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Quel bilan 13 ans après
Le centre de formation des jeunes footballeurs de l'Etoile
Publié dans Le Temps le 18 - 09 - 2008

Cela fait treize ans que l'Etoile Sportive du Sahel, à l'instar des grands clubs de la planète foot, est dotée d'un centre de formation des jeunes footballeurs. L'idée de créer ce centre germait dans l'esprit de Othman Jenayah depuis son investiture à la tête de l'Etoile, une année avant la mise en place de ce projet. C'était en 1995.
Une année exceptionnelle, qui a vu l'Etoile fêter son70ème anniversaire et étrenner sa première Coupe d'Afrique, celle de la CAF au cours d'une soirée mémorable. L'Etoile du Brésilien José Dos Santos venait en effet de surclasser l'ASKaloum par le score de deux buts à zéro, le match aller s'était soldé par un (0-0). Othman Jenayah, se rappelle de ces événements comme si c'était hier : « L'année 1995 a marqué l'histoire du club par les événements qu'elle a connus dont principalement la création du centre de formation et l'inauguration du nouveau siège administratif du club ».
En dépit d'une infrastructure sportive alors insuffisante, l'idée devenue quasiment une obsession devait être matérialisée. Jenayah n'en démord pas : « il fallait commencer. Avec les moyens de bord, les structures et les hommes prennent place. Le duo Mohamed Dhib et Jalloul Gharbi sont chargés de la direction technique du centre.
Deux cadres compétents et enthousiastes pour entamer le travail et c'est parti ! D'ailleurs, il n'a pas fallu longtemps pour que les recruteurs de Qatar se manifestent pour « détourner » Dhib et Gharbi. « Après mûre réflexion, nous avons opté pour l'école française. Le hasard a fait bien les choses. Au cours d'un stage de l'équipe seniors de football effectué à Toulouse, nous avons rencontré Jean Fernandez, Bernard Girès et René Lobello. L'accord est conclu pour que Fernandez nous apporte toute son expérience acquise au centre de l'ASCannes où Zinedinne Zidane a fait son éclosion, aidé par ses compatriotes Girès et Lobello.
L'expérience s'est avérée fructueuse puisque bon nombre de jeunes encadrés au sein de ce centre connaîtront une ascension rapide ».

« La vitesse de croisière »
Pour Jenayah et son comité directeur, la continuité n'était pas un vain mot. Fernandez et ses compères ne pouvaient pas rester plus longtemps à Sousse. Leur succèderont celui qui deviendra célèbre et qu'on lui reconnaîtra le travail méthodique et efficace, Philippe Goubet son assistant Philippe Marchand et l'entraîneur des gardiens Tizrot. Le nouveau directeur de formation, Philippe Goubet ne tardera pas à confirmer sa vocation de spécialiste de la formation des jeunes qu'on lui reconnaît à Toulon et Bordeaux. Othman Jenayeh n'en disconvient pas : « Je pense que l'avènement de Goubet a permis au centre d'atteindre sa vitesse de croisière. Les structures ont été consolidées de la manière la plus scientifique possible et la formation est dispensée sous toutes ses facettes, méthodiquement. Et on a commencé à cueillir les fruits avec la naissance de nouveaux talents tels que Hagui, Belbouli puis Chikhaoui et Felhi pour ne citer que ceux-ci ».
Il ne faut pas, cependant, omettre l'intendance et la logique qui ont accompagné le travail technique. Outre le matériel moderne mis à la disposition des entraîneurs du centre de formation, une commission médicale présidée par Dr. Sadok Korbi veillait à la santé des jeunes footballeurs en assurant et les soins et le suivi de l'évolution.

La stratégie
Pour réussir l'œuvre, il faut être suffisamment outillé.
Les dirigeants de l'Etoile, Jenayah en premier lieu, ont compris que la formation selon le modèle de la « pyramide » est révolue. Le foot ne peut plus rester indéfiniment un sport de masse même si le nombre - et non le grand nombre - est indispensable pour favoriser le tri, la sélection et en un mot l'élitisme. La performance, on le sait, ne peut qu'émaner d'une élite. Et ce ne sont que les plus doués qui ont une place dans le centre de formation de l'Etoile.
Parallèlement, un réseau de recruteurs ou plutôt de prospecteurs ont mis en place pour couvrir l'ensemble du territoire tunisien. Philippe Goubet se chargeait de rester.
L'organisation ne se limite pas à la Tunisie puisque des relations sont nouées avec des représentants africains pour faire venir des jeunes doués pour une éventuelle insertion dans le centre. Ces antennes ont permis à l'Etoile de « se procurer » quelques jeunes qui se sont ensuite frayé du chemin dans le monde du professionnalisme tel que, entre autres, Omar Kalabane.

Infrastructure, une nouvelle dimension
Les efforts des prédécesseurs de l'actuel comité directeur de l'Etole ont abouti à la réalisation du nouveau complexe sportif situé à quelques encablures du stade olympique de Sousse, conjugués à la volonté du Chef de l'Etat de doter la ville de Sousse de l'infrastructure qui sied à l'Etoile et à sa jeunesse. Du coup, on se retrouve avec six nouveaux terrains gazonnés si l'on tient compte des annexes du stade olympique retapés à neuf à l'occasion de la CAN 2004. Une infrastructure adéquate et suffisamment nécessaire aux besoins du centre de formation et de la section professionnelle de l'Etoile.

La parenthèse Duguépéroux
La formation, on le sait, est un chantier interminable. Et ce n'est pas uniquement en football que l'on doit assurer une formation continue à travers les générations. Pour former une « cuvée », il faudrait une continuité notamment au niveau du staff formateur, trois à cinq ans sont souhaitables. Cela n'a pas été le cas de Duguépéroux qui aussitôt terminée sa mission à la tête de seniors de l'EST, a été accueilli dans le giron de l'Etoile, pour s'occuper justement du centre de formation des jeunes. Son passage n'a duré que l'espace d'une année sans que des résultats tangibles soient enregistrés. On parle même d'une quelconque régression dans la gestion technique. Mais on lui reconnaît d'avoir fait le tri parmi l'effectif du centre en éliminant 150 jeunes footballeurs, juste avant son départ de l'Etoile. Devrait-il faire ces choix à son arrivée il y a un peu plus d'un an ? Quoiqu'il en soit, il faudrait désormais, repartir avec les meilleures garanties possibles.
L'engagement d'un autre technicien français, Hervé Gauthier, entre dans cette optique.

Football-loisirs
On sait que parallèlement au centre de formation, l'Etoile dispose d'une autre structure performante : « Académie de football. Créée vers la fin de l'année 1995, cette structure continue de pourvoir le centre en jeunes « académiciens » à la fois doués et passionnés. De la passion justement, on en parle. La mise en place récemment d'une catégorie de foot-loisirs composée de jeunes moins doués que les autres mais qui peuvent un jour exploser qui sait ?! « et une bonne chose » selon l'ancien président Othman Jenayah : « Ces jeunes qui rêvent d'appartenir à l'Etoile méritent d'être convenablement encadrés. Ce sont les étoilistes de demain ». Mais ce qui importe le plus pour ces jeunes est que la passion reste intacte.
Elle ne peut l'être que si elle est pratiquée dans de conditions convenables. On pourra épargner à ces jeunes des entraînements entre midi et quatorze heures c'est-à-dire à heure du déjeuner et de retour en classe. Simplifions-leur les choses d'autant que les terrains éclairés ne manquent plus !

Gare à la boulimie !
Une question est cependant répétée ici et là tant par les observateurs que les supporters : pourquoi recrute-t-on tant que çà ? Une question qui mérite réponse. A-t-on changé de stratégie ou simplement changé le fusil d'épaule ?
Dans les deux cas la manœuvre est fausse. L'Etoile devra tout mettre en œuvre pour que le centre de formation produise de bons éléments capables de se mêler à la concurrence avec leurs aînés des équipes « espoir » et « seniors ». Et c'est uniquement à ce niveau que l'on peut apprécier la réussite ou avouer l'échec.


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