Férid Ben Tanfous: Le banquier et le consul honoraire    OPPO A6 5G et A6x 5G lancés par OPPO en Tunisie offrant des avantages de performance, de puissance et de fluidité au quotidien    Hommage à Souad Guellouz: Elle était née pour être écrivaine, romancière, poète    Lancement de la première session de recrutement 2026 : dates et modalités    Ministère de l'Intérieur : attention parents, ces signes révèlent une consommation de drogue chez vos ados    SOS Villages d'Enfants Tunisie lance la campagne Couffin de Ramadan pour soutenir 9 000 enfants    L'odorat des chiens au service de l'oncologie médicale    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Anouar Brahem signe son grand retour en Tunisie avec l'ouverture de la 11e édition de Sicca Jazz au Kef    AWGHO: Une nouvelle dynamique africaine au service de la santé globale de la femme en oncologie    Jeune Tunisien condamné à 5 ans de prison pour maltraitances sur sa femme italienne    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Horaires de travail durant le mois de Ramadan 2026    Spéculation sur les denrées : grande opération contre les réseaux illégaux en Tunisie    Maths en panne : 7 élèves tunisiens sur dix en difficulté !    Dernière chance avant le 16 février pour déposer votre déclaration mensuelle !    Dégradations du VAR : la FTF promet des poursuites et un durcissement disciplinaire    Le romarin en Tunisie: Une ressource stratégique et une filière d'avenir    Mercato : Nader Ghandri signe en Libye avec Asswehly SC    La Chine ouvre grand ses marchés aux exportations africaines dès mai 2026    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    En vidéo : Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et ouvre les inscriptions    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    Le drame occulté des Tunisiens morts "pour la France" durant la Première Guerre mondiale    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Hyundai Tunisie organise la troisième édition de l'initiative solidaire 'Couffin du Ramadan'    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Les taekwondoistes tunisiens dominent le classement de la Coupe arabe juniors avec 8 médailles    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Il y a toujours moyen de s'arranger
Vacances estivales
Publié dans Le Temps le 18 - 07 - 2008


*
La tendance est à la location des « meublés ».
*
Au Cap Bon c'est pratiquement le « rush »
Toutes les villes côtières connaissent de véritables transformations de leur mode de fonctionnement durant l'été. Leurs activités redoublent d'intensité à l'image du nombre d'estivants qui y affluent. Ainsi, Sousse, Nabeul, Hammamet, Tabarka, Bizerte
et les autres connaissent un véritable rush qui engendre un surplus d'activités diurnes et nocturnes. Et ce ne sont pas uniquement les touristes qui sont à l'origine de ce bouleversement. Chaque ville a ses propres habitudes estivales en fonction de l'infrastructure disponible et le Cap-Bon montre si bien cette diversité. Si Hammamet, Nabeul et Kélibia offrent une infrastructure adéquate au tourisme balnéaire et leurs hôtels sont pris d'assaut par les touristes, notamment en été, les autres villes comme Soliman, Béni Khiar, Maamoura, Korba, Menzel Témime, Haouaria, etc offrent des opportunités pour un été en familles. Leurs villas sont prises d'assaut par les estivants de toutes les régions. Ces villages sont prisés par les Tunisois pour leur proximité de Tunis.
Le développement du phénomène de villégiature chez les Tunisiens a influé sur les modèles de construction dans ces coins de la Tunisie marine. Surtout qu'il a coïncidé avec la décentralisation de l'université. Ainsi, se sont développés les phénomènes de studios qui peuvent fonctionner « deux en un » dans les villes universitaires. En hiver, ils servent à héberger les étudiants, voire les enseignants de passage (et ils sont nombreux). En été, ils sont loués pour les estivants. Un autre type de « deux en un » est aussi suivi par les propriétaires. La famille du propriétaire peut séjourner pendant l'été dans un studio et libérer la bâtisse principale s'il existe une offre intéressante de location. Elle peut, aussi, construire et louer un, voire deux studios sommairement meublés. Les Tunisiens, les Algériens et les Libyens sont des locataires potentiels de ces demeures. Il suffit d'aller à Nabeul, Korba, Kélibia, ou encore Sousse, Monastir, Mahdia pour voir l'étendue du phénomène. Ce mode de villégiature est, actuellement, très suivi en Tunisie, semble-t-il.. La réalité montre qu'il est le plus adapté aux possibilités des estivants de la classe moyenne dont est issue la majorité des demandeurs potentiels.

La recherche du groupe
Loin de la surenchère dans un sens ou dans l'autre, les offres existent pour toutes les bourses et la qualité du logement, la nature de son ameublement et, surtout, sa proximité de la mer et des centres d'animation (s'il y en a) déterminent son prix. Il n'empêche que ces prix sont jugés par les estivants moins chers que ceux des hôtels. Celui qui cherche, peut trouver des opportunités intéressantes. Par ailleurs, il n'y pas uniquement ce côté coût élevé des séjours hôteliers , une bonne proportion des Tunisiens ne veut pas héberger dans des hôtels. Elle préfère sauvegarder son intimité, vivre « en famille » et pouvoir recevoir ses proches et ses amis. Les Tunisiens préfèrent, encore, le groupement familial pour la villégiature. Culturellement, ils vivent, encore, en « tribus » quoique de moindre dimension. Or, l'hôtel ne leur permet pas de vivre ce plaisir. Donc, ils se rabattent sur ces maisons de villégiature où deux, voire trois familles peuvent se partager le même logement et bénéficier du groupement, de la réduction des prix et de la mer.

Le rôle de l'administration
Bien qu'il n'y ait pas de statistiques officielles sur le nombre de Tunisiens qui font la villégiature dans ces logements de bord de mer, il existe des chiffres pour les Algériens qui sont près de 800.000 à adhérer à cette formule. En effet, sur plus de 950.000 Algériens passant l'été en Tunisie, 150.000 seulement ont choisi les hôtels. La proportion chez les Tunisiens est similaire. Et si la présence des Algériens est très remarquée à Sousse, Nabeul et Tabarka, les estivants tunisiens ne peuvent pas se faire différencier des autochtones de ces régions. Et une telle activité a intérêt à être organisée pour le bien de tout le monde. Il serait possible que l'administration développe de nouveaux modes de tourisme qui s'adapte à ce constat et réponde aux besoins des Algériens et des Tunisiens. Encore faut-il que ceci n'engendre pas des augmentations de prix. Les formules de maison d'hôte et d'auberge familiale peuvent être envisagées et éviter aux estivants de tourner en rond.
Mourad SELLAMI
-------------------------------------
Témoignage : Fatima, Algérienne : « c'est pénible de trouver une maison à notre goût »
Cette dame algérienne vient en Tunisie pour la 4ème année consécutive. Elle est accompagnée de sa grande famille. Ils sont une dizaine de personnes et ils empruntent deux voitures pour leur déplacement. Pour elle, l'hôtel n'est pas le mieux indiqué : « d'une part, c'est très cher même si les hôteliers nous font des propositions alléchantes pouvant descendre jusqu'à 30 dinars la nuitée en demi-pension. Or, à ce prix très bas, on est déjà à 300 dinars la nuitée. La dizaine de jours nous revient à trois mille dinars ! Donc, il serait plus intéressant de trouver une bonne villa proche de la mer. Les deux premiers jours sont vraiment pénibles. Nous essayons de faire des contacts préalables mais ce n'est pas toujours fructueux. Nous souhaitons qu'il y ait des organismes qui gèrent ce processus et nous évitent le stress inutile. »


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.