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Pas de panne encore, chez nous
Industrie automobile
Publié dans Le Temps le 11 - 02 - 2009

En panne, en perte de vitesse, la crise de l'automobile se prête à tous les qualificatifs et les superlatifs qui évoquent une décélération, voire un arrêt total de l'activité de l'industrie automobile presque partout dans le monde.
La Tunisie n'a en aucune façon le pouvoir d'y échapper et il est patent que les industriels tunisiens qui font le plus souvent de la sous-traitance pour des donneurs d'ordres européens sont aux aguets même si les effets de la tourmente économique mondiale les touchent par ricochet, pour l'instant du moins.

La vigilance est donc de rigueur alors que chez les constructeurs mondiaux des pans entiers de l'activité automobile s'effondrent, entrainant dans leur sillage de nombreux équipementiers opérant surtout dans les pays émergents ou en voie de développement.

Moins 7% en France. Moins 8% en Allemagne. Moins 19% en Italie et moins 40% en Espagne. Les marchés automobiles européens, japonais et américains ont brutalement chuté et les constructeurs ont revu à la baisse leurs perspectives de résultats et de production. Tous sont frappés. BMW réduit sa production de 40.000 unités. Porsche va prolonger ses périodes d'arrêt de production.

Plusieurs facteurs se conjuguent pour peser sur les marchés automobiles. A commencer par "le resserrement du crédit" lié aux difficultés du secteur bancaire, notent les analystes automobiles. Le secteur est particulièrement sensible aux évolutions des conditions d'emprunt: environ deux voitures sur trois sont achetées à crédit dans les pays développés.

Les consommateurs sont également confrontés à "une forte modération du pouvoir d'achat" en Europe et aux Etats-Unis lié à une "inflation très marquée ces derniers mois" avec les hausses du pétrole et des denrées alimentaires, ajoutent-ils.
On pointe aussi la hausse des prix à la pompe qui a déprimé le marché à l'échelle mondiale, même s'il y a eu un reflux depuis quelques mois. Enfin, le retournement du marché immobilier a annulé un effet richesse qui soutenait les ventes automobiles, rappellent les constructeurs qui ne s'attendent pas une reprise avant le second semestre 2009 dans le meilleur des cas.
Le ralentissement observé est-il appelé à durer?. La question est de savoir si on atteint les limites d'un marché saturé où les ventes vont-elles être stagnantes (...) avec peut-être une légère croissance, ou est-ce qu'on va reprendre une croissance sur plusieurs années à l'horizon 2011 ?.

Phénomène peu rassurant, les marchés émergents ralentissent eux aussi. En Inde, le numéro un Tata Motors a enregistré une chute de ses bénéfices trimestriels, sur fond de taux d'intérêt élevés réduisant l'accès au crédit alors que les coûts de production augmentent. En Chine, PSA a réduit ses effectifs de 1.000 salariés temporaires pour s'adapter à une croissance du marché moindre qu'au premier semestre.
De fait, les pays émergents patissent du ralentissement de la consommation occidentale, et d'une hausse des prix de l'essence dont les subventions sont en diminution, notamment en Inde.
Mais l'impact est beaucoup moins prononcé que dans les pays matures et le ralentissement ne devrait pas durer, prévoit-on.
Plus qu'un symbole, il s'agit d'un réel choc, l'empire "General Motors" est en train de chuter, cette fois, on ne parle plus de spéculations financières ou d'économie virtuel, mais bien du monde réel.
Le chiffre d'affaires de GM, multinationale détenant plusieurs marques de voitures, fondé en 1908, s'élevait en 2007 à 121 Milliards de dollars, soit environ 10 fois le PIB de la Tunisie.

Situation gérable ???
La première des conséquences repérée en Tunisie a été de ramener le carnet de commandes des équipementiers à des niveaux sans précédent alors que des baisses d'emplois sont plus que jamais à l'ordre du jour dans un secteur qui occupe plus de 35.000 personnes.
Quelques décélérations de régime sont signalées çà et là , mais guère de fermetures de sites de production, même si des donneurs d'ordres européens trainent les pieds pour s'acquitter de leurs factures.
Il n'en demeure pas moins que les équipementiers tunisiens gardent leur sérénité er croient dur comme fer que la situation est gérable, étant convaincus que la crise n'est pas appelée à durer très longtemps et que les consommateurs européens qui ont différé leurs achats de véhicules ne tarderont pas à remettre la mains dans les poches , et ce, avant la fin de l'année en cours.
Mais il y a un autre motif dont on peut dire qu'il est rassurant. C'est l'intention prêtée à maints constructeurs de venir s'installer en Tunisie, attirés par la baisse des couts du site de production par rapport à ceux d'Europe. Si bien que les concurrents de la Tunisie sur ce registre sont en perte de vitesse et, ce faisant, ne sont plus en état ou si peu, de soutenir la compétition.


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