LG présente sa gamme LG gram 2026 avec un design ultra-léger et des capacités IA avancées    Suspension de la distribution de gaz en Tunisie    Le derby parisien se répète à nouveau ....    Algérie–Nigeria : la CAF ouvre une enquête suite aux violences    La startup Colibris lance un projet pilote de collecte des vêtements usagés en Tunisie    Visa France : des numéros de rendez-vous fictifs piègent les Tunisiens et provoquent des refus à TLS    L'IRESA et Enactus Tunisie concluent un partenariat stratégique pour le soutien à l'innovation et l'entrepreneuriat agricole    Les pharmacies privées tunisiennes manquent de plusieurs médicaments vitaux    Décès de la légende française, Roland Courbis    Le film LILY de Zoubeir Jlassi sacré grand vainqueur au One Billion Followers Summit à Dubai (vidéo)    Récital de piano du virtuose Robert Lehrbaumer au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Météo en Tunisie : températures stables, ciel peu nuageux    Trump investit 10 milliards à Riyad : un projet colossal de luxe et de prestige    La piscine municipale du Bardo rouvre ses portes au public    Du jour jusqu'à jeudi : douceur et temps clément sur la Tunisie    En Tunisie : qui est tenu d'adopter la facture électronique ?    Aucune grève générale prévue le 21 janvier    La cannelle: Un condiment au parfum envoûtant et un remède ancestral    Tempêtes meurtrières en Europe : vents extrêmes, chaos et morts    Galerie d'art: Artémis rouvre!    Le Président de la République reçoit le rapport annuel de la Cour des comptes (Vidéo)    Le Maroc élimine le Cameroun et attend le vainqueur d'Algérie–Nigeria en demi-finale de la CAN    Instalingo : les auditions se poursuivent devant la Cour d'appel    Gafsa et Tataouine : l'ambassadeur chinois découvre les chantiers énergétiques    Eyes Naif Assaf nouveau directeur général de Ooredoo Tunisie    Elue Marque de l'Année, 2e édition : 'Produit de l'année Tunisie' récompense les marques élues par les consommateurs tunisiens    America First 2026: Le Mémorandum qui redessine l'échiquier mondial    Biens, mariage, divorce : ce que chaque couple tunisien doit savoir    Météo en Tunisie : averses isolées attendues la nuit    Ridha Behi: Et si les JCC étaient, plus que jamais, le miroir de notre société?    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    Liban : l'armée israélienne frappe des cibles dans le sud et l'est du pays    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La Tunisie entamela procédure d'adhésion
Focus : L'après Copenhague
Publié dans Le Temps le 19 - 02 - 2010

Après le sommet de Copenhague (Danemark 7-18 décembre 2009), la Tunisie a entamé la procédure d'adhésion au «nouveau protocole de Copenhague» et compte transmettre à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCUNCC), ses plans d'action concernant la contribution à l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES): plan solaire, programmes de valorisation des déchets solides et liquides et de lutte contre le déboisement et la déforestation.
Jusqu'à ce jour, 55 pays avaient déjà exprimé, par écrit, leur approbation à la CCUNCC de l'accord de Copenhague et 23 pays en voie de développement leur ont transmis des plans d'actions pour l'atténuation des GES.
Concernant l'accord sur la limitation des gaz à effet de serre (GES), il soutient l'idée de la mise en place d'un fonds climatique au profit des pays pauvres, doté de 100 milliards de dollars par an avec le déblocage immédiat de 10 milliards par an pour la période 2010-2020. La Tunisie avait appelé, lors du Sommet, à la concrétisation des principes de solidarité internationale et le sentiment de responsabilité commune dans le but d'amortir les impacts incessants des changements climatiques au sein des pays en développement.
Deux points positifs
Des représentants du ministère de l'environnement et du développement durable ont indiqué lors d'une table ronde organisée, récemment, à la cité des sciences, à l'initiative de l'association tunisienne des changements climatiques et du développement durable sur le thème « les recommandations et résultats du sommet de Copenhague », que la communauté internationale doit s'engager rigoureusement pour concrétiser les objectifs concernant la lutte contre les impacts des changements climatiques et adopter de nouvelles approches respectant l'intérêt commun, basées sur la justice et l'équité.
M. Imed Fadhel, du ministère de l'Environnement et du Développement durable a mis l'accent sur le rôle dévolu aux associations et à la société civile dans la sensibilisation aux enjeux de la lutte contre les impacts des changements climatiques. M. Yadh Labbène, président de l'Association, a affirmé qu'en dépit d'un consensus presque international sur son bilan décevant, le sommet de Copenhague compte à son actif deux points positifs: la création d'un fonds climatique et la reconnaissance de la nécessite de plafonner l'augmentation de la température à 2°c. Régression spatiale du couvert végétal naturel La Tunisie, comme le restant des pays en développement, est à l'heure des mutations et des transformations économiques et sociales profondes. A la fois méditerranéenne et saharienne, elle comptait, en 1984, 6,9, millions d'habitants et un taux d'urbanisation de plus de 52 %. La population atteindra 12 millions en 2015 avec une urbanisation de plus de 65 %. Sa superficie est de 16.4 millions d'hectares, dont environ 5 millions d'hectares de terres agricoles, dites également labourables, soit 31 % de la surface totale (Atlas des Sols tunisiens, carte agricole régionale), et des ressources en eau de surface et souterraine de 4.5 milliards m3 /an (88% sont mobilisées actuellement et 95 % seront à l'horizon 2016) avec 29 barrages pour l'alimentation en eau potable et l'irrigation. 30 % de la surface totale du pays sont impropres aux cultures (djebel, erg, sebkha, chott, lacs salés et habitat). Sur environ 1.1 million d'ha de parcours et forêts, l'espace strictement forestier se développe sur 687000 ha (avec un taux de couverture actuel de 12,86%, il était de 7% en 1987) alors qu'au début de la 1ère ère chrétienne, la Tunisie comptait 3 millions d'ha. L'accroissement démographique, l'urbanisation et l'évolution du cheptel, conjugués à la pression sur les terres de parcours par l'arboriculture en sec, la céréaliculture, sont à l'origine de cette régression spatiale du couvert végétal naturel. Quant au phénomène de désertification, il est très ancien et prend racine à l'époque de l'occupation romaine. A cet égard, la Tunisie a mis en place une stratégie à long terme et un plan d'action pour assurer une gestion rationnelle et durable de l'environnement, surtout que pas moins de 1,2% du PIB ont été affectés aux programmes dédiés à l'environnement et aux ressources naturelles, ainsi que l'ambition d'atteindre une économie énergétique de 20% et une exploitation des énergies renouvelables dans la production d'électricité à raison de 10% vers la fin de 2010 soit 3 années avant l'expiration du protocole de Kyoto. Selon des responsables du ministère de l'Environnement et du Développement durable, les efforts seront concentrés, en 2010, sur le développement durable sous toutes ses formes. Une attention particulière sera accordée, dans ce cadre, au développement solidaire, à l'économie verte et à la sécurité environnementale, l'objectif étant d'améliorer les conditions de vie des citoyens et préserver les droits des générations futures à des ressources naturelles saines et renouvelables. Egalement, une étude stratégique est en cours de réalisation dans l'objectif de mettre en place un système d'alerte précoce pour se protéger contre les impacts des phénomènes climatiques extrêmes. Une autre étude stratégique a été entamée concernant l'adaptation du secteur du tourisme aux changements climatiques, a-t-il indiqué. Parallèlement, il sera procédé à l'élaboration de la stratégie nationale sur les changements climatiques à l'horizon 2050 et qui a été entamée. Cette stratégie permettra d'informer sur les activités et les réalisations relatives aux changements climatiques accomplies sur les plans national et international. Des projets seront également présentés pour financement, à des organismes internationaux dans le cadre de la coopération internationale. A rappeler que la réduction des impacts des changements climatiques demeure tributaire des actions menées par la communauté internationale pour lutter contre la pauvreté, réduire l'écart de développement entre les pays et réaliser la sécurité alimentaire et énergétique. Le sommet de Copenhague, qui avait réuni un nombre record de chefs d'Etat et de gouvernement (119) et environ 20 000 organisations non gouvernementales (ONG), n'a pas réussi à aboutir à un accord mondial juridiquement contraignant en vue de lutter contre les changements et réchauffement climatiques, les émissions des gaz à effet de serre, et leurs répercussions néfastes sur la stabilité environnementale de la planète ainsi que l'instauration d'une action efficace et immédiate au profit des pays en développement. S.E.M


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.