentrée prochaine? Cette anticipation des choses n'est pas pourtant toujours bénéfique pour les enfants qui attendent avec impatience les grandes vacances pour se délasser et pour respirer...
Il est légitime que des parents se soucient de la scolarité de leurs enfants et de leur avenir, ce qui explique ce grand besoin d'améliorer leur niveau scolaire et de les voir un jour accéder à des postes éminents dans la société. Ils ont peut-être raison du fait, qu'aujourd'hui, l'accès à l'emploi devient de plus en plus difficile et nécessite une bonne qualification, ce qui constitue un facteur considérable de l'augmentation de la pression exercée par certains parents sur leur progéniture pour une excellente formation et une réussite scolaire brillante. D'où l'importance accordée à ces cours supplémentaires des vacances, considérés comme un moyen efficace pour garder l'enfant constamment en contact avec les études. Ce phénomène prend de l'ampleur chez nous, du fait que les 19/20 et les 20/20, obtenues comme notes dans nos écoles, sont devenues chose ordinaire, à la portée de tout élève assidu ! Pour certains parents, seule l'excellence compte ! Leur enfant doit briller par ses résultats exceptionnels dans toute la famille, dans tout l'établissement, voire même dans toute la région ou le pays ! C'est pour cette raison que pas mal de parents investissent beaucoup dans la réussite scolaire de leurs enfants. Les vacances, pour ces parents, constituent donc le bon moment de profiter de ce temps libre pour permettre à leurs enfants soit de rattraper des retards remarqués dans certaines disciplines, soit pour prendre un peu d'avance sur les programmes ? Ce phénomène s'accentue surtout avec les enfants qui vont accéder dès la rentrée suivante à des classes terminales (9è Année de base ou 4è Année secondaire), appelées communément des classes à examen.

Besoin d'une coupure
Or, les vacances, c'est du temps pour s'adonner à des activités (sorties, voyages, festivals...) que l'on n'a pas le temps de faire pendant l'année scolaire, et qui sont tout aussi bien récréatives qu'éducatives. Certes, les enfants ont besoin d'une coupure dans les apprentissages. Surtout ceux qui ont bien travaillé au cours de l'année se trouvent fatigués en fin d'année scolaire. Et puis, c'est leur droit de se marrer avec les copains. Il est vrai qu'une petite révision de temps en temps se révèle nécessaire dans une ou deux matières et qui ne demande pas forcément le recours aux heures supplémentaires ni à un programme trop strict, fixé d'avance par les parents. Qui trop embrasse mal étreint ! L'enfant se conforme généralement aux exigences parentales, mais souvent à contre-cœur, histoire de leur faire plaisir ! Il est donc normal que certains enfants ratent ces cours pour aller se divertir avec les copains sur la plage ou dans une salle de jeux sans se soucier du mal que leurs parents se donnent souvent à leur fournir ces cours de vacances !
Etant donné que les vacances d'été sont relativement longues, il est souhaitable néanmoins de soumettre son enfant, quelques jours avant la rentrée, à une petite révision des acquis antérieurs, sans pour autant entamer les programmes de la classe supérieure ; cela est, en effet, déconseillé par les pédagogues qui prédestinent l'instituteur ou le professeur dont les compétences pédagogiques et l'expérience sont d'une importance capitale dans l'exécution du programme. Cette petite révision serait certainement d'un grand secours surtout pour des élèves qui passent d'un cycle à un autre, un élève de 6è année de base qui va entrer au collège, ou un élève de 9è année qui passe au lycée. Il s'agit donc d'une mise dans le bain, d'autant plus que le passage d'un cycle à un autre peut s'avérer problématique pour certains élèves. En effet, l'élève qui va entrer au collège pour la première fois va devoir s'adapter à un nouvel environnement scolaire où il aura plusieurs professeurs et beaucoup de nouvelles disciplines à étudier, alors qu'il était habitué à deux instituteurs seulement en cycle primaire ; de même pour ceux qui vont entrer au lycée, ils auront des changements énormes, notamment l'emploi de la langue française en tant que langue véhiculaire de certaines matières (maths, physique, technique, sciences...) qui étaient enseignées en langue arabe durant les neuf années de l'enseignement de base. Ce passage d'un cycle à un autre marque un vrai hiatus qui pose énormément de problèmes pour les élèves auxquels il faut un bon temps pour s'adapter aux nouvelles conditions. Si des heures supplémentaires en été s'avéraient nécessaires, ce serait surtout pour ces enfants qui vont passer d'un cycle à un autre, en vue de leur permettre de rentrer au nouveau cycle du bon pied et sans panique. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».


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