On s'attendait sûrement à mieux de la part des deux équipes, Un ST qui devait se racheter auprès des siens, les dernières raclées essuyées avant la trêve, et, une Gawafel très à l'aise depuis la venue de son actuel coach, Khaled Ben Yahia, comme l'attestent les trois succès successifs enregistrés. On pouvait espérer une meilleure suite, de meilleurs débats, après une dizaine de minutes de feu, les premières, lors desquelles le Stade Tunisien avait failli donner du travail au préposé tableau d'affichage, à trois reprises, mais, ses joueurs, n'en étaient pas capables. Qui parceque pataud (Mosrati), après à peine trente secondes de jeu, qui par manque de conviction (Aubin), une minute après, qui par ce que hors-jeu, (Selliti), vers la deuxième minute. L'orage passé, le jeu se concentra au milieu du terrain, mais on sentait que les poulains de Ben Yahia étaient plus organisés, plus rigoureux, et, surtout plus compacts derrière. L'équipe stadiste avait manqué de lucidité dans tout ce qu'elle voulait entreprendre, et, franchement, elle devait s'estimer heureuse de regagner les vestiaires sans le moindre passif au score. Au retour des vestiaires, les égarements de tous les joueurs locaux, ou presque, étaient saillants. Dès que M'hamdi et ses coéquipiers montraient le bout de leur nez, l'arrière garde stadiste tombait dans un désarroi entier. Zakkar était une autoroute sans péage, l'axe central était loin d'être une assurance tout risque, les joueurs de la ligne intermédiaire, en particulier ceux là mêmes qui devaient être au four (défensif), et, au moulin (offensif), erraient comme des âmes en peine. Ajoutez à cela, les mauvais choix du staff technique stadiste, quant à la formation rentrante, et, les erreurs de coaching, et vous finirez par comprendre que le résultat final ne devait pas être perçu comme une surprise. EGSG mérite amplement son succès, lequel avait mis un peu de temps pour se dessiner. Ce n'est que vers 71ème minute que M'hamdi profitant de la naïveté des joueurs locaux (discussions inutiles avec l'arbitre) s'en alla en toute quiétude marquer un but de toute beauté. Le malheureux Belkhodja ne pouvait pas arrêter le missile. Depuis, les joueurs du Stade Tunisien, fragiles mentalement, étaient complètement sortis du match, multipliant les erreurs comme en témoignent les deux cartons rouges brandis aux nez de Guizani, et, Zakkar. Malgré la seule tentative sérieuse de Sallami dont le coup franc admirablement détourné par un excellent Baâboura, le score devait en rester là, reflétant parfaitement la physionomie du match. EGSG était hier supérieur au Stade Tunisien sur tous les plans.