Qui eut cru que l'unique parmi nos quatre représentants à l'avoir emporté à l'aller sur le terrain de l'adversaire soit le seul à quitter prématurément la compétition suite à une surprenante et combien frustrante défaite au Mhiri. Une élimination qui est restée en travers la gorge du public sfaxien . Rami Jeridi et consorts, qui étaient passés ce jour là complètement à côté de leur sujet n'ont aucune circonstance atténuante à faire valoir pour expliquer un tant soit peu cette sortie par la petite porte. Même pas l'absence de quatre de leurs éléments de base (Bergaoui, Haddad, Gharbi et Yussufu). Quant à l'arbitrage évoqué d'habitude, en cas de défaite, comme en étant la cause essentielle, empressons-nous de noter que le Malien Osman Karambé a été des plus corrects. Une qualification se joue sur deux manches Nous avons titré en présentant le match retour que cette seconde manche est loin de constituer une simple formalité. En dépit de la victoire réussie à Dolizé (2-1) le plus important restait à faire pour les Sfaxiens. Ces derniers pour espérer aller jusqu'au bout de leur intention se devaient d'éviter impérativement le piège de l'excès de confiance et de la suffisance. Malheureusement ils ont échoué dans cette entreprise à cause d'une carence majeure sous forme d'une manifeste déconcentration déplorée plus particulièrement lors de la première période du jeu. C'est justement ce déficit au niveau de la concentration qui leur avait coûté de rater pas moins de trois nettes occasions où le but a paru à chaque fois acquis. Kasdaoui (4' et 23') et Hammami (33') dilapidèrent tour à tour de belles opportunités pour sceller définitivement le sort du match en leur faveur. Face à cet énorme gâchis, le CSS devait s'attendre au pire des scénarios. Et celui-ci finit par se produire avec un premier but à la 43' d'Enyumba. But qui entraîna la destabilisation de l'équipe sfaxienne qui s'est mise à battre dangereusement des ailes après la reprise avant d'encaisser le but fatal signé par le même Enyumba à la 77'. Le CSS ne parvint jamais à se relever de ce coup de massue. Le conservatisme de Kouki dans la composition de l'équipe L'entraîneur Nabil Kouki assume lui aussi une part de responsabilité dans cette humiliante défaite en ce sens qu'il n'a pas de nouveau eu la main heureuse dans le choix du onze rentrant. Certains joueurs ne sont pas parvenus d'une semaine à l'autre en championnat, à fournir le rendement escompté d'eux. Se croyant irremplaçables parce qu'ils savaient que leur titularisation était régulièrement acquise, ils n'ont pas cherché à soigner leur rendement, pénalisant ainsi la totalité du groupe. Et là nous faisons allusion à Mohamed Ali Moncer, Salama Kasdaoui, Ali Maaloul et à un degré moindre Soumah Naby. Même Yussufu qui n'a pas tardé à retrouver sa place sur le flanc droit de la défense après une cavale de trois mois au Ghana a perdu ces dernières semaines une bonne part de ses sensations. Kouki par souci peut être de préserver l'homogénéité dans l'équipe n'a pas fait jouer comme il faut la règle de la concurrence. Guemamdia n'a pas été si nous ne nous trompons pas, été titularisé qu'à une seule reprise cette saison. Ce qui est bien peu pour permettre à un joueur et de surcroît un attaquant de retrouver le sens du but. Le Libyen Zakaria Ellafi coutume toujours à faire de la figuration tout comme Daouda Kamilou qui a été aligné pour la 1ère fois contre les Léopards au moment où l'équipe menée par deux buts prenait eau de partout. Toujours est-il que cette élimination aussi cruelle soit-elle ne devra pas constituer pour le groupe le début d'un quelconque relâchement au niveau national. Le CSS est appelé en effet à se ressaisir dans le but de se racheter en championnat où tout lui demeure possible notamment terminer parmi les trois premiers.