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Suffit-il d'assurer ses droits à l'enfant ?
Publié dans Le Temps le 20 - 11 - 2008

*La journée Internationale des Droits de l'Enfant permet d'évaluer des chiffres où les enfants tunisiens sont sécurisés. Si la législation est claire, si les droits de l'enfant sont inaliénables, ce n'est pas une raison pour que la famille se désengage...
Cette journée internationale, célébrée chaque année, est une occasion privilégiée pour faire valoir la Convention Internationale des Droits de l'Enfant de1989 et se remémorer les devoirs des parents envers leurs enfants. En effet, tant qu'un enfant est mineur, les parents sont responsables de sa protection, de sa santé, de son éducation, bref de son épanouissement. De même, dans le cadre de ses responsabilités dans l'entretien de l'enfance, l'Etat s'engage à fournir toutes les infrastructures et tous les services nécessaires en vue d'améliorer la condition des enfants - hommes de demain - et promouvoir leurs droits, notamment leur protection contre toutes les formes de délinquance, de violence et d'exploitation. Les enfants tunisiens bénéficient, en outre, de leur propre journée, célébrée le11 janvier de chaque année, « La Journée Nationale de l'Enfance »

L'enfance en Tunisie jouit d'une grande protection sur tous les plans (éducation, santé, loisirs...) ; les statistiques fournies par l'UNICEF sur notre pays le prouvent. La situation de l'enfant en Tunisie est de loin meilleure que celle des enfants en Afrique ou en Asie où de nombreuses injustices sont perpétrées quotidiennement contre les enfants dont les droits sont bafoués par la société.
En effet, selon des études faites par l'OIT, il y aurait près de 250 millions d'enfants de 5 à 14 ans qui travaillent dans le monde. Le taux de participation des enfants de 5 à 14 ans représente 27% de l'activité économique mondiale. Sur ces 250 millions, 120 millions travaillent à temps plein et 130 millions travaillent à temps partiel. De même, 110 millions de ces jeunes travailleurs sont des jeunes filles (44%) et 140 millions sont des garçons (56%).
En ce qui concerne la scolarisation, quelque huit millions d'enfants en âge de suivre l'école primaire, dont cinq millions de filles, ne sont toujours pas scolarisés dans le monde arabe, révèle un rapport publié par l'UNESCO en 2003. De même, un rapport de l'Unesco, rassemblant les statistiques les plus récentes sur l'éducation dans 22 pays de l'Asie du Sud et de l'Ouest, montre qu'il y a environ 32 millions d'enfants non scolarisés. Or, en Tunisie, le taux de mortalité des enfants ne cesse de s'améliorer (18,5 ‰ en 2007) et le taux de scolarisation a atteint 99,1 % (année scolaire 2007/2008).

A voir ces chiffres, rien n'empêche de dire que l'enfant tunisien est à l'abri de tous ces destins tragiques auxquels sont condamnés des millions d'enfants dans plusieurs régions du monde. Cependant, il faut reconnaître que les droits reconnus aux enfants ne sont pas conçus de la même façon chez tous les parents qui sont les premiers concernés par l'application de ces droits. Cela dépend encore de la mentalité, du niveau d'instruction et peut-être même du milieu familial ou social de certains parents quant à la façon d'entretenir leur progéniture. En effet, l'éducation des enfants incombe avant tout aux parents qui doivent leur apprendre la vie en société (politesse, respect d'autrui, courtoisie, franchise, responsabilité...) ; alors que certains parents croient avoir bien accompli leur devoir envers leur enfant par le simple fait de l'inscrire obligatoirement à l'école dès l'âge de six ans ou de lui assurer des cours supplémentaires tout le long de sa scolarité. Le suivi et l'encadrement de façon permanente de la part des parents sont pourtant nécessaires pour une éducation saine de l'enfant. Aujourd'hui, beaucoup d'enfants sont éduqués, tour à tour, dans des crèches et les jardins d'enfants et une fois à l'école, ils passent leur temps libre dans des garderies et ne rentrent chez eux que le soir quand leurs parents viennent les chercher. Une fois rentrés, on dîne et on s'endort. Les discussions parents-enfants sont presque inexistantes. C'est à peine si la mère ou le père demande à l'enfant ce qu'il a eu comme notes ce jour-là !

Le loisir, l'un des droits fondamentaux de l'enfant
Pour ce qui est des distractions et des jeux, l'un des droits fondamentaux de l'enfant, toutes les facilités et les moyens sont mis à la disposition de nos enfants. La Tunisie réserve à ses enfants une place importante en matière de loisirs, quoique certaines régions, notamment les zones rurales, n'aient pas encore eu suffisamment leur part du gâteau. Ce sont les enfants des villes qui ont la part du lion en matière de loisirs et de distraction. A part les multiples clubs sportifs et culturels auxquels l'enfant tunisien peut adhérer, on le voit de plus en plus s'adapter dès son jeune âge aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).
L'entrée progressive de l'ordinateur dans les foyers tunisiens, le nombre sans cesse croissant d'abonnements à l'ADSL et l'utilisation massive du téléphone portable par les Tunisiens, tout ce monde informatique n'est plus étranger à l'enfant tunisien qui en devient de plus en plus dépendant.
Mettre à la disposition des enfants d'aujourd'hui toutes ces NTIC n'est plus un luxe ; cela fait partie de leurs droits : l'accès au net est devenu aujourd'hui une chose indispensable à l'enfant qui y trouve son univers ludique. Pas mal d'enfants chez nous trouveraient la vie vide et ennuyeuse sans Internet, surtout les adolescents qui commencent à se faire des amis du monde entier via le net. C'est leur droit, certes, l'enfant, tout en jouissant de ses droits, peut être exposé à certaines dérives. En effet, la navigation sur la toile et les discussions sur le net dans le cadre de chats pourraient représenter des risques énormes pour ces jeunes enfants. Sans doute, l'accès au net et les contacts que l'enfant peut établir avec d'autres enfants du monde s'inscrivent dans ses droits à la communication, à l'information et à la liberté d'expression. Toutefois, les parents, en tant que premiers responsables de la protection de leurs enfants, manqueraient à leur devoir s'ils n'exerçaient pas leur contrôle sur ces jeunes internautes susceptibles d'être à tout moment confrontés à des contenus choquants. . De même, le téléphone portable, qui est aujourd'hui entré dans les poches de beaucoup d'enfants même encore en bas âge, pourrait se révéler une arme à double tranchant quand bien même il serait perçu par certains parents comme un outil de sécurité et de contrôle. Ces nouvelles technologies, considérées uniquement comme des « instruments » de divertissement par la majorité des enfants, pourraient nuire à leur santé et à leur personnalité quand elles ne sont pas utilisées à bon escient

Etre à l'écoute de son enfant
L'argent de poche ? C'est aussi un droit pour les enfants et un devoir pour les parents. La majorité des parents en donnent volontiers à leurs enfants. Même ceux qui pensent que les enfants n'en ont pas forcément besoin, sous prétexte qu'ils sont bien logés, nourris et habillés, n'hésitent pas à en donner à leurs enfants ! Dépenser son argent à sa guise, cela donne à l'enfant un sentiment d'autonomie et de liberté. Mais est-on toujours sûr qu'il sache gérer convenablement ses sous ? Les parents, doivent-ils avoir un droit de regard sur l'utilisation de l'argent de poche ou bien laisser les enfants en faire ce qu'ils souhaitent, histoire de les responsabiliser et de leur faire confiance quant à leur capacité de devenir adultes ? Là encore, l'intervention des parents est souhaitable, du moment que certains enfants, n'ayant pas la notion de l'argent, pourraient le gaspiller dans des futilités chères, inutiles et parfois nuisibles (cigarettes, par exemple) Ainsi le droit de l'enfant ne consiste pas de se procurer de l'argent de ses parents pour satisfaire des caprices personnels mais surtout d'apprendre à bien s'en servir.
Il est peut-être facile d'accorder à son enfant tous ses droits matériels et physiques ; cependant le meilleur droit qu'on puisse accorder à un enfant est sans doute le soutien moral, en communiquant, en dialoguant avec lui. L'important est d'être à l'écoute de son enfant. La présence des parents à ses côtés est toujours rassurante, surtout pour un enfant qui a des difficultés à l'école ou ailleurs. Les paroles de l'adulte sont un grand réconfort pour un enfant en détresse, et, puis, cela lui évitera sans doute pas mal de dérives dans ce monde plein de tentations.


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