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Les 20 ans du Parti Social Libéral (PSL) : « Ils nous taxent d'allégeance pour le pouvoir...Ces « radicaux » ne savent pas ce que dialectique et opposition constructive veuillent dire ! »
VIE POLITIQUE/SOCIETE CIVILE
Publié dans Le Temps le 29 - 12 - 2008

Interview de Mondher Thabet Secrétaire Général du PSL
Le Parti Social Libéral (PSL), a célébré le samedi 20 décembre son 20ème anniversaire. A cette occasion nous avons invité son secrétaire général Mondher Thabet. Il nous parle de ces 20 ans d'existence du parti qui a connu des périodes difficiles marquées par des dissidences et des exclusions.
Mais qui semble après le dernier congrès de juillet 2006, qui s'est tenu suite à la démission du président du parti à l'époque, Me Mounir Béji, connaître une stabilité marquée par une intense activité mais surtout par la réintégration de la plupart des dissidents.
Thabet nous parle aussi du positionnement du PSL sur l'échiquier politique, de ses relations avec les autres partis et de ses revendications.
• Le Temps : Quel est le bilan des 20 ans du PSL ?
-Mondher Thabet : Il est important de rappeler que la fondation d'un parti libéral en Tunisie était en soi un acte de volonté et de conviction remarquable dans une scène politique dominée pendant longtemps par des courants socialistes et panarabes. Les personnalités de premier plan qui ont contribué à la constitution du PSL notamment Me Mounir Béji, Taïeb Zaher, Moncef Ben Mrad, Mondher Belhadj Ali et autres, voulaient donner réellement un sens à l'option pluraliste annoncé par l'illustre Déclaration du 7 Novembre. Je dirais que chaque naissance est forcément un événement heureux et malgré les douleurs et les souffrances dans lesquelles le PSL a évolué pendant plus d'une décennie l'apport pour nous est évident.
• Justement, quel est cet apport ?
-Deux niveaux marquent la valeur ajoutée par le PSL à la scène politique.
Le premier est symbolique puisque ce parti apporte pour la première fois les couleurs d'un libéralisme franc et conséquent. Le deuxième est politique et consiste dans le fait que le PSL, malgré ses luttes intestines et ses disfonctionnements a réalisé une accumulation significative d'expériences et de prise de positions et a formé des cadres qui sont, aujourd'hui, réunis sous la bannière de la nouvelle direction. Nous tenons aussi à faire de cette expérience du PSL un paramètre par lequel peut se mesurer l'ampleur du conservatisme qui a marqué la culture politique dans notre pays. Puisque le rejet dont a fait le PSL pendant une longue période dévoile le totalitarisme de certaines tendances qui voulaient s'accaparer le mot d'ordre de la liberté tout en rejetant le libéralisme.
• Mais aujourd'hui, comment enrichir cette expérience ?
-Notre œuvre, aujourd'hui, porte sur la refonte d'une matière première qui a été accumulée pendant 20 ans et ce, sur la base d'une démarche méthodique qui vise à instaurer un parti des cadres, actif, influent et moderne. Notre bilan, après 2 ans et quelques mois d'exercice et plutôt positif. Nous avons réussi à instaurer une ligne de conduite et une vision pragmatique cohérente et réaliste. De même, le parti a connu un renouveau évident avec la constitution de 14 fédérations, de l'organisation de la jeunesse libérale et de celle de la femme libérale et nous sommes actuellement en œuvre pour la mise en place d'autres fédérations dont notamment celles de Nabeul, de Gabès, de Jendouba et de Bizerte.
Nous sommes aussi parvenus à constituer une commission des cadres qui regroupe des compétences académiques dans plusieurs disciplines et qui assure aujourd'hui, la logistique pour le fonctionnement du bureau politique. Le dernier conseil national du parti qui s'est tenu les 25 et 26 octobre 2008, a démontré la qualité du travail réalisé par les commissions spécialisées. Par ailleurs, le PSL a réussi sa médiatisation tant au niveau des médias nationaux qu'internationaux. La stabilité des structures et l'adhésion des militants à la stratégie de la nouvelle direction a permis de concrétiser une évolution qualitative qui nous permet aujourd'hui d'ambitionner un nouveau positionnement sur l'échiquier politique. La réédition d' « El Oufouk », l'organe de presse du parti et l'évolution remarquable des relations extérieures du PSL puisqu'il est actuellement membre à part entière au sein de l'Internationale Libérale et assure la direction de la représentation maghrébine au sein du réseau libéral arabe et le portefeuille de trésorier au sein du réseau libéral africain, lui permettent de contribuer à l'élaboration de la stratégie des libéraux tant sur le plan régional qu'international.
• Pourtant, le PSL est considéré par certaines parties comme étant un parti d' « allégeance au pouvoir » ?
-Un tel qualificatif est symptomatique d'une dérive grave que certains sont en train de vivre. Il indique une crise de repères, une absence de vision objective dans l'appréciation de la réalité.
Nous nous considérons comme étant la vraie opposition. Une opposition réaliste qui considère la vraie configuration des rapports de forces et cherche avant tout la faisabilité des revendications puisque l'équation politique actuelle repose sur deux impératifs à savoir l'accélération du rythme des réformes politiques et culturelles et la stabilité générale du système. Dans cette optique nous pensons qu'il serait absurde de brandir des slogans qui resteraient lettre morte sans lendemain. Nous pensons qu'une logique de contribution et de dialogue avec le pouvoir serait certainement plus bénéfique et plus productive qu'une surenchère qui relève plutôt d'un surréalisme politique. Il s'agit d'exploiter les marges de liberté pour véhiculer un message réformiste qui ne tardera pas à apporter ses fruits concrètement.
Dans cet esprit nous avons développé un discours politique qui n'a pas manqué au devoir de la critique sans jamais sombrer dans un subjectivisme nocif.
• Mais quels sont justement les revendications du PSL ?
-Ce que le PSL réclame, aujourd'hui, c'est avant tout un dialogue national entre les différentes composantes de la société politique autour du devenir de la réforme politique. Pour nous, il est impératif de renouveler le consensus autour d'un agenda de réformes politiques. La phase à venir sera décisive pour l'évolution du système politique et elle sera incontestablement marquée par le devenir du système communicationnel qui déterminera la situation des acteurs politiques aussi bien leurs rôles et leurs relations. Jusqu'à aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ont évité le dialogue direct nécessaire pour faire le bilan de la phase passée et examiner avec minutie les aléas qui ont freiné et entravé le processus politique général. D'ailleurs, nous avons remarqué une fragilité évidente chez ceux qui se disent « des radicaux ». Rien de vraiment innovateur ne s'élabore chez ces gens. Je parlerais plutôt d'une génération qui accepte mal son échec au sein de l'opposition. Ce qui est étonnant c'est que les mêmes personnes qui ont été à l'origine du virage raté par l'opposition au lendemain du 7 Novembre, se proposent aujourd'hui, une fois de plus, comme étant le porte-drapeau du renouveau démocratique. Nous appelons toutes les parties à garder le sens de la mesure dans l'élaboration de leurs jugements. Quant à nous, nous poursuivons notre trajectoire dans un esprit constructif et responsable.
Interview réalisée par Néjib SASSI


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