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Révolue l'époque de « maître de l'Afrique »
Sommet France-Afrique
Publié dans Le Temps le 03 - 06 - 2010

Alors qu'en 2006, le Président français Nicolas Sarkozy déclarait que « la France, économiquement, n'a pas besoin de l'Afrique», ironie du sort, aujourd'hui, les discussions du sommet France-Afrique à Nice ont été au cœur de la question du regain du marché africain pour les entreprises françaises. Une fois n'est pas coutume, d'ailleurs, on aborde des questions d'ordre économique plutôt que politique lors du 25éme sommet France-Afrique tenu à Nice les 31 mai et 1er juin 2010.
Le sommet a de même fait lieu de réconciliation entre la France et l'Algérie. Jusque là en froid avec Paris, le Président Bouteflika a, paraît-il touché Sarkozy par sa venue à Nice, laissant derrière toute tension entre Paris et Alger.
Optimisme
L'aspect des discussions n'a pas été le seul élément saillant ayant marqué le 25ème sommet. Car désormais Paris ne s'adressera plus qu'aux pays francophones du continent noir mais à tous. Optimiste et enthousiasmé par la présence d'une majorité écrasante des dirigeants des pays africains, chefs d'Etats et de gouvernement, le Président français « espère marquer une étape à l'issue du sommet de Nice». Les alliés de la France ont donc répondu présent à cette grand-messe franco-africaine à l'exception de certains comme l'Ivoirien Laurent Gbagbo. Les débats pour cette année ont pris une tournure économique au regard de la conjoncture internationale et de surcroît la crise de la zone euro. Puis, il y a la Chine qui ne cesse de faire les yeux doux aux pays africains en mettant à leur disposition toute la panoplie de l'infrastructure notamment les routes, les ponts, les palais des congrès. Et à l'Afrique de fournir en retour à la Chine la matière première avec des prix défiant toute concurrence. La France, pourtant partenaire historique et de poids pour une poignée de pays africains, à travers ses entreprises a perdu du terrain sur le marché du continent. Conscient de l'ampleur et de l'importance du potentiel de l'Afrique à plus d'un niveau, et porté par une ambition intense de renforcer le partenariat France-Afrique, le Président Sarkozy entend modifier les rapports entre les deux parties. D'ailleurs, le Président rwandais Paul Kagamé, jugeant l'approche de son homologue français de « pragmatique » a mis l'accent sur la qualité des échanges entre la France et l'Afrique précisant que cette dernière a besoin d' « un partenaire et non d'un maître ». Coup de maître, en effet. Tout comme au niveau de l'Euro Med, où la rive Sud revendique avant tout le statut de partenaire égal et de client, pas uniquement de fournisseur, les pays du continent noir veulent s'affranchir, aujourd'hui d'un statut plus « privilégié ». Et cela peut tout à fait leur être accordé. Ne voulant plus être « la cinquième roue de la charrette » comme l'a affirmé le Président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso, l'Afrique veut faire entendre sa voix auprès des instances internationales et veut s'imposer en tant qu'entité économique puissante, mais, soulignant-le, non encore totalement exploitée.
La voix de la Tunisie
Pour marquer le coup, aussi, pas moins de 250 chefs d'entreprises africains et français ont pris part au sommet de Nice pour débattre de sujets cruciaux à l'instar des énergies renouvelables, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, et l'environnement des affaires en Afrique.
Par ailleurs, le Président Zine El Abidine Ben Ali a fait entendre la voie de la Tunisie au sujet du changement climatique à travers un discours prononcé par le Premier ministre. Un sujet « chaud » évoqué de plus en plus au vu de ses conséquences fâcheuses, notamment, sur le continent africain bien qu'il soit « le moins impliqué dans l'émanation des gaz polluants» tel que l'a précisé le Préisdent Ben Ali. Et d'ajouter : « notre prise de conscience commune face à la gravité du changement climatique pour le devenir de l'humanité, nous commande, plus que jamais, d'intensifier nos efforts pour la préservation des forêts, le reboisement, la lutte contre la désertification et l'érosion des sols, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et l'incitation à la production des énergies renouvelables ». Le message du Président Ben Ali s'inscrit au cœur même des préoccupations de l'économie mondiale. En effet, si aujourd'hui, celle-ci souffre des retombées des systèmes financiers défaillants, des crises financières comme la plus récente de la zone euro, demain il sera question des effets néfastes du changement climatique et du réchauffement de la planète. Les économies du monde en seront touchées qu'elles soient impliquées ou non. Et si aujourd'hui, l'on arrive, tant bien que mal, à résoudre autour des tables rondes, les « tracas » des dysfonctionnements financiers, demain ces outil ne suffiront plus pour parvenir à des solutions radicales ou du moins résolutives sur un court terme. La question du changement climatique devra être traitée sérieusement et pas seulement de la part des associations et des ONG agissant pour la protection de l'environnement et de la planète. Il faut que les gouvernements et les Etats y prennent une grande part puisque leur responsabilité est engagée et leurs actions y sont pour beaucoup.


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