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Un mystère pour les malades, pour les praticiens et pour… les Caisse sociales
Santé - La maladie d'Alzheimer
Publié dans Le Temps le 19 - 12 - 2006

En Tunisie, il n'y a pas de chiffres officiels. Mais, des études ont démontré qu'on diagnostique la maladie chez 3.5 personnes sur 1000 avant les 56 ans et chez 15 personnes sur 1000, une fois ce seuil dépassé.
Les facteurs de risque sont : l'âge, le sexe (1.5 à 2 fois plus chez les femmes) et les antécédents chez un parent de premier degré (3 fois plus de risque).
L'Association Tunisienne pour le Développement des Neurosciences ATDNS a organisé dernièrement les 2ème journées de Neurosciences.
Des conférences se rapportant aux dernières données cliniques, thérapeutiques, radiologiques et physiopathologiques sur la maladie d'Alzheimer y se sont tenues.
La professeur Amel Mrabet, du service de Neurologie EPS Charles Nicoles a parlé lors de son intervention du diagnostic et du traitement de la maladie.
Elle a évoqué « l'historique » de la maladie signalant que lors de sa découverte, elle était citée comme affectation cérébrale dégénérative rare qui survient aux personnes âgées de 65 ans et plus.
Il s'agit d'une pathologie, qui était rare du fait que l'espérance de vie n'était pas aussi prolongée à l'époque.
On l'a ensuite caractérisée comme troubles démentiels des personnes âgées pour finir par lui donner un nom « Alzheimer ».
La question se pose si c'est une maladie neuro-dégénérative ou vasculaire.
Le Pr. Mrabat a cité les critères du diagnostic comme suit : l'altération de la mémoire et l'altération significative du fonctionnement social ou professionnel.
Les troubles de la maladie sont cognitifs (troubles de la mémoire). L'Alzheimer est considérée comme la maladie de la mémoire par excellence puisque, 3 sur 4 cas commencent par présenter ce symptôme) psychosomatique.
Le diagnostic est clinique (neuro, cardio, thyroïde, poids, sens), neurologique, biologique (NFS, VS, glycémie, calcémie, natrémie), imagerie, morphologique (IRM, TDM), imagerie fonctionnelle et EEG si l'atteinte est frontale.

Propagation et prise en charge
Concernant la propagation de la maladie, le professeur a signalé que la maladie d'Alzheimer représente la moitié des maladies de démence.
S'agissant de la prise en charge, le problème est que cette maladie est chronique. On note chez les sujets à qui on interrompt le traitement une chute brusque et les caisses sociales ne savent pas jusqu'à quand prendre en charge le malade, on ignore aussi quand est-ce qu'on doit arrêter le traitement.
Il y a trois phases de la maladie : la phase pré-clinique (il s'agit alors du dépistage des sujets susceptibles de tomber malade), la phase pré-démentielle (dépistage précoce de la maladie), et la phase démence.
Aujourd'hui, on arrive à dépister la maladie à la deuxième phase. On espère que dans l'avenir, on le fait au premier stade en diagnostiquant les facteurs de risque.
La professeur a aussi signalé que les anti-dépresseurs aident les malades à se sentir mieux et diminuent l'impact de la maladie même si on faisait les tests. On constate que la mémoire est tout aussi altérée.
De son côté, le professeur Ben Hamouda a parlé lors de son intervention de l'imagerie des démences et a signalé que son but était d'éliminer une cause curable chirurgicale, de donner des éléments d'orientation et de faire un diagnostic précoce.
L'imagerie aide aussi dans les protocoles thérapeutiques et les recherches. Seulement, l'IRM constitue un meilleur examen dans les maladies dégénératives que le scanner.
L'IRM a, en effet, beaucoup évolué et on cite deux types d'IRM : le morphologique et le fonctionnel.
Ce dernier est en train de se développer. Le problème dans l'imagerie reste que la différence dans l'atrophie des personnes atteintes et les personnes âgées n'est pas toujours nette. Les anomalies de la substance blanche présente chez les personnes âgées de 65 ans et plus sont aussi plus perceptibles par l'IRM que par le scanner.
Plusieurs professeurs et spécialistes ont intervenu au cours du séminaire. Des conférences, au contenu bien riche, ont été présentées.
Hajer AJROUDI

Légende : Lors de sa découverte, la maladie d'Alzheimer, était citée comme affectation cérébrale dégénérative rare qui survient aux personnes âgées de 65 ans et plus.

Interview de Dr Tarek Mabrouk, assistant hospitalo-universitaire à l'Institut national de Neurologie :

« Il y a encore beaucoup à faire au niveau du prix du traitement ! »


Le Temps : Où sommes nous en matière de dépistage en Tunisie ?

Dr Tarek Mabrouk : Tout d'abord, il faudrait déterminer que les facteurs de risque peuvent être héréditaires, même s'ils sont très rares. Les facteurs sporadiques, eux sont de 90 %. Le premier symptôme est celui des troubles de la mémoire qui débutent à 60 ans ou plus. Donc il y a l'âge comme facteur de risque. Des tests avec un neurologue et un psychologue s'imposent. Jusque-là, on rattachait, en Tunisie, les problèmes de la mémoire à l'âge, ce qui retardait le diagnostic. Mais aujourd'hui, l'espérance de vie est devenue plus longue et le niveau intellectuel s'est élevé, les personnes susceptibles d'être atteintes sont de plus en plus sollicitées à gérer elles-mêmes leur vie quotidienne ce qui les incite à consulter aussitôt pour les troubles de la mémoire apparus car cela entrave leur vie quotidienne. Leur entourage (conjoint ou enfants) les poussent aussi à consulter.

Qu'en est-il du traitement et de la prise en charge en Tunisie ?
Il y a d'abord le traitement pharmaceutique qui tend plus à améliorer la vie et à diminuer les symptômes qu'à traiter les causes. Il est disponible en Tunisie. Les patients arrivent ainsi à rester autonomes. Le plus important dans le processus thérapeutique est le soutien de l'entourage.

Pensez-vous que le prix du traitement est accessible pour tout le monde ?
Il est vrai que c'est un traitement cher (des millions par personne) et cela constitue un problème. Il y a encore beaucoup à faire à ce niveau là.

Qu'est-ce qui fait que les femmes sont plus atteintes que les hommes ?
On ne dispose d'aucun résultat scientifique certain. Il y a des études qui tentent d'expliquer cela par des facteurs hormonaux, mais cela n'est pas encore sûr. Disons que, pour le moment, il s'agit de constations statistiques liées au hasard.

On a aussi cité certaines maladies comme facteur de risque (diabète, cardio-vasculaire...) comment expliquez-vous cela ?
Ces maladies créent des lésions vasculaires au cerveau engendrant des démences, mais pas l'Alzheimer.

Que voulez-vous dire exactement par démence comme terme médical ?
C'est un ensemble de maladie et d'infection dont le point commun est le trouble de la mémoire avec l'apparence d'autres troubles comme la dépression ou d'autres symptômes d'ordre psychologique.

On a évoqué tout à l'heure des recherches en vue de trouver un vaccin, où on est-on ?
Testé sur les souris, le vaccin a donné des résultats très importants. Seulement sur les humains, il a engendré beaucoup d'effets secondaires gênants. Actuellement, les recherches se tournent vers un autre produit qui aura la même efficacité avec moins d'effets.


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