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Un tout indivisible
Le Chef de l'Etat préside une cérémonie à l'occasiondu 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Publié dans Le Temps le 13 - 12 - 2008

La "Clef d'Al-Qods Al-Sharif" remise au Présiden Ben Ali
Carthage-TAP - Le Président Zine El Abidine Ben Ali a souligné, dans le discours qu'il a prononcé, en présidant la cérémonie organisée, hier, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme,
que la résolution des Nations Unies concernant la célébration de ce soixantième anniversaire, se trouve en harmonie avec la politique et les orientations adoptées par la Tunisie, depuis le Changement, aux fins de protéger les droits de
l'Homme, de les promouvoir et de les défendre.
Il a relevé, dans ce contexte, que les droits de l'Homme sont un symbole civilisationnel, en même temps qu'un impératif moral et politique pour la réalisation de
l'humanité de l'individu et le parachèvement des attributs de la dignité dans la vie des peuples.
Le Chef de l'Etat a mis l'accent sur l'universalité et la globalité des droits de l'Homme, soulignant la place de choix qu'occupent ces droits et ces principes dans la Constitution depuis la réforme de 2002, s'agissant notamment de la consécration du partenariat entre l'homme et la femme, de la consolidation des valeurs de solidarité
et d'entraide, en plus de l'adoption d'une politique favorisant la corrélation entre la démocratie, le pluralisme et la participation politique, et entre un processus de développement intégral engagé conformément à une stratégie de réforme judicieuse.
Le Président de la République a indiqué que les prochaines échéances politiques seront autant d'opportunités nouvelles pour l'approfondissement des attributs à même de garantir la préservation du processus démocratique pluraliste des risques de rechute et de retour en arrière à travers notamment la consécration de la culture démocratique dans la pensée comme dans la pratique.
Il a affirmé que les valeurs et les principes des droits de l'Homme sont trop nobles pour servir des intérêts particuliers ou être manipulés à des fins politiques; encore moins pour que quiconque s'y présente en donneurs de leçons.
Cette cérémonie a été marquée par la remise au Président Zine El Abidine Ben Ali de la "Clef d'Al-Qods Al-Sharif" par Cheikh Mohammad Hussein, Mufti de Palestine et de la Terre Sainte et Cheikh Tayssir Al Tamimy, Juge Principal de Palestine, en signe de considération du peuple palestinien pour le rôle éminent du Chef de l'Etat dans le
soutien de sa juste cause, dans les différentes instances internationales et régionales.
Cette cérémonie a été, également, une occasion, au cours de laquelle le Président Zine El Abidine Ben Ali a décerné au "Forum Bruno Kreisky pour le dialogue international", le Prix du Président de la République pour la solidarité mondiale , en considération aux initiatives de ce Forum en faveur du dialogue et de l'entente entre les Etats et à son soutien à l'action humanitaire à l'échelle mondiale et en hommage au Chancelier Bruno Kreisky pour les efforts louables ayant marqué son parcours politique et pour son action en faveur de la diffusion des valeurs de la justice et de la tolérance et de la consécration des principes humanistes et des valeurs universelles.
Le Prix a été remis à M. Peter Kreisky, fils de l'ancien Chancelier d'Autriche.
Ont pris part à cette cérémonie, le Premier ministre, le président de la Chambre des députés, le président de la Chambre des conseillers, les membres du Bureau politique
du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), les membres du gouvernement et le Mufti de la République.
Y ont assisté également, les Secrétaires Généraux des Partis politiques, les présidents des Organisations nationales, des Conseils consultatifs et des Corps constitués, ainsi que plusieurs personnes actives dans les domaines des droits de l'Homme, de la culture et de l'information.

Voici le texte intégral du discours prononcé par le Président Zine El Abidine Ben Ali
"Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
Mesdames,
Messieurs,
Nous célébrons, en ce jour, avec les autres peuples du monde, le soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Il s'agit d'une commémoration privilégiée à laquelle nous avons accordé toute notre attention.
Ainsi, tout au long de l'année écoulée, ont été organisées, avec le concours des diverses structures et associations concernées par les droits de l'Homme, une série d'activités variées englobant les domaines de l'éducation, de la formation, de la culture et de l'information, visant à sensibiliser davantage à ces droits et à en faire prendre plus nettement conscience, à en faire saisir les nobles finalités, les dimensions et les moyens de les préserver et de les consacrer.
Aucune étape n'a été parcourue par notre pays, sans que nous fassions évoluer ces droits, consolider leur protection et renforcer leurs mécanismes, dans la législation comme dans l'application pratique.
Autant d'activités qui se situent dans le cadre de la résolution des Nations Unies concernant la célébration de ce soixantième anniversaire, et se trouvent en harmonie avec la politique et les orientations adoptées par notre pays, depuis le Changement, aux fins de protéger les droits de l'Homme, de les promouvoir et de les défendre.
En cette circonstance, nous tenons à rendre hommage aux efforts de tous ceux qui œuvrent dans le domaine des droits de l'Homme, qu'il s'agisse d'individus, d'organisations, d'associations ou de structures, pour la défense de ces droits et la consécration de leurs fondements.
Il m'est agréable, en cette circonstance, de remercier vivement Son Eminence, Cheikh Mohammad Hussein, Mufti de Palestine et de la Terre Sainte, et à Son Eminence, Cheikh Tayssir Al Tamimy, Juge Principal de Palestine, pour les sentiments aimables qu'ils viennent d'exprimer à l'adresse de la Tunisie, de son peuple et de sa direction, et pour la "Clef d'Al-Qods Al-Sharif" qu'ils viennent de me décerner et qui représente, à nos yeux, un symbole dont nous tirons une grande fierté, en même temps qu'une illustration de la profondeur des liens d'affection mutuelle et de solidarité qui unissent nos deux peuples, et de la grande considération dont notre pays jouit auprès du peuple palestinien frère.
Nous tenons à réaffirmer, en cette circonstance, notre soutien inébranlable à la cause palestinienne légitime et notre appui constant et inconditionnel aux droits inaliénables du peuple palestinien frère.
Il me plaît également de remercier M. Naïm Al Toubassy, Président du syndicat des journalistes palestiniens, pour sa participation à cette cérémonie, et pour ses prises de position invariablement fraternelle envers la Tunisie.
En cette même circonstance, j'ai aussi le grand plaisir de féliciter M. Peter Kreisky, fils de l'ancien Chancelier d'Autriche, Bruno Kreisky, à l'occasion de l'attribution du Prix du Président de la République pour la solidarité mondiale au "Forum Bruno Kreisky pour le dialogue international", au titre de l'année 2008.
Ce Forum s'est en effet, distingué par ses multiples initiatives en faveur du dialogue et de l'entente entre les Etats, du règlement des conflits par les moyens pacifiques, et du soutien à l'action humanitaire au niveau mondial, suivant en cela l'exemple donné par l'ancien Chancelier d'Autriche, à travers ses nombreuses actions louables dans ce domaine, et sa foi solide en les valeurs universelles communes.
Mesdames,
Messieurs,
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, qui a vu le jour à la suite de la seconde Guerre mondiale, avec ses innombrables victimes et ses dégâts sans précédent, est venue consacrer l'unanimité des nations du monde concernant les plus nobles valeurs universelles, celles de la liberté et de la dignité.
Elle a, en effet, assigné à l'humanité, des objectifs civilisationnels, des principes humanistes et des engagements éthiques sur l'essence desquels s'accordent toutes les cultures et les religions, et auxquels nul ne peut déroger ni faillir, encore moins les exploiter à d'autres fins, que ce soit au niveau individuel ou à celui des collectivités et des Etats.
Ce sont ces mêmes principes et valeurs que nous nous sommes préoccupés de consacrer, au fil du processus de réforme politique et d'édification civilisationnelle dans notre pays, depuis le Changement du 7 novembre 1987.
Aucune étape n'a été parcourue par notre pays, sans que nous fassions évoluer ces droits, consolider leur protection et renforcer leurs mécanismes, dans la législation comme dans l'application pratique.
Nous nous sommes préoccupés d'inclure dans la Constitution tunisienne, dans le cadre d'une approche exhaustive et cohérente, consacrant l'égalité entre l'homme et la femme, dans un partenariat intégral et équilibré, dans tous les domaines de la vie.
Invariablement, nous avons œuvré à en propager la culture et à en faire prendre plus clairement conscience, en les ancrant dans la mentalité des jeunes générations, à travers les programmes d'enseignement, les médias, les espaces culturels et l'action civique.
Les droits de l'Homme sont un symbole civilisationnel, en même temps qu'un impératif moral et politique pour la réalisation de l'humanité de l'individu et le parachèvement des attributs de la dignité dans la vie des peuples.
Ce sont ces droits qui donnent aux relations entre les individus, d'une part, et entre le citoyen et l'Etat, d'autre part, de même qu'entre les Etats et les peuples, leur dimension humaine authentique et le contenu civique requis pour qu'une communauté d'individus soit une société humaine authentique.
Au cours des soixante dernières années, le monde aura vu se propager la culture des droits de l'Homme et se conforter leurs principes, à la faveur d'une succession de chartes, conventions et traités internationaux, diffusés et intégrés dans les législations nationales des divers Etats.
Ces droits ont évolué pour englober les diverses franges sociales, au moyen de mécanismes spécifiques couvrant l'enfance, la femme, les citoyens à besoins spécifiques, ainsi que plusieurs catégories de marginalisés, de victimes des guerres et des calamités naturelles et d'émigrés.
Dans le même temps, ont évolué les formes de lutte contre certaines pratiques inacceptables, telles que la discrimination raciale, la torture, la violence à l'encontre de la femme, l'exploitation des enfants, l'esclavage et toutes autres pratiques similaires.
L'aire des droits de l'Homme s'est élargie d'une génération à l'autre, pour s'étendre à l'ensemble des droits, à commencer par les droits essentiels tels que le droit à la vie, et jusqu'aux droits les plus avancés, tels le droit à un environnement sain et les droits reliés aux technologies modernes de la communication et à la culture numérique.
Nous avons une foi inébranlable en l'universalité de ces droits. Et, comme nous l'avons précédemment souligné, il n'existe de spécificité dans les droits de l'Homme, qu'au plan des moyens de leur dynamisation et de la diffusion de leur culture qui doivent nécessairement être en harmonie avec les réalités de chaque société et des traits caractéristiques de chaque peuple.
Depuis la réforme de 2002, la Constitution de la République tunisienne et devenue un texte cohérent et exhaustif qui consacre les droits de l'homme, en tant que constantes engageant l'ensemble de la collectivité nationale.
Ce sont là autant de principes que nous nous sommes préoccupés d'inclure dans la Constitution tunisienne, dans le cadre d'une approche exhaustive et cohérente, consacrant l'égalité entre l'homme et la femme, dans un partenariat intégral et équilibré, dans tous les domaines de la vie.
L'une de nos spécificités est d'avoir érigé le principe de solidarité en valeur humaine et en lien social agissant, étroitement lié aux droits de l'Homme et à leurs attributs essentiels. C'est un principe que nous avons intégré dans le texte de la Constitution, lors de la réforme que nous y avons introduite en 2002.
Voici quelques jours, notre pays a célébré, comme il le fait chaque année, la "Journée nationale de solidarité", en tant que noble tradition à laquelle nous sommes attachés.
C'est là une occasion que je mets à profit pour exprimer mes remerciements et mon appréciation à toutes les Tunisiennes et à tous les Tunisiens, qu'il s'agisse d'individus, de collectivités, d'organisations, d'associations ou d'entreprises, pour leurs donations spontanées et leur contribution généreuse à la consécration de la cohésion sociale et au raffermissement des relations de concorde et d'entraide entre toutes les catégories de notre peuple.
C'est là un facteur qui conforte les acquis de notre pays et consolide les résultats enregistrés en matière de développement économique et humain et qui ont consacré le droit de toutes les citoyennes et de tous les citoyens aux commodités essentielles de la vie et à l'accession aux sources de revenu et de bien-être, ce qui a valu à la Tunisie le respect et les éloges des divers milieux internationaux.
Depuis la réforme de 2002, la Constitution de la République tunisienne et devenue un texte cohérent et exhaustif qui consacre les droits de l'Homme, en tant que constantes engageant l'ensemble de la collectivité nationale, qui consolide les valeurs de solidarité, d'entraide et de tolérance entre les individus, les catégories sociales et les générations, qui garantit les libertés fondamentales des citoyennes et des citoyens, et qui diffuse les principes de démocratie et de pluralisme, et du respect de l'Etat de droit, de la justice et de l'égalité.
Nous avons toujours affirmé que les droits de l'Homme sont, pour nous, un tout indivisible, et qu'il ne peut y avoir de prééminence de l'une quelconque de leurs catégories, encore moins de primauté de l'un de ces droits par rapport aux autres.
Ce sont des droits indissociables qui se confortent réciproquement et se complètent, dans les domaines politique, civique, social, économique et culturel.
Les droits de l'Homme sont, pour nous, un tout indivisible, et qu'il ne peut y avoir de prééminence de l'une quelconque de leurs catégories, encore moins de primauté de l'un de ces droits par rapport aux autres.
Nous avons suivi, en cela, une politique multidimensionnelle, à travers laquelle nous avons viellé à consacrer la démocratie, le pluralisme et la participation politique, et à les faire progresser avec assurance, en chaque étape, parallèlement au processus de développement intégral et durable que nous avons engagé sur des bases solides et moyennant des réformes profondes qui ont permis, aujourd'hui, à notre pays de figurer dans les classements les plus avancées selon les diverses évaluations internationales et les notations des institutions mondiales les plus réputées.
Je tiens à rappeler que parmi l'un des axes les plus importants sur lesquels nous avons érigé notre œuvre de réforme intégrale, figurent l'attachement continu à prémunir notre pays contre les risques de récession, de repli sur soi et d'acculturation qui ont nui à de nombreuses expériences ailleurs dans le monde, ainsi que notre souci permanent de faire évoluer notre peuple, avec constance et sûreté, sur la voie de la promotion, de la modernité, du dialogue et de l'entente avec les autres peuples, civilisations et cultures, sans rompre avec notre histoire et notre patrimoine, ni renier nos constantes et nos valeurs.
Mesdames,
Messieurs,
L'évolution du processus de construction démocratique pluraliste dans notre pays, au plan du tissu des partis politiques et de la diversité des moyens de participation à la vie publique, outre les apports des organisations nationales et des composantes de la société civile, dans le renforcement et l'enrichissement de ces acquis, constituent, aujourd'hui, une réalité concrète qu'aucun observateur intègre ne peut nier, que ce soit au sein de nos institutions constitutionnelles ou bien dans nos législations et dans notre vie nationale, ou encore lors des échéances électorales ou sur la scène médiatique.
Nous considérons, pour notre part, que la voie est ouverte devant notre pays, pour progresser davantage sur ce même parcours qui, chez d'autres peuples qui nous ont précédés, a nécessité de longues périodes étalées sur des dizaines d'années et de nombreuses générations.
Nous sommes déterminés à élever sans cesse plus haut cet édifice, en étant conscients des fondements nécessaires à sa pérennité et à sa préservation des risques de rechute ou de retour en arrière.
Au premier rang de ces fondements figure la consécration irréversible de la culture démocratique auprès des individus et des collectivités, et à tous les niveaux de la vie publique, de ses institutions et de ses structures.
Nous œuvrons à faire en sorte que les prochaines échéances politiques et, en premier lieu, les élections présidentielle et législatives, ainsi que les élections municipales, soient autant d'opportunités nouvelles pour l'approfondissement de ces attributs et la consolidation accrue de la culture requise et de ses règles de conduite.
Il n'existe de spécificité dans les droits de l'homme, qu'au plan des moyens de leur dynamisation et de la diffusion de leur culture qui doivent nécessairement être en harmonie avec les réalités de chaque société et des traits caractéristiques de chaque peuple.
Les valeurs et les principes des droits de l'homme sont trop nobles pour servir des intérêts particuliers ou être manipulés à des fins politiques, encore moins pour que quiconque s'y présente en donneur de leçons.
Notre monde vit, aujourd'hui, une conjoncture inhumaine dans plusieurs régions, du fait des guerres, des fléaux naturels, des endémies, de la sécheresse, de la pauvreté, de l'analphabétisme et de la montée des phénomènes du fanatisme, de la violence et du terrorisme.
C'est ce qui interpelle l'attention de tous pour remédier à cette situation, à travers une approche qui puisse donner aux droits de l'homme leur dimension universelle authentique, et corriger les déséquilibres existants, loin de toute forme d'instrumentalisation ou de discrimination.
Ce sont des droits qui perdent leur universalité et leur dimension humaine chaque fois que se trouve bafoué le droit à la vie, en n'importe quel endroit du globe, et lorsque des centaines de millions d'êtres humains se trouvent dans le dénuement absolu, ou que des dizaines de millions d'enfants meurent d'abandon, de faim et de maladie.
Depuis des années, nous avons proposé le principe de solidarité mondiale comme solution pouvant contribuer à l'édification d'un avenir meilleur pour l'humanité tout entière.
La communauté internationale a répondu favorablement à notre initiative de création du Fonds Mondial de Solidarité, et ce, au cours de la 57ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, lors de sa réunion en date du 20 décembre 2002.
Aujourd'hui, le monde a besoin, plus que jamais auparavant, de dynamiser ce principe, du fait de l'aggravation du fossé numérique et de l'écart du développement entre les pays du monde et au sein des diverses sociétés humaines, mettant en péril la stabilité et la sécurité mondiales, et offrant un contraste frappant par rapport au degré de progrès civilisationnel, de savoir et de technologie que l'humanité a atteint, dans tous les domaines.
Voici quelques jours, nous avions préconisé de proclamer l'année 2010 "Année Mondiale de la Jeunesse", après avoir organisé, tout au long de l'année en cours, un dialogue global avec les jeunes de notre pays.
Ce dialogue qui aura connu une affluence sans précédent et une participation des plus larges, a été couronné par un Pacte de la jeunesse tunisienne, signé à l'occasion du 21ème anniversaire du Changement. Nous considérons, pour notre part, que les jeunes, qui représentent l'avenir, sont encore tenus à l'écart de la participation à la vie internationale et des préoccupations directes des Nations Unies.
Il est dès lors indispensable qu'à l'occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, nous réfléchissions à une nouvelle approche de ces droits et à des perspectives d'avenir plus avancées et plus efficientes, pour l'humanité tout entière, en y intégrant impérativement les jeunes, en tant qu'interlocuteur agissant, sans que quiconque puisse s'arroger le droit de s'y substituer.
Mesdames,
Messieurs,
La concrétisation de la dignité de tous est une règle essentielle pour la consécration de la globalité des droits de l'Homme. Aussi, l'emploi reste-t-il au premier rang de nos préoccupations.
C'est un domaine auquel nous avons toujours accordé, et tout particulièrement dans la conjoncture actuelle de crise monétaire et économique mondiale, une attention extrême, pour protéger nos acquis et continuer à créer des emplois, des sources de revenus et des opportunités d'initiatives. Nous avons consacré de grands efforts pour l'investissement dans l'infrastructure, la création d'entreprises, le renforcement de la compétitivité de l'économie nationale et la mise à niveau de nos ressources humaines.
En outre, nous irons de l'avant dans nos politiques et nos programmes qui ont permis de soustraire à leur isolement les régions qui étaient en marge du circuit économique, et de doter toutes les régions du pays des attributs du développement et d'une vie décente, sans aucune exclusion ni marginalisation.
C'est que l'équilibre et la cohésion de la société, la stabilité du pays et la quiétude de ses citoyens font partie des fondements des droits de l'Homme.
Telle est notre voie, celle de la réforme puisée dans notre histoire nationale, dans nos racines civilisationnelles et dans la force de notre détermination. Nous la suivons avec foi et assurance et la faisons progresser à la faveur d'une approche d'ouverture sur la civilisation humaine et les acquis réalisés par l'humanité dans toutes les sociétés et dans le cadre des diverses cultures.
C'est là notre choix pour faire en sorte que la Tunisie demeure à jamais le pays de la civilisation et de la tolérance, un pays rayonnant sur son environnement, un pays digne, invulnérable et évolué.


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