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« cosi ; cosi... »
Sens civique et hygiène de vie
Publié dans Le Temps le 11 - 09 - 2008

L'hygiène c'est la santé, c'est la manière d'entretenir son corps. Cela consiste en l'observation d'un ensemble de règles bien déterminées, en l'adoption d'un mode de vie bien défini. Ces pratiques doivent être une sorte de réflexe, un rituel, car à la moindre rupture si brève qu'elle soit l'ordre établi est brisé,
et même en reprenant nos bonnes habitudes, nous devons mettre du temps pour réparer les dégâts et permettre à notre corps de retrouver son équilibre, sa bonne santé, l'hygiène est donc une continuité dans le temps. Mais elle concerne aussi le comportement en société, en ce sens qu'elle se définit par la propreté du corps, le régime alimentaire diététique, l'équilibre psychique, l'épanouissement intellectuel, le sens civique ; c'est une totalité. En d'autres termes, l'hygiène de vie c'est être sain de corps et d'esprit. Qu'en est-il chez nous ?
Comme nous sommes au mois de Ramadan, la réponse ne peut pas être positive du moins en ce qui concerne le régime alimentaire, c'est la première manifestation du manque d'hygiène de nos compatriotes. Mais il ne s'agit pas malheureusement d'un manquement périodique à la règle, ce comportement qui prend des proportions démesurées pendant ce mois révèle la vraie nature de beaucoup de Tunisiens. En effet, en dehors de la voracité qui s'installe durant cette période de l'année, il est évident que nos habitudes dans ce chapitre ne sont pas des plus saines, cela se vérifie aussi bien au niveau quantitatif que sur le plan de la qualité de ce que nous mangeons. Dans notre pays, on n'a pas d'horaires fixes pour manger, les restaurants et les pizzerias ne désemplissent pas à longueur de journée, on s'y rend dès qu'on sent un petit creux dans l'estomac, peu importe l'heure, le matin, l'après midi, dans la soirée. Les moments les plus convoités sont ceux qui se situent en dehors des heures fixes des repas ; cet appétit non stop, cette faim dévorante sont apaisés par le grignotage. Le pire c'est que l'on n'observe pas certaines règles élémentaires d'hygiène, on mange beaucoup et on ne sait pas quoi manger, on consomme des pâtisseries trop sucrées et des plats qui regorgent de protéines, de matière grasse, les principaux facteurs de l'obésité, la génératrice des maladies telles que le diabète et le cholestérol. Les aliments diététiques, qui nous préservent du surpoids et donc de ces maladies, sont presque proscrits de nos menus. Avec cette boulimie et ce manque d'hygiène, le Tunisien pratique peu le sport, et ce n'est pas le manque d'espace qui l'en empêche, mais plutôt le manque de volonté, car on peut faire du footing par exemple même sur le trottoir ou sur le bas côté d'une route.

Réalité sociale
L'hygiène corporelle laisse à désirer, notre réalité sociale nous en fournit plusieurs exemples. Quand on se mêle à la foule dans le bus, les hôpitaux, les administrations, les souks, les marchés..., on respire toutes les odeurs, le parfum se confond avec la puanteur, on bouche le nez, on tourne la tête vers une autre direction, on retient la respiration, on accomplit toute une gesticulation sans parvenir à nous libérer de ces odeurs nauséabondes. A la fin, on jette l'éponge, on s'y rend surtout quand on est coincé dans un bus ou une file et qu'on se trouve exposé à l'une de ces aisselles dégoûtantes de sueur ; l'oxygène commence à se faire rare, on respire très mal et tout ce qu'on peut espérer à ce moment c'est que l'attente ou le trajet seront courts pour écourter notre supplice et échapper à l'asphyxie.
Cette fétidité est la preuve irréfragable de la négligence d'un bon nombre de Tunisiens de leur propreté, et personne de ces gens-là ne peut alléguer ses difficultés financières pour expliquer cette omission coupable, car l'eau courante est disponible et le savon ne coûte pas cher, on trouve toujours le moyen de prendre soin de son corps même si on porte des haillons : la propreté c'est une question de mentalité, elle n'a rien à voir avec les moyens financiers. Et ici nous touchons à l'hygiène mentale, elle se reflète dans le comportement en société, là aussi le constat n'est pas satisfaisant, partout on relève des actes et des propos d'incivilité.

Incivilité
Dans le bus et le métro, on vous pousse et on vous marche sur les pieds à la montée, au cours du trajet et à la descente, vous êtes constamment rudoyé, et si vous n'êtes pas costaud, vous ne pouvez pas rivaliser avec eux. On reconnaît que les conditions de transport ne sont pas convenables, mais ce n'est pas une raison de manquer de respect aux autres, de les bousculer, de les insulter en particulier quand ils sont âgés. Autre fait déplorable, c'est lorsque vous faites la queue et que quelqu'un de « pressé » vient vous prendre votre place, ces scènes deviennent habituelles, on les voit dans plusieurs endroits : les hôpitaux, les centres de visite technique, les stades... Puisque on parle d'habitudes, on en cite d'autres : garer sa voiture sur le trottoir, griller le feu rouge et couvrir d'injures les protestataires, fumer dans les endroits publics, jeter les mégots et cracher partout, et la liste est encore longue. Le comble de ce comportement pathologique c'est les grossièretés débitées gratuitement tellement elles sont banalisées, une série de contraventions qui rendent notre quotidien très difficile à gérer.
A notre avis, les auteurs de ces fraudes sont encouragés par le laxisme au niveau de l'application de la loi ; on se demande pourquoi elle reste lettre morte alors qu'elle est toujours en vigueur. Ces contrevenants changeront à coup sûr leur attitude quand ils auront à payer les conséquences de leur inconduite : la sanction a un effet persuasif.
En France, il est interdit de fumer dans les endroits publics sous peine d'amende, dès son apparition, la loi prohibitive a eu un effet immédiat, aussitôt votée, aussitôt appliquée et avec rigueur, ce qui a permis d'améliorer le vécu des gens dans ce pays. Un bon nombre de nos concitoyens n'ont pas encore cette culture de l'hygiène sociale, ils se nuisent sans s'en rendre compte et lèsent les autres en connaissance de cause, tous ceux qui évoluent dans leur entourage, c'est un acte ludique pour eux. Dans l'impunité, la violation de la loi devient pour ces esprits malades la marque de leur « force » et leur « bravoure », alors il faut que la loi intervienne pour leur rappeler leur vrai statut et sauvegarder ainsi le droit des autres, les récalcitrants à l'ordre doivent être sévèrement réprimés. Voilà comment on peut assainir notre environnement social et garantir la société de demain contre de tels dérapages.


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