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Caprices…?
La valse des mutations d'une classe à une autre
Publié dans Le Temps le 19 - 09 - 2010

Changer un enfant d'une classe à une autre n'est pas aussi simple que les parents le souhaiteraient. Collèges et lycées reçoivent chaque jour des demandes de mutation. Les motifs du changement ne sont pas toujours solides. Ce phénomène qui prend de l'ampleur ces derniers jours met l'administration sous haute tension.
Toute demande de changement de classe est soumise à une dérogation. Pas question pour l'élève d'opter pour une nouvelle classe sans aviser l'administration. Des dérogations peuvent être obtenues pour des « cas de force majeure ». Il s'agit d'une « demande exceptionnelle de changement d'établissement ». Il appartient alors aux parents de trouver un établissement d'accueil. Il est vrai que les places sont chères à l'école. Il arrive que la classe dans un collège ou un lycée ne puisse pas recevoir un nouvel inscrit, faute de place. L'enfant est alors tenu de terminer l'année là ou eut lieu la première désignation. Grogne chez certains parents qui estiment que leurs enfants ne sont pas tombés sur une bonne classe. Et pour cause, les professeurs sont jugés selon eux difficiles, peu sérieux ou tout simplement peu compétents. On accepte le professeur parce qu'il est bon, excellent et communicatif. On refuse telle classe parce que le professeur n'est pas sociable. Bref tous les prétextes sont inventés par les élèves pour changer d'une classe à une autre. Des situations exceptionnelles justifient un changement de classe pour le bien-être psychologique de l'enfant. Si celui-ci est mal à l'aise avec certains enseignants, il est préférable qu'il étudie dans une classe où il se sent bien. Hédi élève en 4ème lettres est très furieux et pour cause, il est tombé sur ses professeurs de l'anée dernière. « Je ne peux pas continuer avec eux. J'ai eu des problèmes l'année dernière. J'ai déposé une demande auprès de notre directeur et j'attends encore la réponse. En cas de refus, j'opterai pour une école privée ». Samira élève en 4ème année économie n'a pas elle aussi l'air d'être contente, « ça me stresse d'aller dans ma nouvelle classe. J'ai perdu tous mes amis et je vais me retrouver avec de nouveaux élèves que je ne connais pas et aussi avec un programme nouveau. Comment voulez-vous que je m'intègre dans cette nouvelle ambiance. Je vais me sentir dépaysée. Je suis dans l'embarras et je ne suis pas motivée à rester dans cette classe. Pour le moment, j'essaie de patienter. Je n'ai pas le courage suffisant pour reprendre les études. Peut être je ne retournerai pas si je vais rester dans cette classe ». Maha qui refait l'année continue à s'absenter, « ça fait trois jours que je boude les cours. Je suis très énervée ces jours ci. La classe est trop chargée. On ne peut pas bien assimiler les cours. Cela me stresse et me pousse à opter pour une autre classe. L'administration n'était pas compréhensive. Elle ne veut pas m'entendre et je pense même à changer d'établissement », proteste-t-elle. Nadia a du mal à s'adapter dans sa nouvelle classe « Les professeurs sont tous nouveaux. J'ai voulu suivre mes études avec mes anciens amis. Mais je n'ai pas pu car tous mes amis sont partagés entre quatre classes. Changer ce n'est pas la bonne solution. En attendant, j'essaie de m'intégrer dans mon nouvel environnement ».
L'administration
L'appréciation des enseignants, leur pédagogie et leur manière d'évaluer et de noter sont parmi d'autres facteurs qui sont à l'origine de ces mouvements entre les classes. « Hédia élève en 4ème maths veut changer de classe. « Tout simplement, dit-elle je suis tombée sur un professeur de maths néophyte qui n'a pas d'expérience. J'ai peur pour mon avenir. Je me suis adressée au proviseur. Mais ce dernier était catégorique : pas de mutation ».
Il est vrai que l'administration est catégorique. Elle essaie d'endiguer ce phénomène par tous les moyens. Dans un collège, le directeur a fermé les portes à ces mutations. « Je ne veux plus entendre de ces changements. C'est un faux problème que posent les élèves aidés aussi par l'influence de leurs amis. Chacun doit rester dans sa classe. », juge-t-il. Un autre directeur nous explique que chaque établissement doit endiguer ce fléau. « Je ne tolère à aucun élève de muter d'une classe à une autre car, cela va créer des perturbations avec des classes saturées et d'autres vides. Et là je me demande quels sont les critères de cette mutation ? « Pour moi, il n'y a pas une bonne classe ou une mauvaise. La réussite est tributaire des dispositions de l'élève. Je m'adresse aux parents qui doivent éviter ces préjugés qui créent des confusions dans les esprits de leurs enfants. Tous les enseignants se valent et personnellement j'ai bien géré ce phénomène qui n'a pas de sens pédagogique ». Mohamed Ali professeur dans un lycée estime que les élèves essaient de dicter parfois leur loi. « C'est intolérable. Je sens que ma classe se vide au fil des jours. Des élèves qui mutent d'une classe à une autre sans même aviser l'administration. On dirait que tout est permis pour eux. Heureusement que le directeur est intervenu pour mettre de l'ordre dans les classes ».


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