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Ces viandes porteuses de parasites
Santé
Publié dans Le Temps le 22 - 12 - 2006

- Avec l'Aïd, le kyste hydatique revient en forme. Mais ce que l'on ne sait pas, c'est que ce « virus » est latent et prolifère chez les bouchers qui ne soumettent pas leurs viandes aux inspecteurs de la santé.
L'Aïd El Kébir pointe à l'horizon. Il rime généralement avec le sacrifice de la part de chaque famille d'un mouton.
Seulement voilà que pareille fête pose souvent un problème de taille au niveau du volet de la consommation de la viande ovine : le kyste hydatique (hydatidose)! Il faut souligner cependant que cette pathologie n'est pas spécifique seulement à l'Aïd, elle est cosmopolite, endémique, sévit partout et en tout moment et particulièrement chez nous. Alors pourquoi justement en parler maintenant ?
Si le circuit de commercialisation de la viande dans notre pays est réglementaire, l'abattage étant « en principe » sécurisé par des vétérinaires, il n'en demeure pas moins que des quantités faramineuses
de viandes, ovine et bovine, sont dispensées aux consommateurs sans avoir été inspectées par des professionnels de la santé (des bouchers qui jalonnent les routes, des restaurateurs de fortune servant des plats de « Méchoui », fort tentants et non moins succulents du reste, à des voyageurs éreintés,affamés par des longs parcours,donc peu regardants quant à l'hygiène. Un groupuscule de personnes, en quête de viandes fraîches, peut aussi succomber à une telle tentation, faute d'égorger un mouton qu'elles se partagent entre elles équitablement.
Prévention
Pour se prémunir contre cette maladie, il est utile de déceler ses signes cliniques et, surtout, d'explorer les moyens efficaces de s'en protéger.
C'est une affection parasitaire due à l'implantation, dans l'organisme humain, de la forme larvaire ou hydatide du ténia échinocoque (échinococcus granulosus). Le parasite adulte vit dans l'intestin du chien ; il est formé de trois ou quatre anneaux et ne mesure que 2,5 à 6mm ; la tête est pourvue d'une double couronne de crochets et de quatre ventouses ; parvenu à maturité, le dernier anneau,bourré d'œufs se détache et est entraîné dans les matières fécales du chien; les œufs (embryophores) sont ainsi répandus dans la nature et seront absorbés avec l'eau de boisson, les légumes ou l'herbe, par des ruminants ou par l'homme. Dans l'estomac humain, l'embryophore éclot, libérant un embryon qui franchit la paroi intestinale, il passe ensuite dans la circulation sanguine. La contamination donne lieu au développement lent du kyste hydatique avec des sites de prédilection : le foie 70%, les poumons : 10%, d'autres organes peuvent être exceptionnellement atteints : (les reins, la rate, le cerveau, les os, le cœur, les organes génitaux, la thyroïde etc.)
L'évolution est très lente et elle peut rester longtemps latente. Les signes dépendent de la localisation et c'est souvent une tuméfaction arrondie du foie qui attire l'attention, conférant à l'abdomen un aspect distendu, volumineux. Les troubles engendrés par le kyste sont liés à sa taille (qui peut être considérable : 4 à 5 kilos !) et à son siège (près des voies biliaires, des vaisseaux etc.)
Les complications sont nombreuses et font toute la gravité de la maladie : compression des vaisseaux et des voies biliaires où le kyste peut déverser son contenu, suppuration, dissémination du parasite dans la cavité abdominale à la suite d'une rupture et formation d'autres kystes secondaires. Coliques hépatiques sévères, poussées d'urticaire, ictère complétant le tableau.
L'hydatidose pulmonaire peut se manifester par la vomique quand un kyste se rompt et se vide dans les bronches ; le sujet émet de ses poumons un liquide clair avec des débris parasitaires ou carrément une quantité de sang (hémoptysie) dont l'importance du volume conditionne le pronostic vital. Une hémorragie cataclysmique pouvant être fatale en moins que rien !
La prévention est étroitement liée à la défense contre l'agent de transmission qui est le chien : élevage du bétail en pâturages clos à l'abri des chiens, leur interdire l'entrée des abattoirs car ils s'infestent en mangeant les viscères d'animaux parasités. Pour ceux, férus de jouer, caresser leur « armada canine », se laver soigneusement les mains plutôt plusieurs fois qu'une, après les avoir lâchés.
Des contrôles réguliers, rigoureux par qui de droit auprès de ceux qui persistent à continuer à défier impunément la loi sur nos routes ; rassurés qu'ils sont par la mansuétude de certains (ils se reconnaîtront) à leurs égards.... Multiplier les spots de sensibilisation audio-visuels aux heures de grande écoute à l'intention de ces écervelés qui, par leur boulimie démesurée, encouragent ces commerçants assoiffés de gains faciles à essaimer la maladie.
Bien sûr le jour de l'Aïd, bien inspecter personnellement les abats du mouton ; le foie en premier lieu, les poumons et le restant des viscères par la suite. Ne point se fier à l'avis de celui qui s'est improvisé
boucher d'un jour ! Au moindre doute contacter les services vétérinaires du coin. Mais surtout ne jamais jeter des viscères parasités ; les enterrer très profondément et le mieux serait de les brûler, les calciner pour que les chiens ne s'en emparent et on aurait ainsi contribué par inadvertance à perpétuer le cycle parasitaire.


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