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Le conseil d'établissement, projet mort-né ?
Vie scolaire :
Publié dans Le Temps le 25 - 09 - 2008

Dans le cadre de l'organisation de la vie scolaire et en vertu du décret n° 2437 du 19 octobre 2004, il a été décidé de créer un conseil d'établissement au sein de chaque institution scolaire (collèges et lycées) dès l'année scolaire 2006/2007.
En principe, ces conseils existent depuis déjà deux ans ; mais dans la réalité, ils restent figés au stade de leur création et plongés dès le début dans une profonde léthargie, et ce dans la quasi-totalité des établissements scolaires. D'ailleurs, le problème de ces conseils d'établissement a été soulevé lors de la conférence de presse tenue par le ministre de l'Education et de la Formation qui a promis de prendre les mesures nécessaires pour dynamiser ces conseils. Mais pourquoi un tel projet, supposé créer une atmosphère de dialogue et de concertation au sein de l'école en faisant participer tous les acteurs scolaires est-il voué à l'échec ou du moins frappé d'inertie ?
Avant de répondre à cette question, il vaudrait peut-être mieux revenir au texte du décret relatif à la création de ces conseils pour avoir une idée sur les principes, les objectifs et l'organisation de ces conseils. En fait, selon ledit décret, le conseil d'établissement doit être présidé par le directeur ou le proviseur de l'institution scolaire et le surveillant général est le rapporteur des réunions. Ces deux membres sont permanents. Le total des autres membres est fixé à 24 pour les lycées répartis comme suit : 12 représentants du corps enseignant, 04 représentants des élèves, 04 représentants des parents, 02 représentants des surveillants, 01 représentant des cadres administratifs et 01 représentant des agents techniques. Pour les collèges, le nombre des membres est fixé à 22 seulement dont 12 représentants des enseignants, 03 représentants des élèves, 03 représentants des parents, 02 représentants des surveillants, 01 représentant des cadres administratifs et 01représentant des agents techniques. Le même décret prévoit les conditions d'éligibilité pour chaque catégorie des membres et les procédures des élections. Le mandat de ces conseils est fixé à trois ans, mais à un an seulement pour les élèves et les parents qui doivent être remplacés par des élections partielles. Le décret stipule également que le conseil d'établissement doit se réunir au moins trois fois durant l'année scolaire et qu'en cas de besoin, une réunion extraordinaire pourrait avoir lieu.
A vrai dire et d'après les dispositions de ce décret, les procédures sont démocratiques. Mais, selon l'opinion de la majorité des enseignants, c'est la façon dont la campagne électorale et les élections se sont déroulées qui était sujette à caution. On croit savoir que les rares conseils qui ont été mis en place depuis deux ans ont été « montés » de toutes pièces, loin des procédures démocratiques prônées par le décret. Pourtant, La création d'un tel conseil au sein de chaque établissement scolaire est sans doute un projet ambitieux qui vise à instaurer les bases de la démocratie dans la vie scolaire et établir des liens de coopération entre tous les acteurs en vue d'améliorer les conditions de travail et assurer la bonne marche de l'institution scolaire. D'ailleurs ces conseils d'établissement existent depuis longtemps dans d'autres pays et ont fait leur preuve : l'école d'aujourd'hui nécessite la participation de tous pour progresser.
Mais voilà que ce projet trébuche encore chez nous. Est-ce le fait qu'il est mal parti ? Est-ce parce qu'il est mal compris par les uns ou carrément rejeté par les autres ? En effet, il semble que dès le début ce projet n'a pas eu assez d'écho ni auprès du corps enseignant ni auprès du syndicat de l'enseignement secondaire. Et pour diverses raisons. Quoique le ministère de tutelle affirme que le projet a été soumis à une grande consultation avec toutes les parties concernées, notamment le syndicat du secondaire, et que plusieurs suggestions ont été prises en considération avant l'approbation du projet, certains points de litige restent en suspens. D'abord, le syndicat demande que ces conseils aient un aspect exécutif et pas seulement législatif (c'est-à-dire dont les décisions sont exécutables) ; ensuite, on exige que le président de ce conseil soit élu tout comme les autres membres ; enfin, on revendique que le budget de l'établissement soit débattu par le conseil. D'autres critiques ont été adressées contre la création de ces conseils d'établissement concernant les parents et les élèves délégués qui sont membres à part entière et des appréhensions ont été exprimées quant à la transformation des réunions du conseil en séances de plaidoiries des causes de leurs enfants et de leurs problèmes scolaires strictement personnels, quitte à critiquer certains profs ou mettre en cause certaines questions d'ordre pédagogique qui ne les concernent pas. C'est pour toutes ces raisons que les élections n'ont pas eu lieu dans certains lycées et que même si certains directeurs sont parvenus d'une manière ou d'une autre à installer des conseils dans leurs établissements respectifs, rien n'indique que ces conseils fonctionnent convenablement depuis leur création, il y a deux ans.
D'ici la rentrée prochaine, les conseils d'établissement auront épuisé leur premier mandat (3 ans). Il reste donc une année avant les élections de nouveaux conseils, un temps assez suffisant pour que toutes les parties concernées se mettent à réviser certaines lacunes ayant trait aux objectifs, aux prérogatives et aux procédures administratives de ces conseils pour que le deuxième mandat débute sur des bases solides, dans la transparence totale et à la satisfaction de tous. Il y va de l'avenir de notre école !


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