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Laisser faire ; laisser aller...
Citoyen/ Administration
Publié dans Le Temps le 22 - 08 - 2008

La préservation du domaine public, cette richesse nationale, impose un contrôle très rigoureux. Parmi les moyens susceptibles de garantir cette rigueur, il y a, à notre avis, la variété des procédés de contrôle et leur innovation permanente. On propose, à ce propos, l'organisation d'enquêtes sur place, en allant vers les prestataires pour écouter leurs réclamations et recueillir leurs suggestions,
loin des procédures administratives habituelles basées uniquement sur la paperasse.
Une telle méthode a l'avantage de prendre au dépourvu « certains » responsables, de les empêcher de recourir à des manœuvres visant à occulter les problèmes existants, à fausser la réalité ; ainsi, l'émissaire de l'autorité de tutelle ou la commission chargée de la mission ne seraient pas dupés et ils pourraient se faire une idée assez précise sur la situation.
En dépit de leur efficacité, ces moyens de contrôle de l'administration par l'administration demeurent insuffisants tant qu'il n'y a pas le concours du citoyen. On irait jusqu'à dire que c'est lui qui doit être le premier contrôleur, le premier superviseur étant donné qu'il est le noyau autour duquel s'articule toute la fonction administrative. Il est sa raison d'être et sa finalité, ce qui veut dire que tout forfait commis par l'administration c'est à son encontre qu'il est accompli. Il est le seul à en subir les dégâts.

Citoyenneté
En défendant le service public, c'est en fait sa personne qu'il défend ; alors s'il tient à jouir de ses droits, qu'il s'acquitte au préalable de ses devoirs de citoyen.
Il n'échappe à personne que les problèmes que connaît notre administration ont tendance à s'amplifier et à s'aggraver ; cette situation s'explique en partie par l'attitude passive de certains citoyens, par leur renoncement à leur citoyenneté, c'est-à-dire à leurs droits et obligations.
Un bon nombre de nos concitoyens ne saisissent pas les opportunités que leur accorde la loi, ils se dérobent, prétextant qu'en cas d'abus, toute action menée à l'endroit de l'administration est une cause perdue, une peine inutile.
Ils ignorent ou plutôt feignent d'ignorer que celle-ci ne s'identifie pas à des individus, qu'elle est une institution régie par la loi et que ces derniers sont tenus de veiller à sa bonne marche en se conformant à cette loi.
Le fonctionnaire, quel que soit le degré hiérarchique qu'il occupe, quel que soit l'étendue de son autorité, n'est pas en droit de faillir à ses devoirs ni d'instrumentaliser le pouvoir qui lui est confié, d'en faire un moyen pour atteindre des buts personnels sinon il se rendrait coupable de prévarication.

Principes qu'on feint d'ignorer
L'administration n'est pas une propriété privée, elle est un bien public, le responsable est là pour servir le citoyen ; ce principe n'échappe à personne, mais un bon nombre des gens de chez nous font mine de ne pas le savoir, ils démissionnent de leurs droits et manquent à leurs devoirs délibérément.
Dans l'antiquité grecque et romaine, être citoyen, pour les hommes libres, c'était appartenir à une cité et jouir de ce qu'on appelait « droit de cité », c'est-à-dire la liberté et la participation à la vie publique. Mais plus tard, avec la révolution française, le terme a été valorisé, puisqu'il a pris une nouvelle dimension : les citoyens, dont l'ensemble constitue le peuple souverain, sont égaux en droit et participent en cette qualité au pouvoir politique, à la gestion de la vie de la république. Elle a mis fin, du moins dans les textes de loi, à la discrimination raciale et sociale, et même au sexisme qui caractérisaient les cités athénienne et romaine où seuls une poignée d'hommes privilégiés avaient droit à ce statut ; le mot citoyen est devenu indissociable de l'idée de démocratie, la démocratie qui nous gouverne aujourd'hui.
Il découle de ce qu'on vient de développer que ne mérite le statut de citoyen que celui qui a le sens civique, que celui qui prend une part active à la vie publique, mais l'individu qui fuit ses responsabilités en se cachant derrière des palissades de mensonge comme ceux qu'on a cités plut haut relatifs à l'inutilité des réclamations en raison de la toute puissance de l'administration pour faire excuser son renoncement à ses droits, qui est une forme de lâcheté, cet individu-là cesse d'être citoyen. Il devient un vassal dépendant du « seigneur ou, pis, un esclave entièrement soumis au bon vouloir du maître qui n'hésiterait pas à inventer de nouvelles méthodes de servitude pour tirer de lui le maximum de bénéfices possibles ».
Voilà où en arrivent les choses quand nous n'assumons pas pleinement notre rôle de citoyens, car ce n'est pas le texte de loi en lui-même qui nous préserve des abus, mais c'est sa mise en application que l'on doit revendiquer par notre action consciente et incessante.


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