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IPEST : Le bras de fer continue
Enseignement supérieur
Publié dans Le Temps le 15 - 01 - 2009

Les étudiants de la 1ère année entrent eux aussi en grève
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Les enseignants défendent le droit de leurs étudiants à accéder aux concours français
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Cette affaire de l'IPEST soulève une récurrence : Ecoute-t-on comme il se doit les jeunes ?
Les étudiants de 2ème année de l'Institut Préparatoire des Etudes Scientifiques et Techniques « IPEST » ont organisé hier un sit-in devant le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie. Ils continuent leur bras de fer avec la Direction générale des affaires estudiantines sur la prise en charge de leur participation aux concours des grandes écoles françaises.
La pomme de discorde tourne autour du nombre d'étudiants éligibles à cette prise en charge.
Au moment où les conseils de classe de l'IPEST, réunis les 15 et 16 décembre dernier, ont accordé à tous les étudiants la possibilité de participer au Concours Commun de Polytechnique et a bonifié les meilleurs en leur permettant de participer à d'autres concours (Mines-ponts, I.N.T, Centrale-cycle international, ENS-X(PSI), « ENSAE » et « X-ESPCI(PC) » ), l'administration continue à renier aux étudiants leur droit à participer systématiquement à, au moins, un concours en France comme ce fut le cas depuis la création de l'IPEST en 1991. Elle a dressé une liste de 56 étudiants qu'elle a affectés aux concours les plus prestigieux.
Pourtant, la liste préparée par le conseil des classes et comprenant la totalité des étudiants, a été adressée aux services de l'Ambassade de France et à ceux de la Paierie générale de Tunisie pour le démarrage des procédures d'inscription.

Les enseignants s'expriment
Les enseignants de l'IPEST ont adressé une requête au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie où ils ont exprimé leur surprise « concernant la décision de prise en charge des frais d'inscription des étudiants de l'IPEST aux épreuves écrites des concours français qui ne correspond pas aux propositions des conseils de classe qui se sont réunis les 15 et 16 décembre 2008 ».
Les enseignants sollicitent le ministre « de bien vouloir accéder à la demande des élèves qui représentent l'élite de notre pays »
Cette requête a été transmise aux services du ministère.

Le différend en 1ère année
Les étudiants de 1ère année ont rejoint leurs aînés dans la contestation. Ils ont demandé, le lundi, une audience au directeur de l'IPEST pour lui présenter leurs doléances. Ce dernier les a informés que son rôle « se limite à l'encadrement pédagogique et qu'ils doivent prendre l'attache des services concernés au ministère » ! Au ministère, les portes du dialogue étaient fermées, affirment-ils : « Même les portes de la bâtisse ont été fermées dès 5 heures pour ne pas nous offrir un espace pour se protéger de la pluie ! »
Les étudiants de la première année ont adressé au ministre une requête dans laquelle ils demandent que : « Les bourses d'études seront attribuées aux candidats ayant été admis dans l'une des écoles d'ingénieur françaises ouvrant droit à une bourse ». Ils souhaitent que l'administration précise les critères de « familles à faibles revenus ». Ils « contestent l'intention d'éliminer la section « Physique Science de l'Ingénieur » alors que plusieurs étudiants ont choisi l'IPEST pour opter, en 2ème année, à cette section qui ne dispose de concours spécifique qu'en France. Il est à rappeler qu'un projet d'installation d'un laboratoire « Physique Science de l'Ingénieur » est en cours d'exécution avec la coopération de la France et que ses fonds ont été déjà alloués ».
Les étudiants de première année déplorent le manque de communication qui les a obligés à déclarer la grève.
Ce qui se passe à l'IPEST pose un grand point d'interrogation sur les perspectives de dialogue avec la jeunesse.
Mourad SELLAMI
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Cette affaire de l'IPEST soulève une récurrence : Ecoute-t-on comme il se doit les jeunes ?
Ce qui fait le plus de mal dans ce bras de fer opposant la Direction Générale des Affaires estudiantines au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie aux étudiants de l'Institut Préparatoire des Etudes Scientifiques et Techniques de la Marsa « IPEST », c'est l'absence de tout sens de la mesure chez l'administration qui ne daigne pas prêter l'oreille aux doléances des étudiants.
L'administration feint d'oublier qu'il s'agit de ces cerveaux qui, une fois à à l'étranger, seront fort prisés et que toute une stratégie nationale a été conçue pour bénéficier de leurs apports dans la croissance économique. Laquelle stratégie ayant pour objectif de maintenir des liens avec ces compétences tunisiennes.
Autant ce dernier objectif est louable, autant la manière de procéder de l'administration avec ces jeunes étudiants, le noyau dur de l'élite de demain, laisse à désirer. Par la manière de gérer ce différend, elle laisse entendre qu'elle n'a pas assimilé la teneur de cette stratégie de maintien des liens avec les compétences tunisiennes à l'étranger ni de celle du dialogue avec les jeunes.
L'administration n'a pas cherché à écouter les étudiants mais, plutôt, à les faire taire en usant d'agissements inappropriés à de telles situations (refus de dialogue) alors que la pomme de discorde pouvait être « désamorcée ».
Ces quelques dizaines d'étudiants pourront ne pas partir en France lors de la prochaine rentrée universitaire et continuer à étudier à l'Ecole Nationale des Sciences de l'Informatique « ENSI » ou à l'Ecole Supérieure des Télécommunications « Sup Com ». Ceci retardera de deux ou trois ans leur départ en France ou ailleurs.
Mais, quand ils partiront pour suivre un Master spécialisé à l'étranger ou quand ils décrocheront un contrat d'allocation de recherche, ce dont ils sont capables, sachez bien qu'ils ne reviendront pas pour cause de certaines pratiques. Pire encore, ils vont même influer les compétences qui sont déjà installées à l'étranger...
Le bon sens, la sagacité nous dicte d'instaurer des liens de confiance avec ces jeunes pour garantir les fondements d'une relation durable. Et le premier de ces fondements est le respect des engagements pris par l'administration.


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