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L'avantage d'être « touche-à-tout »
Débrouillardise
Publié dans Le Temps le 12 - 02 - 2009


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Mais attention aux intrus et aux charlatans
Avoir plus d'un diplôme, plus d'un talent, avoir plusieurs cordes à son arc est une bonne chose, c'est toujours un plus comme on dit de nos jours. Cela s'avère d'une grande utilité surtout en temps de crise et de manque de débouchés.
Pour ceux qui perdent leur job pour un quelconque motif, la polyvalence est la bouée de sauvetage, la roue de secours. Et qui sait si cette cinquième roue ne deviendra pas la première et la plus viable de toutes! Les exemples des Tunisiens qui doivent une fière chandelle à leur polyvalence professionnelle sont innombrables et ceux que nous évoquerons ne constituent peut-être que des échantillons modestes pour illustrer les bienfaits de la multiplicité des compétences au travail !

De chômeur à chef d'entreprise !
Ils sont en effet des milliers chez nous à exercer des métiers d'appoint pour arrondir leurs fins de mois ou tout simplement pour gagner plus : des fonctionnaires qui se convertissent le week-end en marchands forains aux plombiers qui réparent les portables et les ordinateurs, des « louagistes » mécaniciens aux enseignants traducteurs, la gamme est trop large pour être détaillée dans ce modeste papier. La belle aventure vécue par Chawki et qui semble se poursuivre encore, mérite d'être racontée et méditée. Ce jeune homme de 27 ans roula sa bosse un peu partout depuis qu'il quitta le lycée à 16 ans. Il fit l'apprenti dans divers métiers, mais ne put jamais se fixer dans aucun de ceux qu'il a exercés et bien appris pourtant. Et c'est sans doute pour cette raison que sa situation sociale ne s'est jamais améliorée et qu'il désespéra pendant toute l'année 2007 de pouvoir un jour connaître la stabilité et vivre décemment comme tous ses autres frères et amis. L'année dernière, la chance lui sourit enfin quand l'un de ses voisins qui cherchait un ouvrier pour lui déboucher ses regards recourut à ses services. Chawki fit si bien son travail que le voisin le récompensa généreusement. Avant de prendre congé, le jeune chômeur pria ce dernier de l'aider à trouver du travail dans le domaine de la peinture en bâtiment ou de la menuiserie ou de la mécanique auto et l'assura de ses aptitudes à réussir dans tous ces métiers.
L'employeur de circonstance n'en demandait pas mieux puisqu'il avait projeté de repeindre sa maison et que tous les peintres contactés lui demandèrent un prix excessivement élevé. Ils s'entendirent donc pour que Chawki prenne s'en occupe et qu'il commence dès le lendemain son nouveau travail. Celui-ci mit suffisamment de zèle dans le métier et termina relativement vite les travaux qu'il impressionna le maître de céans lequel le conseilla à d'autres voisins et membres de sa famille. Aujourd'hui, Chawki est sollicité par plus d'un chantier et il envisage de créer sa propre entreprise et d'employer quelques inactifs de son quartier.

Licenciés et nouvelles licences
En 1986, Imed fut licencié de son administration pour des raisons syndicales, dit-il. Mais il avait sur lui, en plus de sa maîtrise en sciences économiques, un diplôme de technicien supérieur dans la maintenance du matériel électronique qu'il n'avait pu faire valoir dans la petite ville où il exerçait à l'époque. L'année d'après, il lut dans une annonce qu'une grande société de fabrication de pâtes alimentaires recrutait un professionnel dans cette spécialité. Il présenta aussitôt sa candidature et, malgré son manque d'expérience, la société accepta de le mettre à l'essai. En peu de temps, il s'imposa comme un excellent technicien et rendit de nombreux services à l'usine qui l'a embauché.
Son histoire ressemble d'ailleurs un peu à celle de A. qui, révoqué de l'enseignement, ne se croisa pas les bras et s'inscrivit en faculté de droit. Pour financer ses études et aider aux dépenses de son ménage, il donnait quelques cours particuliers notamment la nuit et en fin de semaine. Aujourd'hui, c'est un avocat très sollicité là où il exerce et il préfère ne garder de sa carrière de professeur que les bons souvenirs.

Toutes les facettes de son talent
Dans le domaine de l'art, il faut aussi détenir plusieurs atouts entre ses mains et avoir plus d'un tour dans son sac. Jalloul Jélassi l'a compris, lui qui ne s'est pas contenté de ce que lui rapporte sa flûte et exerce depuis quelques années déjà, ses talents d'imitateur et de comédien. Sur les chaînes françaises, la plupart des animateurs sont également des acteurs ou des chanteurs. La regrettée Souad Hosni, tout comme Nabila Abid et Hind Rostom, ont dû se convertir à la danse ou à la chanson (quelquefois aux deux) pour les besoins de certains films et pour ne pas perdre les rôles que bien d'autres convoitaient. Toujours à propos d'artistes, il est recommandé dans leur domaine de s'illustrer dans différents rôles pour espérer une bonne longévité : se spécialiser dans un genre unique c'est se condamner à l'éclipse précoce. Roubi, une des nouvelles stars de la jeunesse arabe, s'est fait connaître d'abord comme danseuse. La voilà maintenant qui montre une autre facette de son talent, puisqu'elle chante aussi désormais. Demain peut-être elle se découvrira des qualités de réalisatrice !
Le bon grain et l'ivraie dans le même sac
C'est là justement où commencent les méfaits de la polyvalence professionnelle : les intrus vont pulluler dans toutes les professions et l'on ne distinguera plus le bon grain de l'ivraie, en particulier dans les métiers non contrôlés ou très sommairement réglementés. Chacun s'improvisera technicien supérieur en n'importe quoi, le moindre des apprentis électriciens prétendra se connaître en réparation, en installation voire en fabrication d'appareils électriques et électromagnétiques ! L'infirmier s'arrogera des droits de médecin et de chirurgien et les chauffeurs de taxi ou de louage se prendront pour des...pilotes d'avion !


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