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Gabegie et absence de lois
Culture post- révolutionnaire
Publié dans Le Temps le 11 - 03 - 2011

C'est peut-être le secteur le plus marginalisé par l'Etat tunisien depuis la fin des années 60. Et cela peut aisément se comprendre. Les dictateurs ne conçoivent la culture et les arts que dans la mesure où ils leur sont totalement soumis et qu'ils les flattent dans le sens du poil et vantent leurs immenses mérites.
Il est tout à fait dans l'ordre des choses, alors, que ce secteur soit sujet à des remous assez conséquents suite à la révolution que connaît le pays.
C'est ainsi qu'une réunion houleuse a été provoquée par les forces rivales au sein de l'Union des Artistes Plasticiens Tunisiens (UPAT) jusque-là, fermement cadenassée par les représentants de l'ex-RCD pendant une longue période qui a vu cette structure, arrachée aux Mastodontes de l'Ecole de Tunis par les peintres de la troisième génération, avec la destitution de Bourguiba et l'espoir vite évaporé que cela a fait naître dans le cœur des artistes tunisiens. Rien ne sert-hélas – de répéter ici que Bourguiba s'est retourné contre les intellectuels et les artistes libres (comme si on pouvait l'être autrement) quand le culte de la personnalité a fini d'envahir tout son être et qu'il ne supportait plus d'écouter la moindre voix capable de créer une discordance par rapport à l'unique voix qu'il voulait entendre : la sienne… encore et toujours.
Ce qui va arriver avec son successeur dépassera tout imaginaire et l'essor artistique sera folklorisé à outrance et réduit à des bouffonneries de singe car – hélas – ce despote nullement éclairé était à Bac moins 99 question culture. Et ce n'est pas le doctorat de son épouse ni les baccalauréats de lutte contre l'analphabétisme qui vont lui permettre d'élever son niveau de mélomane ou d'amateur de peinture ou de théâtre.
Le seul acte resplendissant que toute sa smala savait exécuter c'est voler les vestiges nationaux pour en faire des ustensiles fonctionnels dans leurs palais de scarface.
Enfin, arrêtons de tirer sur les ambulances, même si l'étude du secteur des arts ne peut échapper à l'influence de ces terribles vingt trois années du règne de l'ignorance et de l'inculture.
Le domaine du théâtre connaît de son côté des remous qui ne peuvent passer inaperçus.
Et pour cause ! Malgré tout le travail effectué pendant des longues périodes pour doter cet art de lois adéquates, le Ministère de tutelle a toujours fait faux bond, en se cachant derrière des arrangements de calfeutrage et en jouant toujours sur les mêmes cartes : privilégier définitivement «les seigneurs » confirmés et jeter quelques miettes aux autres en chouchoutant quelques-uns et brimant les autres.
Quelles infrastructures ont été ajoutées à ce secteur ? Comment réagir et gérer quelques dizaines de sociétés privées qui ont envahi le paysage depuis ces dernières années et qui souffrent toutes du même mal : le manque de subvention ?
Selon quels critères va-t-on allouer ces subventions ? Que va devenir le théâtre national Tunisien après son appropriation pure et simple par Mohamed Driss, le coach de Imed Trabelsi ?
Tout reste à faire parce que rien n'a été fait et la première de ces urgences, c'est de doter le secteur de lois modernes capables de le propulser en avant et sans les quelles il demeurera assujetti à la gabegie


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