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On voit encore petit
Secteurs : Industrie agroalimentaire
Publié dans Le Temps le 07 - 05 - 2009

On le qualifie de « secteur phare de l'industrie tunisienne ».
Il loge aux premiers rangs dans l'industrie nationale et détient la deuxième place en termes de production (5,6 milliards d'euros en 2008) ainsi que de valeur ajoutée : l'industrie agroalimentaire.
Au cours des dernières années, le secteur connaît une véritable dynamique et a intégré le cercle des premières activités sur le plan de l'investissement avec plus de 150 millions d'euros. Il a généré 63000 emplois dont 23% relèvent des entreprises totalement exportatrices.
Les chiffres attestent donc d'une performance remarquable. Néanmoins, l'industrie agroalimentaire n'est pas à l'abri de certaines lacunes. Dans certaines branches agricoles par exemple, on déplore le manque d'ingénieurs agronomes dont les compétences sont manifestement très requises. Alors qu'ils sont plusieurs à sortir des grandes écoles et à disposer d'un potentiel nanti à développer, ils demeurent cependant en situation de chômage et certains ont même fini par se rabattre sur des activités inappropriées avec leur formation.
En effet, ils sont 450 ingénieurs spécialisés et 770 techniciens qualifiés à être diplômés chacun des instituts, écoles centre de formation et universités. Les mille entreprises opérant dans le secteur ne sont donc pas à même de contenir l'ensemble des débouchés. Mais, il n'y a pas que les unités de production capables de recruter. il y a aussi les domaines agricoles qui, pour des récoltes plus florissantes, doivent être gérées par des compétences affirmées et pas uniquement par des agriculteurs qui comptent sur leur unique expérience acquise grâce aux années passées en activité. Les techniques modernes font évoluer à des degrés disparates le niveau et la qualité de l'activité agricole. Une faible qualité de la main-d'œuvre ne fait que pénaliser le produit agricole et l'étiqueter comme non compétitif. Surtout que la Tunisie exporte des quantités non négligeables à son partenaire institutionnel : l'Union Européenne. Ce partenaire avec qui elle envisage désormais un rapport gagnant-gagnant notamment dans l'industrie agroalimentaire, constitue, en effet, le marché de prédilection de la Tunisie avec un gros client comme l'Italie qui attire 42% des exportations tunisiennes, devant, l'Espagne avec 14%, et la France avec 13%. Quant aux produits agricoles les plus exportés, on trouve l'huile d'olive au top du podium avec 43% selon l'INS (Institut National des Statistiques), suivie par les conserves de poissons : 14% et les dattes : 13%. De fait, l'huile d'olive qui représente quasiment la moitié des exportations agroalimentaires, subit les déboires du composant conditionnement (voir notre article en page2). C'est presque un mal congénital : les producteurs dénoncent le climat et les conditions du secteur qui les empêchent d'être innovants et modernisateurs de l'huile d'olives conditionnée, en l'occurrence bio, pour qu'elle soit reconnue en tant que produit exclusivement « made in Tunisia » sur les marchés étrangers.
Par ailleurs, l'ensemble des opérateurs économiques du secteur agroalimentaire ont formulé le besoin d'un programme contenant des mesures de promotion de la qualité, de l'innovation, et de l'amélioration de la fréquence d'usage des nouvelles techniques. Le tissu de l'industrie agroalimentaire est composé majoritairement de PME (Petite et Moyenne Entreprise). De ce fait, elles dominent le marché national et empêchent quelque part des firmes multinationales de s'installer, chose qui a pendant longtemps mis un frein au développement de l'activité du secteur en la réduisant au premier stade de la transformation des produits agricoles.
Aujourd'hui, quelques progrès sont à noter. Un pôle dédié au secteur de l'agroalimentaire a été mis au point dans le Nord de la Tunisie. Sa principale mission est de promouvoir l'innovation ainsi que de fournir des nouvelles technologies. Reste à employer les ressources humaines appropriées afin que les recherches et les études dans l'industrie agroalimentaire soient entreprises dans les meilleures conditions. Il ne faut pas omettre que les produits agroalimentaires tunisiens sont conçus pour être commercialisés entre autres sur les marchés extérieurs et doivent, pour cela, être compétitifs. La présence d'une concurrence rude et acharnée dans ce secteur d'avenir et très porteur est telle qu'il n'y a pas de place à l'activité ralentie sans valeur ajoutée. Les agroalimentaires nationaux ont d'abord intérêt à embaucher les compétences développées bien présentes sur le marché de l'emploi et qui sont à très fort potentiel. Ensuite, ils doivent bien entendu s'outiller de laboratoires hautement équipés sans quoi l'activité agroalimentaire ne dépassera pas les premiers stades de transformation. Enfin, les conditions d'hygiène qui, quelque part, continuent de faire défaut, doivent devenir une priorité incontestable. Dans cela, le travail des autorités compétentes devraient être axé sur l'éradication des entorses au règlement des conditions d'hygiène.
La Tunisie possède les richesses agricoles nécessaires pour la fabrication de produits agroalimentaires compétitifs à forte valeur ajoutée. Les exportations grimpent et régulent quelque part le solde de la balance commerciale.
L'agroalimentaire est en fait un secteur d'avenir. Mais il faut y mettre le prix, c'est à dire les moyens.


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