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Les mentalités évoluent
Don d'organes en Tunisie
Publié dans Le Temps le 24 - 05 - 2009

L'Association tunisienne de sensibilisation au don d'organes (ATSDO) a organisé, hier, au Centre international des technologies de l'environnement de Tunis (CITET), sa traditionnelle manifestation annuelle intitulée '' première journée du printemps de sensibilisation au don d'organes'',
au moment où une évolution positive est enregistrée, en Tunisie, dans ce domaine, à divers niveaux, notamment en ce qui concerne les mentalités qui deviennent plus réceptives et plus adhérentes au concept.
Présidée par le Dr Mohamed Gueddiche, ministre conseiller auprès du Président de la République, président d'honneur de l'ATSDO et pionnier de la transplantation d'organes en Tunisie, notamment cardiaque, la manifestation a drainé un grand nombre d'intéressés de tous les milieux et de toutes les franges sociales auxquels un dossier et des documents très fournis sur le don d'organes en Tunisie ont été remis, tandis qu'une équipe du Centre de délivrance des cartes d'identité nationales s'était déplacée pour recevoir de ceux qui le souhaitent les demandes d'inscription de la mention de ''donneur '' sur leurs cartes d'identité nationale.

Une valeur civilisationnelle
Aux premiers rangs des participants figuraient les membres du bureau de l'ATSDO, ayant à leur tête son président exécutif, Mr Mustapha Ferjani.
Plusieurs hôtes de marque et des personnalités scientifiques de renom de Tunisie et de France étaient également présents, dont le gouverneur de Tunis, Mr Mondher Friji, le président du Conseil supérieur islamique, Mr Jalloul Jéribi, le professeur français de réputation mondiale dans ce domaine, le Dr Jean Michel Dubernard, auteur de plusieurs transplantations d'organes dont des greffes récentes du visage et de la main très médiatisées. Il a participé à l'animation de la manifestation par une communication sur l'histoire de la transplantation d'organes des origines jusqu'à nos jours. Le professeur Gueddiche l'a présenté à l'assistance comme un collègue et un ami de longue date. Il a assisté les médecins tunisiens dans leurs premières greffes rénales.
La Fédération française des insuffisants rénaux était aussi représentée à la manifestation par Mme Odile Basse qui a fait une communication sur les activités de cette association pour la promotion du don d'organes en France.
Le mot d'ordre qui a inspiré de bout en bout les travaux a été de faire du don d'organes une grande cause populaire, en oeuvrant à l'enrichissement continu des nombreux acquis réalisés, dans ce domaine, en Tunisie.

L'implication de la société civile
Ouvrant la manifestation, le Dr Mohamed Gueddiche s'est félicité de ces résultats obtenus grâce à l'intérêt porté au don d'organes par les pouvoirs publics, au plus haut niveau, et à l'implication grandissante des structures de la société civile dans la promotion de ce concept.
Il a passé en revue les initiatives et mesures prises par le gouvernement pour promouvoir le don d'organes, notamment sur le plan juridique et institutionnel. Ainsi, la greffe des organes en Tunisie ne peut s'opérer que dans les hôpitaux universitaires relevant du ministère de la Santé publique. Il a appelé à consentir un surcroît d'efforts en vue de renforcer l'adhésion populaire à ce concept, et amener les citoyens à se pénétrer davantage de ses significations et à le regarder comme une véritable valeur civilisationnelle, et une expression de solidarité nationale, au-delà de sa portée et de son utilité pour traiter les insuffisances graves et sauver les vies humaines.
Or, comme l'a souligné Mme Mylène Ben Hamida, dans une intervention sur la situation du don et de la greffe d'organes en Tunisie, les acquis sont nombreux, mais les besoins restent grands.

Un rêve universel
Ainsi, sur les 7200 insuffisants rénaux dialysées, 50%, soit la moitié, sont en attente d'un don de rein. La demande en cœurs, foie et autres organes sensibles est aussi forte.
Depuis 1988 et jusqu'aujourd'hui, quelques 922 greffes au total ont été réalisées, en Tunisie, dont 616 greffes rénales, et 16 greffes du cœur.
Dans la greffe rénale, les donneurs vivants demeurent plus nombreux que les donneurs suite à une mort céphalique, en raison du refus de la famille de prélever l'organe sur son membre décédé, dont le taux reste élevé, malgré sa baisse. En 1998, ce taux était de 95 % et il a atteint, aujourd'hui, 75 %.
Selon le professeur Jean Michel Dubernard, en France, les donneurs à la suite de mort céphalique sont plus nombreux que les donneurs vivants.
Toutefois, alors qu'il y a dix ans, près de 90 % des citoyens déclarent ignorer le sujet, ce taux est passé, actuellement, à 56 %.
60 % des Tunisiens croyaient en 1998 que le don et la transplantation d'organes sont interdits par la religion, contre 48 % actuellement.
Le taux d'acceptation du don d'organes après la mort est passé de 23% en 1998 à près de 54%, actuellement.
Les indicateurs ont ainsi évolué positivement. Aussi, le professeur Gueddiche s'est dit convaincu que la Tunisie continuera d'enregistrer des réalisations importantes dans cette voie.
De son côté, le professeur Jean Michel Dubernard a insisté sur l'importance de l'ancrage culturel pour la promotion du don et de la transplantation d'organes, relevant les progrès accomplis par la Tunisie, dans ce domaine et la douceur et le calme qui s'en dégage de sorte ''qu'être ici, en Tunisie, est un rêve, à l'image du rêve qui a poussé depuis longtemps, les médecins et les spécialistes à explorer les domaines de la transplantation d'organes.''
Les percées opérées par l'humanité en la matière sont la réalisation d'un rêve universel.
La manifestation a offert, aussi, l'occasion pour dénoncer et démentir les rumeurs relatives au trafic d'organes en Tunisie, et montrer son impossibilité matérielle, car la transplantation d'organes exige un organe encore vivant prélevé sur un donneur à la suite d'une mort céphalique qui est très rare et de l'ordre d'un sur dix mille. La réglementation en Tunisie est très rigoureuse, alors que pour procéder à une transplantation d'organes, il faut parfois la présence de quarante à cinquante médecins et spécialistes à la fois.


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